U gr
lîrisach.
gr.
Une conclusion moins favorable ressort d'essais que Ton fit à Strasbourg sur quelques unes de ces espèces, à une époque qui n'est pas précisée. Les voici en millièmes :
ôrter (\ fl.)
grossen
plaphart
vierer fdoppclvierer) zweyling (vierer) rappen
Ihann.
Fribourg.
Bâle.
Colmar.
Titre normal.
La taille n'est indiquée que pour les vierer de Colmar, qui sont 344 au marc au lieu de 296, et pour les rappen, portés à VâST au lieu de Veœ du marc. Encore une fois, la date de ces essais n'est pas indiquée. Il est donc possible qu'ils soient postérieurs de plusieurs années à ceux de Neubourg.
Des vérifications de ce genre tenaient en haleine les monnayeurs de la Confédération. Le monnayage présentait du reste, vers 1500, un bénéfice assez considérable pour les préserver de toute tentation criminelle. Ce bénéfice fut même la cause des seuls dissentiments qui troublèrent la concorde des confédérés, pendant les premières années du xvi'^ siècle. La ville de Bâle se voyait avec déplaisir limitée par le maximum édicté en 1498. Elle travailla donc à faire retirer cette mesure. Mais elle n'y réussit qu'après une lutte acharnée. Ce n'est qu'en 1513 (13 mars), que la liberté fut octroyée pour douze ans.
En 1520, Bâle propose l'adoption d'une espèce nouvelle les dickpfenning (gros = Va thaler.) La Confédération se refusa à toute décision commune , et statua que chacun serait Ubre d'en frapper selon , ses convenances particulières.
Des démêlés avec les États voisins, des négociations sans fin avec les mines, remplirent les années suivantes. Le règlement de 1498 était devenu ruineux pour ceux qui l'exécutaient à la lettre. Et cependant on n'osait s'en écarter (1531),
414 CH. VII. — s. m. — MONNAIES DE BALE ET DE COLMAR.
dans la crainte qu'un affaiblissement dans la valeur des espèces, ne fit encore hausser les prétentions des mineurs. DE 1533. Mais cette conduite ne servait qu'à enrichir Tagiotage. On exportait les bonnes monnaies de la Haute-Alsace, pour les convertir en mauvais batzen dans le Wurtemberg et le pays de Bade. Telle était l'étendue de ce commerce, si nous en croyons la charte de 1533, qu'il était souvent impossible d'exécuter les contrats stipulés en Rappenmûnt\, Aussi jugea-ton nécessaire dès que l'approvisionnement des monnaies fut de nouveau assuré, de procéder à une réforme générale.
Le règlement de 1533 (24 mai) adopte une nouvelle espèce, le bat:{en. « C'est une monnaie populaire, très- connue des négociants, des ouvriers, de tous ceux qui ont eu des relations avec l'étranger *. »
Le marc d'alliage doit donner 71 batzen et 119 plappartà 8/,6; 176 doppelvierer à 7 % loths; 312 vierer à 6^/4 loths; 608 rappen et 1232 heller à 6 V2 loths.
Sur l'argent fin acheté par la confédération , un quart était monnayé en batzen , un quart en doppelvierer, un huitième en vierer, un seizième en rappen et un seizième en hellers.
Le marc d'argent fin est compté à 9 florins de compte de 25 fi. hellers, 12 V2 fi- rappen ou 15 batzen. Voici en style moderne l'évaluation des nouvelles monnaies :
Titre.
Poids brut.
Poids fin.
Val. Lu.
Val. num.
batzen ....
3 gr. 304
1 gr. 659
0 fr. 364
0 fr. 382
plappart . . .
doppelvierer
vierer
rappen. . . .
hellers. . . .
Ce pied, comme nous l'avons vu (p. 326), assurait aux confédérés des profits assez sérieux. Nous ne parlons pas d'une légère exagération dans l'évaluation de l'argent fin , estimé à 9 fl., tandis qu'il ne coûtait réellement que 8 fl. 23 ^. stebler
1. Dwyl bedacht dass die bat^^en eine richtige gennge und gebe Mùnt{, die von den Kauf und Gewerbsleuten, auch andern personen so inn fremdc îannde hanndlen^ werben^ :{iehen oder wandlen, ^ugebruchen^ ^ugeben und lunemen.