DERNIERES
DE
COLMAR
A partir de 1665, cette officine reprend une certaine activité. Elle émet des schilling, des doppelvierer, etc. On y monnaie même desthalers, aux armes de la ville et à l'aigle impériale '. Le gulden , ou florin , un moment employé pendant la crise, de 1621 à 1623, redevint alors une monnaie réelle.
Aucun règlement ne nous édifie sur le titre et la taille de ces espèces. Mais voici des comptes, qui nous aident à combler cette lacune :
1672. 2416 marcs 14 loths 3 «/^ grains d'argent fin donnent 29085 ^i- 15 /*• en gulden
8 V, d'al ou 142 m. 14 L 16 gr. Tm rapportent 2300 fl. 82 7 7'/g 1326
4 2 11 en J. 70/5^.9 §. 3 J.
23528 gulden font 17646 ^'
l. 1G66. Neugeprdgte Reichsdaler ^ so mit dent hammer geschlagen, mit dem Adler und der statt wappen.
430 CH. VII. — s. III. — MONNAIES DE BALE ET DE COLMAR.
En opérant sur ces données, on constate pour les
gulden, 12 à 12 1.
doppelvierer . . .
pièces de S fi. . .
rappen, 763 à 3 I.
Titre
Poid.
19 gr. 487
Argent fia.
14gr.615 0 288 2 956 0 057
VaLbn
3 fr. tî
0 063 0 6S 0 OliS
Ces comptes nous apprennent aussi que le nouveau florin, le gulden réel, ne se confond pas avec le florin de compte. Il vaut 15/!^., et par suite 18 batzen au lieu de 15. Il reçoit le nom de Reichsgulden (florin d'Empire), tandis que l'autre 1 conservera celui de florin bâlois.
Colmar monnaya de la sorte pour 17174^.(44650 fr.) en 1670; pour 22876 //. (59500 fr.) en 1671 ; pour 32799 «. (85300 fr.) en 1672 ; pour 17716 //. (46000 fr.) en 1673. Nos renseignements s'arrêtent là, et , comme nous l'avons déjà dit ailleurs, il est probable que le traité fait par la ville de Colmar , en 1674, avec Jean-Michel Bitsch , maître monnayeur de Strasbourg, est la dernière manifestation de l'activité monétaire de Colmar.
Avec la fermeture de l'atelier colmarien se termine l'histoire des monnaies de la Haute- Alsace. De Tancienne Confédération de la Rappenmùntz, il ne reste plus debout que l'officine de Bâleet celle-ci sera désormais complètement étrangère aux destinées ultérieures des monnaies alsaciennes. Monnaies Nous pourrioôs donc clore ici cette section, et abandonner à des écrivains bâlois le soin de compléter l'histoire de la monnaie bàloise. Mais il nous en coûte de quitter brusquement une ville, qui a tant de titres à notre sympathique intérêt. Pendant de longs siècles, la monnaie de Bàle fut le pivot, autour duquel tournaient les rapports économiques de la Haute Alsace. N'y aurait-il pas de l'ingratitude à nous séparer d'elle, sans jeter un regard curieux sur les dernières phase5 de sa laborieuse existence.
Cette digression sera du reste bientôt terminée. Plus on se rapproche de nos temps, plus les archives monétaires redoublent de discrétion. Aux conférences périodiques de Neubourg, aux négociations communes à tous les États de la Haute- Alsace , aux traités solennels où tous les problèmes