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PIED DE CONVENTION

Pendant ce temps, Frédéric II imposait à la Prusse un pied Monnaies de 21 florins (1751). Au marc fin on devait tailler 14 thalers ^^ de 1 V2 florins, valant ainsi chacun 3 fr. 68. Il réduisait aussi ^^^^"^-^^^ "• à 13 ^/29 la proportion entre Tor et largent , que le pied de Leipsick avait mise à 15, et la convention de Vienne, adoptée à Augsbourg en 1760, à 14 'Vti-

Cette conduite de la Prusse fut, pour elle et pour toute TAllemagne, une cause d'embarras de toute espèce, qui ne furent écartés que de nos jours, par les conventions monétaires de 1838 et 1857.

Il est bon de remarquer du reste, que, tout en adhérant au pied de Convention, les États de l'Allemagne méridionale y dérogeaientà certainségards. Ils avaient monnayéantérieurement sur le pied de 24 fl. au marc *. Pour ne rien changer aux habitudes du peuple, ils conservèrent aux monnaies cette valeur nominale, bien qu'ils se conformassent, pour leur valeur intrinsèque, au pied de Convention. Au lieu de2fl., le thaler de convention valut donc chez eux 2 fl. 24 kr., et, par suite, toutes les espèces avaient, dans leur territoire, une valeur nominale d'un sixième plus forte qu'en Autriche.

Au commencement de notre siècle la situation fut légère- le cronment modifiée par la fabrication du Cronthaler. Cette monnaie thaler. avait été imaginée dans les Pays-Bas, vers le milieu du siècle dernier. On en taillait 9 ^/i25 au marc fin, ce qui lui donnait une valeur intrinsèque de 5 fr 60. Mais elle était admise dans le commerce pour 5 fr. 85, et par suite son monnayage était fort lucratif. On en émit beaucoup pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire, et de la sorte se répandit l'habitude de faire produire au marc fin 24 V2 et même 24 ^n florins.

Cette innovation fut définitivement consacrée par une con- Convention vention monétaire conclue, le 25 août 1837 entre la Bavière, de 1B37. le Wurtemberg, le grand duché de Bade, la Hesse, le Nassau et la ville de Francfort. Le florin redevint alors une monnaie

1. ris étaient même allés plus loin. D'après les comptes badois de la fondation Landeck, conserves aux archives de Colmar, ligure à partir de 1757, un florin Reichsivehrunif qui vaut 2 fr. 20, soit les ^/« du florin autrichien. Mais au même moment se rencontre un florin rauhe wehrung ou landwehrung, qui valait les ^l^ de la Reicfiwehrung (17o7— 1770), ou 1 fr. 85, et qui avait valu 2 fr. en 1755, 2 fr. 08 en 1751 et 1752. Les renseignements nous manquent pour les années antérieures.

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