‹ Etudes économiques sur l'Alsace ancienne et moderneChapitre 298 sur 391 · LE FLORIN DE FLORENCE · texte numérisé non relu

LE FLORIN DE FLORENCE

(1324) menaça d'excommunicatioa quiconque se permettrait den altérer la valeur * .

L'Allemagne l'accueillit avec faveur. Mais il est difficile de déterminer le cours qu'il y obtint. La plupart des renseignements fournies par le Change l'estiment en S., dont la valeur précise est incertaine. Force nous est donc de nous en tenir aux données générales, qui comparententreeux le marc et les florins de Florence.

Ces données sont elles-mêmes assez variées. Pour les mêmes temps et les mêmes lieux, le marc d'argent se compte, tantôt à 4, tantôt à 5, tantôt à 5 \/3 florins. La réflexion nous a fait préférer cette dernière évaluation. Elle renferme une fraction; ce qui implique un désir plus manifeste de serrer la vérité de près : un chiffre rond permet de croire que l'on néglige quelques détails, que Ton se contente d'une estimation plus ou moins conventionnelle. Ensuite elle est la plus élevée. Or il serait absurde d'admettre que, pour une créance en argent, le capitaliste, qui fournit la somme, ou le débiteur, qui la rembourse, voulût la solder en or, à un taux supérieur à la valeur de l'argent.

Le marc d'argent valait donc 5 Va florins, ce qui met le florin à (51 fr. 60 : 5 '/a ) 9fr. 70. C'est le chiffre que nous donne aussi à la proportion douzième, le florin de Florence. Il pesait Vs d'once, V64du marc fin. Or 51,50x12=619,20 qui, divisés par 64 = 9,70.

Dans la seconde mbitié d u xiv« siècle, le florin deFlorence subit Florin la concurrence du florin rhénan (rheïnisch guide). Il était monnayé par les quatre électeurs du Rhin, le comte palatin et les archevêques de Cologne, de Mayence et de Trêves, autorisés à cette fabrication par la Bulle d'Or de 1356. Plus tard, d'autres États l'imitèrent. Quand surgirent les florins de compte, on désigna le florin d'or, soit par l'épithète de rhénan, soit par les mots goldgulden (florin d'or)^ ou gulden in gold (florin en or).

D'après une convention conclue en 1359, entre le Comte Palatin et le monnayeur Henselin de Strasbourg, le florin du

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