‹ Etudes économiques sur l'Alsace ancienne et moderneChapitre 301 sur 391 · TT · texte numérisé non relu

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Comparés au règlement de 1386, ces divers florins présentaient un déficit de 28 V2 , 23, 36, 38 et 34 ^. sur 126. Ce déficit diminuait de6 ^., si on les rapprochait de l'édit de 1402.

Des irrégularités analogues se constatèrent en 1408. Les essayeurs de Bàle trouvaient (4 nov.) que les florins présentaient en moyenne, un déficit d'un dixième. Ceux de Strasbourg rencontraient au lieu de 22 k., 20 pour les florins de Trêves, 20 7.2 pour celui de Cologne, 19 Va pour celui de Mayence, etc.

Voici des essais qui se rapportent aux années 1470 et 14/ j. alors que le titre légal était encore de 19 k.

Bàle.

Strasb.

Bâie.

Scnst-

fl. de Cologne '3 couronnes)

» de Baccarah ....

» de Mayence Nassau .

» » Ysenburg

» de l'Empire (4 landen) .

» » (apfeli . .

» » (kopf) . .

» de Francfort ....

» du duc Louis (cfifigie) .

ife

» » i3 écus).

» de Bourgogne. . . .

» de Flandre

» de Nurenberg ....

» de Bàle ......

d'après les essais. 465

Baie qui occupe ici le premier rang pour la bonté de son monnayage, n'obtient pas toujours les nnêmes éloges. En 1485, les essayeurs de Strasbourg ne reconnaissent aux florins bàlois que 18 k. 4 ou 4 Vagr., tandis que ceux du Rhin sont à 18 72 k. Le tarif de change de 1551 , qui compte le florin à 72 kreutzers, n'admet celui de Bâle qu'à 70 7^ •

A l'époque où le monnayeur de Bàle travaillait au nom de l'Empire , il se faisait délivrer, tous les ans, par le wardein, un certificat constatant la régularité de ses opérations. Munj de cette pièce, il sollicitait de l'Empereur une espèce de quittance, qui le déchargeait de toutes les poursuites, que pouvaient provoquer les émissions de la campagne précédente '.

Strasbourg ne fut admis à monnayer des florins, qu'à une époque où ce monnayage n'offrait plus que de rares irrégularités. Ses monnayeurs se permirent cependant quelques écarts en 1528. Mais une menace de décri, lancée par la diète monétaire, suffit pour les faire rentrer dans l'ordre.

Le florin d'or allait ainsi s'affaiblissant chaque jour, non seulement en vertu des règlements monétaires , mais encore et surtout , par suite des altérations clandestines des monnayeurs. De là une série de dégradations successives, qui ne peuvent être saisies toutes qu'à l'aide du change.

Au début, le Change semble avoir accepté le florin du Rhin, d'après comme l'équivalent du florin de Florence. En 1362, il vaut le change. 10:^. ou 120 «>. bàlois, qui ont une valeur numéraire de 0 fr. 0808. Or, 0 fr. 0808 x 120 = 9 fr. 70.

Mais dans le règlement bàlois de 1370, le marc fin est compté à 5 Va fl. ; dans celui de 1373 à 5 fl. ^h (80 /^., dont 14=

1. Voici la formule de ces quittances. Wir Sigismuud.... da unsere lieben getreuen Peter Gat^ unser Mûnsmeister ;« Basel,und heinrich von Runtersheim, sin ^eselle, unsere guldene Miint^^e cm Basel des, nechst vergangen jare getreuelich und erbarlich gehandthabet und geregiret hant , und nach geset^e und ordenunge unserr erbern Stadt Basel ^u allen ^eiten dieselbcn guide ne mûnt:{e mit den gesworen versuchere und u'ardyner an dem stnche, an dente gewighte und in dem fûre, uff dem ^^ymente, versucht und verechtfertiget ist worden , ee dan sy us^er der vorg. Mùnt^e gcben sind gewest. Und harumb so ^elen und sagen Wir . . . die vorg. Peter und heinrich, ire erben und nachkommen, und aile die den dyesc quitancie stade bringen mag , als von der obg. unsere Mùnt^e wegen ^u versuchen und regieren, von diesem nechsten vergangen jare wegen quidt , los und ledig . . . . i43$ (17 décembre).

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