‹ Etudes économiques sur l'Alsace ancienne et moderneChapitre 321 sur 391 · LES TABLEAUX · texte numérisé non relu

LES TABLEAUX

Même lorsque l'ordre se fut rétabli, la valeur numéraire des espèces se trouva exagérée, par le seigneuriage excessif que prélevait le gouvernement, et auquel il ne renonça que peu à peu. C'est par suite de ces circonstances quel'écude 17S^,dont la valeur intrinsèque était de 6 fr., a une valeur numéraire de

7 fr. 1?, le 4 février

21, le 4 novembre 1727

0 73, le 27 mai

i:>, le 2.') août 1753

6 30, le 15 juin

00, le 15 avril 1775

Faut-il suivre cette valeur numéraire dans ses capricieuses oscillations ? Étaient-elles senties en dehorsdu commerce des métaux précieux ? La France, si. pauvre en or et en argent, n*était-elle pas forcée de s'écarter des tarifs officiels, en faveur des mines étrangères ou des banquiers qui l'approvisionnaient ? Nous nous sommes posé ces questions, et après mûr examen, nous avons résolu de prendre pour point de départ la valeur intrinsèque de ces écus.

Les frais de fabrication s'estimaient en 1723 à 1,50 7o ; ce chiflFre est encore admis en 1777. Comme nos pères acceptent en principe la légitimité d'un seigneuriage modéré, nous le porterons à 0,50 % • Ainsi dans nos calculs, les écus français seront comptés à leur valeur intrinsèque, haussée de 2%.

Les indications monétaires que le lecteur peut rencontrer dans les anciens documents, sont presque toujours faites par //., ^., ^., ou par florin , batzen et kreutzer. Nous ferons donc autant de tableaux, que l'Alsace compte d'espèces de livres ou de florins.

Quant aux espèces monnayées, il nous suffira de les récapituler dans une table alphabétique qui notera, ou leur valeur, ou les pages de ce livre où elles sont appréciées.

Il n'y a de difficulté sérieuse que pour les monnaies d'or. Indépendamment des changements qui peuvent survenir dans leur monnayage, elles dépendent de la proportion admise entre les deux métaux , comme on peut le voir, p. 256, 257 et 504. On trouvera leur valeur de change, pour une époque donnée, en multipliant leur poids fin par la proportion reçue à la même époque , et le produit par la valeur du gramme d'argent fin (0 fr. 2205).

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