‹ Etudes économiques sur l'Alsace ancienne et moderneChapitre 348 sur 391 · AU XV* SIÈCLE · texte numérisé non relu

AU XV* SIÈCLE

Dès les premières années du xv* siècle, le denier 20, ou 5 Vo, se rencontre presque exclusivement. Lorsque le taux d'une ' rente s'écarte sensiblement de ce chiffre , on peut aflBrmer, sans scrupule, que cette rente est plus ancienne, ou qu'elle a été conclue dans des circonstances tout à feiit exceptionnelles.

Ce qui prouve surtout ce fait, ce sont les réductions de rentes qui interviennent dès cette époque. En voici quelques exemples.

L'œuvre Notre Dame avait acheté, en 1353, à Ingwiller, une rente de 10 U, pour 100 U,^ au denier dix par conséquent. En 1413, cette rente fut réduite à 5 /^î. ou 5 %•

Une autre rente de 10 U, acquise de même pour 100 //. à Sigoltzheim, en 1370, fut rachetée en partie dès 1390. En 1412, on réduisit les 5 U,, qui restaient à 3 U,^ ce qui mettait l'intérêt à 6 %.

Une rente de 2 U.^ achetée à Beinheim pour 28 /ïf.,au denier 14, en 1360, fut mise à 1 i^. en 1414 ; l'intérêt descendit ainsi de 7,14 à 3,570/0.

Une rente de 20/^., achetée en 1358 pour 300 /?. au ^. 15, est réduite, en 1413, à 15 /i?., four mettre le capital à raison de 20 U.powr I U. de rente *.

En même temps avaient lieu de nombreux rachats *. Il était naturel, en eflfet, que les débiteurs, qui trouvaient maintenant des fonds à 5 Vo, remboursassent les capitaux, qu'eux ou leurs pères avaient autrefois reçus à 8, 9 et 10 %.

Ces rachats et ces conversions ne se firent pas partout à la même époque *. Voici des faits et des dates fournis par les Archives de l'Évêché.

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