‹ Etudes économiques sur l'Alsace ancienne et moderneChapitre 350 sur 391 · AU SIÈCLE · texte numérisé non relu

AU SIÈCLE

536 CH. IX. — s. J. — TAUX DE l'iNTÉrÊT.

En 1443, une rente de 250 il. achetée autrefois pour 3000 fl., est réduite à im n. ou 5 %.

Une rente de 14 //. str. achetée en 13)9 pour 210 €/.. au denier lo. est réduite, en 1489, à 8 «^. 8 .^. soit 4 *o-

Une rente de Î5Q //. achetée, en 1368, pour 600 //., au denier 12, est ramenée, en 1488, à 30 //. ou 5 %.

Une rente de 15 ^f- achetée en 1359, pour 2^ «r., au denier 15, est mise en 1490 à 11 //• 5 /*., ou 5 %.

Une rente de 50 ^- vendue en 1571 à 600 fi., au denier 12, est réduite à 30 //. ou 5 \ en 1479.

Une rente de 100 «v. donnée en 1412 pour 3735 fl., au denier 18 *\^. voit ce capital porté en 1424 à 4000 fl., ce qui la met à 5 '*/o ; plus tard, en 1515, elle est réduite elle-même à 85 ^., ou 4,25 %.

Une rente de 2;5 //. constituée en 1386, pour 3(X) €f^ au denier 12, est ramenée en 1488 à 15 //• ou 5 "/o.

Une rente de 100 «f. cédée en 1407 pour 1500 ^., au denier 15, fut réduite à 87 »;, ^., en même temps que le capital était élevé à 1750 rt^, ce qui fixait le taux à 5 % ^

Les mêmes faits se rencontrent dans la Haute-Alsace, pendant le cours du xv« siècle. Nous voyons, par exemple, par le Cartulaire des Catherinettes de Colmar, une rente de 8 fl. en or placée sur S. Croix à96 fl., au denier 12, réduite en 1447 à 6 fl., en même temps que Ton ajoutait 24 fl. au capital, pour

nait le ton ; et les autres se réglaient sur lui. Ils le suppliaient donc d'admeltre, qu'une livre strasbourgeoise (colmarienne) paierait 4 livres de cens. Leurs autres créanciers, comme Tabbé de Pairis, les seigneurs de Hadtstat, étaient disposés à accorder cette faveur, si l'abbé de Munster en donnait l'exemple. Celui-ci, malgré l'opposition de son cellérier (économe), ne voulut pas se montrer plus dur, et consentit à ce rabais, à condition que les autres en fissent autant. Mais cette concession sera nulle, si l'on continue à donner aux autres 1 d. strasbourgeois pour 2 9, de cens comme cela se fait; à Colmar et dans les autres villes, où les bourgeois prennent entre eux 5 /^. strasbourgeois pour 1 fi. de cens , tout en payant 10/*. strasb. pour 1 fi.ÛQ cens aux créanciers domiciliés hors de leur territoire, — De ce récit il résulte que Turckheim obtint en l'année 14fX), que toutes ses rentes fussent réduites de moitié, €t pareille réduction était alors déjà accomplie sur de larges proportions dans les autres villes de la contrée. Bâle l'avait fait pour atténuer les grands désastres qui la ruinèrent au milieu du xiv* siècle : mais ce motif n'existait pas pour les autres cités. Il est donc permis de croire, que l'abaissement survenu dans le taux de l'intérêt, avait été leur principal mobile. C'est cette réduction des rentes qui explique la note insérée par Berler dans sa Chronique (Cod. dipl. de Strasbourg, p. 39) : Ein schillig basîer pfennig ist nitt mer dan sechs heller oder drey rappen pfennig in der obern Mundatt, und ^wen schillig ein plabhart, dos ist sechs rappen pfennig, Also befindet tnans in allen alten urber oder brieffen. 1. Archives du Bas-Rhin, C. B80.

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