‹ Etudes économiques sur l'Alsace ancienne et moderneChapitre 374 sur 391 · PRESSION · texte numérisé non relu

PRESSION

DE

LA BANQUE

qu'une note assez vague, consignée dans un Protocole de 1722 (5 janvier).

Il y est dit, que la Mûntz fut administrée par MoUinger, appelé tantôt mùnt^meister taintàt miint\verwalter, jusqu'à sa mort, qui arriva en 1697. On ne pourvut point à son remplacement. La perception des rentes de la Mûntz (die ein\iehung der Mùnt:{:iins) fut confi&Q au rentmeister Bôckler, tandis que les revenus Steinbach (die steinbachische gefàll) et entre autres le Faucon , se trouvèrent confiés à un sieur Schrag et ne rentrèrent que plus tard sous la direction de Bôckler.

On voit par là, que le fonds de la Monnaie ne se bornait pas aux quelques créances actives ou passives, qui avaient survécu à la liquidation de l'ancienne Banque. Il comprenait encore la gestion de certains revenus, dont nous n'avons pas à nous occuper ici. Qu'il nous suffise de dire que le Faucon, mentionné dans la note, était une maison où la ville de Strasbourg faisait débiter, en détail, les vins qu'elle recevait en paiement ou qu'elle achetait par spéculation. C'est de ces revenus, que provient le mouvement de recettes et de dépenses, marqué dans nos Comptes.

Une autre note, qui date de 1752, nous fait connaître la suppression définitive de la Mùntz. Bien que cet établissement, sous sa dernière forme, n'ait plus eu qu'un rapport très-éloigné avec la question que nous traitons, nous n'hésitons pas à transcrire ce renseignement. L'on saura donc qu'à cette époque, « le corps de la Monnaie fut réuni au Pfennigthurm,» qui se chargea de faire recette de tous les articles qui relevaient de cette banque. Les Muntzherren, qui avaient jusque là le contrôle de la Monnaie, ne furent pas supprimés en même temps. Mais leur surveillance se borna dès-lors à la caisse municipale du Faucon. »

Nous avons déjà dit ailleurs *, que le bâtiment où se trouvaient les bureaux et les caveaux de la Mtintiy avait été rasé dès 1738.

Singulière coïncidence ! G 'est au moment même où Brackenhoffer vantait les bienfaits de la Af i/nfç, où il félicitait sa patrie d'une institution, qui manquait à la plupart des grandes villes d'Allemagne, que cette même institution devait disparaître.

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