‹ Etudes économiques sur l'Alsace ancienne et moderneChapitre 53 sur 391 · Als. dipl. I, 138. Wurdtwein. Nova Subsidia. V · texte numérisé non relu

Als. dipl. I, 138. Wurdtwein. Nova Subsidia. V

5. Als. dipl. t. I, p. 224. Quod argentinensis episcopus Burchardus monetam... in episcopatu suo dari vel accipi prohibet.... ac moneta ibidem cuderetur, quce utriusque civitatis imaginent et titulum, sine ulla ponderis et puritatis diminutione, prœferret.

MARWOUTIER. — BRUMAT. — SELS. 71

Ces chartes , la dernière surtout , ont leur importance. On y voit; !•» que les monnaies de Strasbourg et de Spire avaient, aux X* et xii« siècles, même titre et même taille ; 2*> que tout en admettant la multiplicité des ateliers, et par suite celle des eflBgies, le pouvoir central tenait à ce que les monnaies eussent partout une valeur uniforme ; S*» enfin que Sels usait de son droit de monnayage. Ce dernier fait est prouvé, en outre, par des documents postérieurs, qui renferment des évaluations en deniers de Sels*.

La constitution de la commune de Sels, édictée en 1313, concorde avec tous ces monuments diplomatiques. « Les échevins, y est-il dit, reconnaissent que l'abbé du couvent de Sels doit avoir et frapper quatre espèces de monnaies, des deniers de Sels , de Strasbourg , de Spire et des helbeling de Bingen * > On reconnaît toutefois à ce langage, qu au xiv« siècle l'unité monétaire n'existe plus. En conséquence le privilège de Sels reçoit une interprétation nouvelle. Comme Strasbourg et Spire fabriquent des deniers de valeur différente, il devient impossible pour Tabbayc de reproduire, dans une seule et même monnaie , des modèles si divergents. Elle se croit donc en droit d'imiter, à son gré, les deniers de Spire ou ceux de Strasbourg , voire même d'émettre des espèces particulières, qui s'écartent à la fois des types adoptés par les deux cités épiscopales.

Berstett décrit plusieurs monnaies qu'il croit pouvoir attribuer à l'abbaye de Sels.

Cette esquisse devrait s'arrêter ici. Si Sels est sur la frontière du diocèse de Spire , Wissembourg lui appartient sans réserve ; et ses monnaies n'ont qu'un rapport général avec celles de l'Alsace. Cette ville partage toutefois depuis tant de siècles les destinées politiques de notre province, que nous ne pouvons pas, sans une espèce d'injustice, lui refuser une place dans ce récit. Quelques mots suffiront d'ailleurs à son histoire monétaire.

Le monastère de Wissembourg fondait ses droits sur une charte de Dagobert d'une authenticité plus que douteuse. Wissem- Mais si ce document doit être rejeté comme apocryphe , les bourg.

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