Après lui vient Jean Eberhard Trarbach
0. A propos de ce dernier, M. Muntz fait une dissertation qui ne repose que sur des données fausses , comme on le verra dans la première section du Chapitre vi.
80 CH. II. — s. I. — ATELIERS DE LA BASSE ALSACE.
chargea, en 1617, de Tatelier de Manheim. Mais il ne tarda pas à revenir à Wœrth, en qualité d'administrateur de la Monnaie {mûntiverwalter). Tel est du moins le titre qu'il reçoit dans un contrat de 1619', par lequel le comte Jean Reinhard lui vend la maison qui renfermait Tatelier {mûnt\nferckK). Dans cet acte, le prince se réservait toutefois le droit d'y faire monnayer ses espèces.
Le monnayage de Wœrth continua en effet, comme le prouvent les documents réunis par M. Mûntz, et les protocoles strasbourgeois des xv et des xxi. En 1629, nous voyons encore le wardein de Wœrth se rendre à Saverne *, pour y prêter le serment exigé par les lois de l'Empire. Dix ans plus tard, en 1639, les essayeurs du cercle décrient les demi-batzen des Hanau et leur enlèvent le quart de leur valeur nominale.
Ce dernier fait nous semble prouver que le monnayage de Wœrth se poursuivit plus longtemps que M. Mûntz ne le croit. Il est certain toutefois qu'il cessa vers cette époque. On voit par une visite des lieux, faite en 1658 ^, que le matériel qui s'y trouvait, était hors de service. Il n'y restait que quelques coins, des enclumes, des parties incomplètes de machines. En un mot, tout était dans un désarroi qui ne peut se comprendre, que par un abandon de plusieurs années. A L'enquête de 1658 dut être provoquée par le désir de re-
Boux- prendre la fabrication des espèces. Comme elle constata, wiLLER. pour l'ateilier de Wœrth, la nécessité de réparations considérables, non moins coûteuses qu'une installation nouvelle , on préféra ce dernier parti. Les Hanau transférèrent leur Monnaie à Bouxwiller, où se trouvait d'ailleurs la Régence de leurs domaines alsaciens.
Le nouveau monnayage date de la fin de 1659, ou du commencement de 1660. Dès le 3 février de cette dernière année, les monnayeurs de Strasbourg essaient des demi-batzen émis par la Monnaie nouvellement établie à Bussemller. On trouve qu'ils laissaient à désirer, et pour le titre et pour la taille. Le comte Frédéric Casimir jugea l'appréciation trop sévère et déclara fièrement, que ses espèces valaient mieux que celles de Strasbourg. Quelque temps après (9 juillet), les trois