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DE LA MONNAIE BALOISE

désordres qui se rencontrèrent plus tard dans le monnayage de l'Allemagne, avaient une telle extension , que les efforts d'une association locale eussent été impuissants à les prévenir.

La sécession de 1584 n'eut d'ailleurs pas Tisolement pour Destinées résultat. A la confédération de la Rappenmûnt\ succédèrent les pos- Étatsde la Haute Alsace, qui seuls, ou d'accord avec les États 't^kïeures de la Basse Alsace, réglaient dans des conférences périodiques les questions monétaires et économiques , soulevées par les circonstances.

La ville de Bâle prenait souvent part à ces conférences. Son monnayage ne devint réellement indépendant de celui de l'Alsace, que lorsque cette province reçut des monnaies firançaises.

Vers le milieu du xvn« siècle, elle s'arrogea, à l'exemple des villes allemandes, la fabrication, alors si lucrative, des ducats et des doubles ducats.

Les choses continuèrent ainsi jusqu'en 1796. A cette époque la fondation de la République helvétique amena la suppression des ateliers particuliers. La nouvelle constitution n'admettait qu'une seule monnaie, celle de Berne, la plus répandue, et en même temps la plus rapprochée du système français.

L'acte de modération de Napoléon (10 mars 1803) rendit aux cantons leur droit de monnayage. Bâle en usa de 1806 à 1826, mais en se bornant aux espèces d'appoint. Il lui fut enlevé de nouveau, en 1850, par la création d'une Monnaie fédérale et par l'accession de la Suisse au système monétaire de la France.

La Haute Alsace compte beaucoup moins d'États investis du droit de battre monnaie que la partie inférieure de la province.

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