SEN DE
WIS-
SEMBOURG,
lit un alinéa consacré au MUnt^meister, « L'évèque donne l'investiture de l'office de Mûnt\meister. Voici les droits de cet officier. Il juge à la Monnaie les falsifications de deniers et de toutes les matières d'or et d'argent. Quand on frappe des deniers^ à Strasbourg, il reçoit le dixième du seigneuriage. Tout nouveau Husgenosse lui paie la moitié d'un vierdung {ferto^ V4 de marc, 13 fr.) *. Il installera à la Monnaie un garçon qui servira d'appariteur. Il aura la moitié des amendes et les Husgenossen l'autre moitié. Quant il renonce à une amende, les Husgenossen doivent de même renoncer à leur part. »
Les II y avait aussi des Husgenossen à Wissembourg. Nous ne
HusGENos- savons rien de leurs privilèges en tant que monnayeurs. Mais l'histoire nous apprend qu'ils formaient un patriciat, dans lequel se recrutait le magistrat de la ville et qui siégeait avec les vassaux de l'abbaye ^ Ce tribunalconstituait une cour supérieure {hohe gericht), dont la juridiction s'étendait à une vingtaine de villages. Il se composait originairement de sept chevaliers et de sept Husgenossen. En 1407, le nombre de ces derniers se trouvait si réduit, qu'on ne rencontrait plus dans leurs familles les quatorze candidats parmi lesquels l'abbè devait choisir ses sept assesseurs. L'empereur Robert leur permit alors ^ de se recruter d'abord parmi leurs alliés , puis dans les familles des sénateurs et des meilleurs bourgeois de la cité.
Grâce à Amerbach, nous avons des données plus importantes sur les Husgenossen de Baie. Il nous a conservé une charte de confirmation qu'ils obtinrent , en 1289 , de Tévèque Pierre de Reichenstein *.
D'après ce document ils ont le change et le droit exclusif des balances et des poids d'argent ^.
1. C'est la somme stipulée par le code d'Erchambaud. En effet 5 <r. d'or à la proportion douzième, usitée à cette époque, valent 5 /?. d'argent. Or le marc n'est compté par notre code qu'à 20 fi.
2. Hertzog, Chronique, L. x, p. 178. Mone, Zeitschrift, 1851, p. lil. Grimm, Weisthûmer, 1, 7G6.