Rufouch, archives de Bâle
136 CH. III. — s. I. — LES HUSGENOSSEN.
nivers , ceux-ci ont un avantage , à ce que nous entendons dire, celui qui veut devenir un Husgenosse et exercer le change public à Bàle, avec tous les droits des Husgenossen, en doit donner 6 fl. et pas davantage. Ace prix il partagera tous leurs droits. »
Cette somme ne représenterait que 200 fr., au pouvoir actuel de Targent. Des privilèges cotés à ce taux ne devaient plus avoir aucune importance.
Les archives de Bàle renferment cependant, pour la même époque , quelques chartes impériales qui ne sont pas étrangères à la question qui nous occupe.
En 1429, lorsque Sigismond établit une monnaie d'or à Bàle, il indique quelle sera la condition de Pierre Gatz, auquel est confiée la direction de cet atelier. « Lui, sa femme, ses enfants , ses ouvriers , ses valets et ses domestiques, ne seront
justiciables que devant Nous Seul il aura le droit de leur
commander et de les juger, sauf pour les cas de faux , de vol, d'homicide et de lutte meurtrière, qui retombent sous la juridiction de la ville ^ > Ceux qui transportent de l'or à la Monnaie , sont placés sous la sauve-garde spéciale de l'Empereur.
De pareilles dispositions, édictées à une époque où la juridiction municipale protestait contre toute exception , nous permettent d'entrevoir ce que pouvaient être, dans les temps plus reculés, les privilèges des monnayeurs. Elles ne furent certainement pas une lettre morte. Sans cela, Pierre Gau n'aurait pas songé à les faire confirmer par Albert II et Frédéric III. Le premier le reçoit solennellement (16 août 1438), au titre de commensal de sa maison, in familiarem nostrum et domesticum. Le second (14 juin 1443) lui accorde c les honneurs, libertés, immunités, droits, privilèges, grâces et faveurs, dont jouissent les autres familiers de notre cour royale, i II ajoutait pour lui , sa suite et ses biens , l'exemption de toute espèce d'impôt, de péage, de tonlieu, de pontenage, etc. etc. DE SPIRE. La situation que ces chartes nous laissent deviner , Lehmann nous l'a décrite dans sa Chronique de Spire *. Les ins-
1. Und dos er ûber solch sin husfi'owen^ kinder, gesellen^ knecht uni gesinde selber jftt gebieten und :(e richten haben solle und mage, doch usgenommen umb valsch , diepstal^ todslege und morderye , darûber Unser Stat Basel richten sol.
, . 2. L. IV. Ch. 14.