‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 10 sur 229 · SMÈSE L'HOMME EN ÉDEN · texte numérisé non relu

SMÈSE L'HOMME EN ÉDEN

H § 60. Remarquez donc combien la défense du SeFr^^^ gneur était facile à observer. — Non-seulement cela y mais encore elle était extrêmement salutaire à Thomme. Par le fait même que TEternel lui avait remis une grande autorité sur toutes ses œuvres d'ici-bas, il importait que rhomme se souvint pourtant qu'il n'était pas son propre maître, mais qu'il avait pour Maître, dans le Ciel, ce Dieu qui l'avait créé et qui lui parlait. Afin donc de bien établir sa souveraineté , le Seigneur fit comprendre à rhomme que s'il mangeait de tous les fruits du jardin , c'était par sa permission , et de plus il réserva celui d'un arbre particulier. En sorte que si Adam pouvait être t«nté d'oublier Dieu en prenant sa nourriture de chaque jour (comme , hélas! tant de gens le font), il n'y avait pas moyen qu'il passât devant l'arbre dont il s'agit sans se souvenir de son Créateur, souvenir bien doux et bien utile assurément.

§ 64 . Mais ce n'est pas tout. L'Etemel ajoute une menace à son commandement. Lors même qu'il ne l'aurait pas fait, Adam eût dû néanmoins obéir, et la désobéissance eût été également suivie de la punition ; mais Dieu , dans sa bonté , voulut que l'homme sût bien à quoi il s'exposerait s'il violait la défense qu'il venait d'oulr. Sans doute qu'Adam ne pouvait comprendre ce que c'était que la mort , car il n'avait encore rien vu de pareil. Il ne laissa pas de sentir que ce devait être quelque chose de terrible. Nous, de même, quand la Bible nous parle des peines éternelles , nous ne pouvons pas savoir au juste en quoi elles consisteront , mais il n'y a pas besoin de le savoir pour en être effrayé. Nous entendons assez que ce sera quelque chose d'épouvantable. Ëh bien ! puisque j'ai été conduit à faire ce rapprochement, rappelez-vous , ô vous qui lisez ces lignes , rappelez-vous

L'HOMME EN ÉDËN. GEHfffJ^

que Jésus-Christ est venu pour nous racheter de la mort, H et regardas vers lui afin d'être sauvés. — Quant à Adam, jg~"^.j nous avons dit ce qui se passa entre Dieu et lui , tout au commencement; et si jamais il vous est arrivé dV méconnaître la bonté divine , j'espère qu'il m'aura été donné de rectifier vos idées sur ce sujet.

WI. I/Homme en Éden* — Suite.

§ 62. On lit en certains livres que la vie sauvage 18-21 fut la vie primitive du genre humain , et on l'appelle en conséquence Vétat de nature. C'est une idée bien fausse que celle-là ! L'homme , au contraire , a été créé pour vivre en société , et de fréquents rapports avec ses semblables sont nécessaires à son développement ; vérité d'expérience que la Parole de Dieu établit d'une manière positive, lorsqu'elle dit: « Il n'est pas bon que l'homme soit seul. r> Sans méconnaître les bienfaits de la solitude et de la retraite , on peut affirmer qu'une vie de complet isolement ne saurait être avantageuse à notre Àme. Ce n'est pas , d'un autre côté , que l'homme ne se fasse jamais de mal dans la compagnie de ses semblables , ni , en particulier, qu'il n'y ait pas en ce monde des sociétés peu convenables pour les enfants de Dieu. Mais combien de choses qui étaient bonnes dans l'institution primitive de l'Eternel et qui sont maintenant plus ou moins dangereuses ! Toujours est^il que la société humaine est d'ordonnance divine , ou , pour le dire en d'autres termes , Dieu veut que les hommes vivent avec leurs semblables, qu'ils vivent les uns pour les autres , et non pas seulement chacun pour soi.

§ 63. Au moment même où l'homme fut créé, il ne

GBNÈSE L'HOMME EN ÉDBN.

H se trouva point seul sur la terre. Eatouré d'animaux qui , 18^1 ^^ » ^^* obéissaient par une impulsion divine , il dut avoir une véritable jouissance à les passer en revue, comme nous pouvons nous en faire une faible idée par le plaisir que nous cause un cabinet d'histoire naturelle ou une belle ménagerie. Il donna des noms à ce grand nombre d'êtres vivants dont Dieu avait peuplé et animé le jardin; non pas à tous les animaux qui se mouvaient sur le globe , c'est bien évident ; ni même à tous ceux qui étaient en Eden ; car vous voyez que , parmi les animaux auxquels Adam imposa des noms , il n'est fait mention ni des poissons , ni des reptiles. Quoi qu'il en soit , le premier homme fit là une chose qui n'est pas aussi facile qu'elle le semble au premier abord. Quellepuissante intelligence il fallait qu'il eût reçue de son Créateur, pour savoir distinguer les unes des autres les diverses espèces et donner à chacune un nom à part! C'est encore ce que l'homme est obligé de faire à mesure qu'il découvre de nouveaux êtres dans la nature ; mais, pour y réussir, il faut des connaissances ou un génie que tous ne possèdent pas.

§ 64. Cependant, parmi ces êtres il ne s'en trouvait point d'assez semblables à Adam pour qu'il en ûi sa société. Il put bien voir que , par le corps , il n'y avait pas trop de différence entre lui et certains animaux ; mais l'âme, c'est-à-dire l'esprit, le cœur, la conscience et, par-dessus tout cela , le don magnifique de la parole , voilà ce qui leur manquait; car l'homme n'est pas un simple animal , comme quelques-uns , hélas 1 le prétendent. Adam n'avait donc là personne pour partager ses sentiments envers son Créateur et pour devenir l'objet de ses affections humaines ; personne à qui communiquer ses pensées , ni de qui recevoir d'autres pensées

L'HOMME EN ÉDËN GEMË$

change. Je n'oublie pas que Dieu était avec Adara , II le ce fui là le principe de ses connaissances et de jg^ôi léveloppement ; mais , bien que Thomme eût été fait ressemblance de Dieu , cependant Dieu n'était pas semblable , ou un second lui-même , comme il le fal-

C'est pourquoi TEternel lui donna enfin une comle qui , vraiment assortie à sa nature , vint en quelsorte doubler son existence.

65. Il a été déjà fait mention de la femme au cha- 21-24 e l", verset 27 (§ 41 ) ; mais , de même que l'Histoire Dite a repris le récit de la création de l'homme pour 6 plus en détail comment elle fut effectuée , nous la fwis revenir, avec la même intention , sur la création

la femme. — On ne saurait trop admirer la sagesse Dieu dans la manière dont il s'y prit pour donner au «nier homme la compagne de sa vie. Il voulut qu'elle ta la fois son égale et sa subordonnée; que l'homme len elle un second hii-même , et que la femme reconten l'homme son chef; que ni l'un ni l'autre ne pus- 111 s'envisager comme d'une autre nature ; et , enfin , Ble genre humain n'eût bien réellement qu'une seule p. Pour réaliser ce dessein , l'Eternel prit la femme

l'homme , selon la grandeur de sa puissance et son hie bonté.

J 66. Si le Seigneur fit tomber sur Adam un profond nmeil , ce ne fut pas assurément pour le mettre à bri de la souffrance ; car Celui qui a pu former la «une d'une côte de l'homme pouvait dans tous les cas préserver de la douleur. Mais il voulut sans doute 'Adam, à son réveil, eût la joie d'une douce sur- M et qu'il comprît de lui-même les intentions bienilanles de l'Eternel.

S 67. C'est ce qui eut lieu. Adam se reconnut dans sa

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