ENÉSE L'HOMME EN ÉDEN
Il Dieu l'ait choisie pour en faire le séjour des prenuM 8-15 hommes.
§ 56. Toute la terre , et les conlineots , et les lies , les mers , furent , dès l'origine , disposés en vue du gef humain qui devait les habiter et les parcourir; ma* pour rétablissement du premier homme , Dieu avait q cialement préparé une contrée qui reçut le nom d'Ede ce qui veut dire Plaisir, ou les Délices. Tandis que , p tout ailleurs sans doute , le sol fertile était recouvert forêts , ici les arbres semblaient avoir été plantés com ceux d'un jardin , et la plupart d'entre eux portaient plus beaux fruits que l'homme pût désirer pour sa noï riture. Parmi ces arbres s'en trouvaient deux dont noms nous sont donnés au verset 9, et qui jouèrent rôle important dans les relations d'Adam avec Di Mais, avant d'expliquer ce que faisaient là ces deuxi bres et pour suivre pas à pas l'écrivain sacré , il n faut faire plus ample connaissance avec le jardin.
§ 57. C'était une contrée assez étendue, qu'arra un beau fleuve. Le nom de ce fleuve n'est pas indiq seulement on voit que , au sortir du jardin , il se pa ç;cait en quatre rivières , desquelles deux encore exisi h ce jour, et l'une des deux sous son même nom , sa^ l'Euphrate. L'autre rivière c'est l'IIiddekel , qui doit ( le Tigre. Quant au Pison et au Guihon , l'on ignon que c'était, de même que le pays de llavila. Tout territoire a pu subir de grandes métamorphoses, so l'époque du déluge , soit auparavant. Il ne s'agit d pas de vouloir déterminer d'une manière exacte la sition géographique du jardin d'Eden. On peut dire i lement qu'il était à l'intérieur du continent asiatiq sans être trop loin de l'Afrique ni de l'Europe. ]5 § 58. L'homme fut nus dans le jardin pour legHi
L'HOMMB EN ÉMN. CENE
et le cultiva*. H ne faut donc pas croire que , avant son H pécbé , rhomme n'eût aucune occupation. Par cela même ^ qu'il avait été fait à l'image de Dieu, Tactivilé, le goût de Tordre et de l'arrangement devait être une nécesâté de sa nature. Il avait six jours pour ce g^nre de travail, puis venait le jour béni et sanctifié. Mais l'homme faisait son travail sans fatigue , sans contre-temps , sans mécomptes; et son repos n'était pas plus commandé par la lassitude que ne le fut celui dont Dieu se reposa après avoir achevé son œuvre. — Gela étant , je prie mes lecteurs , jeunes et vieux , de remarquer combien l'oisiveté est peu honorable pour l'homme. Vivre sans rien foire est une vraie dégradation. Au contraire , vivre d'une vie occupée, c'est vivre d'une vie semblable à celle de Dieu et à celle d'Adam avant sa chute ; pourvu toutefois , c'est bien évident , qu'on s'occupe à de bonnes choses.
§ 59. Puis Dieu donna à l'homme une permission et i6, i*! an commandement. Il lui permit de disposer librement de tous les fruits du jardin , y compris l'arbre de vie , qui était comme le symbole dubonheur dont Adam jouissait alors ; mais il lui commanda de respecter le fruit d'un arbre, de celui qui était appelé V arbre de la con^ naissance du bien et du mal. — Si Dieu avait fait l'inverse ; s'il n'avait permis à Adam de manger que le fruit d'un seul arbre , il en était bien le maître , et certainement l'homme n'aurait pas eu le droit de se plaindre. En fiaisant autrement, Dieu s'est montré plein de bienveillance envers l'homme , c'est incontestable. La même chose arrive pour nous. Il nous semble quelquefois que Dieu restreint prodigieusement» notre activité par ses prohibitions; tandis que , au fond , je suis porté à penser qu'il nous permet plus de choses qu'il ne nous en in-