‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 109 sur 229 · JOSEPH CHEZ POTIPHAR. GEN · texte numérisé non relu

JOSEPH CHEZ POTIPHAR. GEN

I 525. Pour ce qui esl de la femme de Potiphar, XXX s! elle ne connaissait point Dieu , et sa passion s*ir- i^

I des refus mêmes de Joseph et de sa haute vertu.

\ songeant qu^à satisfaire ses criminelles convoitises , 4iinme il arrive à tout pécheur non converti , elle saiiMit avidement les occasions de voir Joseph et de Fattirer dans le piège. Jusqu'à ce qu'enfin , se sachant seule liree lai dans la maison , cette femme insensée , autant fi'impadique , le retint violemment par sa robe , et Joivph dut s'enfuir, lui laissant entre les mains ce gage de Ml présence. Il est facile de se représenter quelles du- Métre la fureur et la confusion de l'Egyptienne. Que ifcire maintenant, si ce n'est d'accuser Joseph du crime Mme qu'il n'avait pas voulu commettre? Hélas t nous bTOfons toujours; d'une manière ou d'une autre, le l^tasonge vient fournir au péché son dangereux abri. 'f § 526. Potiphar rentrant chez lui sur ces entrefaites, njt «femme n'eut, comme on le conçoit, rien de plus pressé ►loe de se présenter à lui le front rouge de colère ; elle ^kû montre la robe de Joseph, et, en des termes que cette 'Wselle sait rendre honnêtes, elle l'accuse d'avoir voulu tai faire insulte. On s'étonne que Potiphar ait cru si facilement sa malheureuse femme et l'on voudrait qu'il eût interrogé Joseph. Peut-être le fit-il ; mais le pieux et Mêle esclave dut , par méucngement pour sa maîtresse , mécontenter de montrer le visage serein de l'innocence. Peut-être aussi que Potiphar, pressentant là-dessous quel- <pe mystère d'iniquité , ne voulut pas l'approfondir. Le efcâtiraent même qu'il infligea semblerait prouver qu'il 'déjugeait pas Joseph aussi criminel qu'on le disait, ou du moins il atteste combien il avait d'affection pour lui ; cat*, au lieu de le faire mourir , comme il l'eût mérité s'il avait été coupable , il l'envoya dans une prison , et

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