ENÈSE LES FRÈRES DE JOSEPH E!^ EGYPTE
XLll dait. Il savait que la famine serait rude en Cau g^H contrée que la sécheresse désolait assez souvent (
41 4} , et il était impossible quHls ne vinssent pas letl ou les autres. Toutefois , quel ne dut pas être le i sèment de Joseph en voyant ses dix frères aines, 1 dix, prosternés à ses pieds, selon les songes qu'il al faits dans sa jeunesse et que plusieurs fois il avait] traiter de chimère. Aussitôt , il se trace la ligne det tluite qu'il devait suivre. D'un ton auquel son ( concentrée ne pouvait que donner l'apparence dureté, il leur dit : D'où venez- vous? Ce fut en 1 égyptienne qu'il leur 6t cette question , et un ml la leur traduisit (verset 23) ; en sorte que , mêmei qu'il leur eut parlé , ses frères ne le reconnurent] avait alors au moins trente-huit ans ; or, que de i ments les années et les infortunes n'apportent-elle9| dans un homme qu'on n'a pas vu depuis l'âge de ( sept ans ! Et puis , comment les fils de Jacob auraié pu se douter que Tsaphenath-Pahanéah , ce grandi gneur, cet égyptien , était le pauvre jeune garçon ( avaient vendu jadis?
îo, 11 § 549. Joseph voulut faire parler ses frères. Il ^ lait , sans les interroger là-dessus , avoir des nouvel de son père et de Benjamin ; il voulait découvrir! dispositions où ils étaient , ne pas provoquer des i ments hypocrites en se faisant connaître , et amener lei cœurs à Dieu s'ils étaient encore sans repentance. là ce qui explique sa conduite; conduite d'ailleurs c est admirablement dirigé par l'Esprit du Seigneur; < à l'exemple de notre Père Céleste , c'est à la fois ail sévérité et avec bonté qu'il traite ses frères coupables.^ commença donc par les effrayer en leur faisant enlcn qu'il les tenait pour des espions.
LES FRÈRES DB JOSEPH EN EGYPTE* GENfeSI
L Leur réponse fut pleine de naturel , sinon de XLII ans tous ses points : « Non , Monseigneur, nous iq^u
pas d'autre intention qqe d'acheter des vivres, d'un même père , comment croire que , de son 3meDt , nous vinssions tous nous exposer à la )nt on punit les espions ! D'ailleurs , nous sommes
bien. » Hélas î parce quMls sortaient de parents parce qu'ils avaient habituellement gardé cer- ;hors , ils s'estimaient d'honnêtes gens ; et coni- «t-ils pas de personnes qui font comme eux?
1. L^-dessus, Joseph leur ayant témoigné très- lî, 13 înt qu'il he les croyait pas , ils se mirent à lui
as en détail leur histoire ; c'est ce que Joseph lit. Mais ils la firent comme on le peut , quand on lis de grands péchés et qu'on n'en a pas un vrai r. Ils dirent donc qu'ils étaient autrefois douze que l'un d'entre eux était mort (ils le croyaient re, que sais-je, ils l'espéraient) et que le plus le tous était resté avec leur père.
2. Joseph avait ce qu'il voulait. D'un mot il ap- 14«17 :|u'lsaacetRebecca sont morts , puisque ses frères
ni pas mention , mais que Jacob vit encore et son 3njamin aussi. Les fils de Léa n'ont donc pas fait son jeune frère, comme il lui arrivait peut-être efois de le craindre, et la douleur n'a pas tué Mais cela ne suffit pas à Joseph. Poursuivant la ; qu'il s'était tracée , il déclare à ses frères que , assurer de la vérité de leurs discours , il va les en prison , que l'un d'eux ira chercher leur frère et que , s'il ne le ramène pas , ils mourront tous, espéfait peut-être que Jacob viendrait lui-même , enjamin , délivrer ses enfants. Quoi qu'il en soit , '0 qu'il venait de dire: tous furent enfermés,