‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 12 sur 229 · L'HOMMB EN ÉDEN. GENÈSE · texte numérisé non relu

L'HOMMB EN ÉDEN. GENÈSE

oTestpasd'une autre nature que Phomme, ainsi que le H prétendent les Indous, mais elle n'a pas non plus à jouer 21T24 ici-bas le même rôle que Thotame. Qu'elle soit épouse, mère, fille, sœur ou amie, elle a droit au respect, àTaffection, aux égards ; mais, danstous les cas, elle ne saurait, sans mépriser Dieu, oublier qu'elle est simplement appelée à servir d'aide et de compagne. Ce n'est pas à dire qu'elle puisse jamais être privée de toute indépendance de pensée et d'activité, ni de toute influence mo~ raie sur l'homme son semblable; mais encore faut-il reconnaître que son action et son influence sont d'une nature différente de celles de l'homme. A celui-ci la force et le commandement ; à la femme la douceur et la persuasion. Telle est l'institution divine ; et je ne saurais penser que la femme ait à se plaindre de la part que le Seigneur lui a faite.

§ 69. De même qu'Adam imposa des noms aux êtres 23 vivants que Dieu avait réuni§ près de lui, nous le voyons aussi en donner un à sa chère compagne. Ce nom était destiné à rappeler son origine et sa nature. Il paraît qu'Adam s'était désigné lui-même par le mot Isch, et, en eonséquence, il appela sa femme Ischa, c'est-à-dire qu'au fond il l'appela comme lui , vu qu'elle réfléchissait sa propre image. Nos traducteurs ont été fort embarrassés pour exprimer la même idée, et ils ont inventé le nom de hommesse qui ne fut jamais un mot français. Peut-être eût-il mieux valu dire qu'Adam l'appela de son nom. Mais encore se fût-on exposé de la sorte à être mal compris, parce que l'homme Isch reçoit de Moïse un autre nom, par lequel il est demeuré connu de tous, celui d'ADAM. Ce mof^ci est très-significatif; car Adaha, en hébreu, veut dire la terre, le sol; et l'on comprend aisément pourquoi le même mot, ou à peu près, désigne 33 c*

lENÈSB CHUTE DE L'HOMME.

Il à la fois la terre et rhomme, puisque le corps de ThoD

"" fut tiré de la poudre.

M § 70. Jusqu'ici la Bible n'a point parlé de Vinnoa de nos premiers parents. On ne saurait douter néanm qu'ils ne fussent sans péché. Cela résulte de ce q sortaient des mains mômes de Dieu ; aussi Dieu déclai il, d'abord après les avoir créés, que tout était <rè^- Mais voici un verset qui exprime la chose d'une a manière. Adam et £ve, innocents et purs comm anges de Dieu, et plus encore que l'enfant qui vieo naître , n'éprouvaient pas le besoin de se cacher de vaut leur Père céleste. Ils ne savaient pas ce que que la honte, parce qu'il n'y avait point de mal en

WII, Chute de l'homme»

lli § 71 • Combien de temps Adam et sa femme deux enfants de Dieu, demeurèrent-ils dans leur i cence, c'est ce qu'il est impossible de déterminer. ce temps ait été long ou court, hélas! par le fait revient bien au même, et tout semble indiquer q félicité de nos premiers parents ne dura pour ains qu'un instant. La manière dont ils perdirent à 1 la sainteté et le bonheur, nous est racontée dans le sième chapitre de la Genèse, une des portions les importantes de la Bible. Il faut convenir qu'i trouve aussi de grandes difficultés ; et encore ces ficultés sont-elles moins grandes pour nous qu'ell l'étaient pour les fidèles des temps anciens, parce c Nouveau Testament est venu jeter un très-grand sur cette histoire de la chute de l'homme. 1 § 72. Remarquons d'abord que le serpent dont

CHUTE DE L'HOMME. GENl

iri parlé devait être fort difiFérent cle|ranimal qui porte IM maioteoaDt ce nom. — Vous pouvez avoir eu sous les ^ yeox des estampes qui vous auront donné là-dessus des idées très-fausses, comme, au reste, le font la plupart des tableaux dont le sujet est tiré de l'Histoire Sainte. Il fcnt donc se défier de Tin^pression qu'ils laissent. — Ifons voyons par le verset 14, que, dans le principe, le wpentne rampait pas sur son ventre. Sa nature était donc autre qu'à présent. Selon quelques personnes, elle lorait eu avec la nature humaine des rapports assez élroits pour expliquer que la femme ait pu, sans trop de ftrprise, ouïr cet animal proférer quelques discours.

73. Quoi qu'il en soit , on ne saurait lire ce chapitre sans apercevoir que ce qui nous y est dit du serpent ne peut s'entendre d'un simple animal. 11 y a là l'activité d'une intelligence, malfaisante sans doute, mais puissante et même plus puissante que celle de l'homme. ' Aussi la Bible nous enseigne-t-elle que le vrai tentateur fat Satan , autrement appelé Diable. (Consultez Apo- «alypse, chap. XII, 9 ; et XX, 3.) La femme vit, en effet; un des animaux du jardin, le plus remarquable F de tous, le plus intelligent, elle le vit, dis-je, qui mangeait peut-être du fruit que Dieu avait interdit à l'homme; maisce fut Satan qui lui fit entendre les paroles qui Fentralnèrent dans la désobéissance. Je dirais même ' qu'il se contenta de les lui souffler dans le cœur, comme lorsqu'une voix intérieure nous pousse au mal , et qu'il iK)us semble que c'est quelqu'un qui nous parle réellement; mais notre cœur, à nous, est mauvais, tandis ■ que celui d'Eve ne l'était point encore.

§ 74. Avant d'aller plus loin, il nous faut savoir qui est cet être si puissant et si rusé , dont le serpent »€ fut, dans tous les cas, que l'instrument. La Bible

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