‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 120 sur 229 · SECOND VOYAGE DES FRÈRES DE JOSEPH. OENI · texte numérisé non relu

SECOND VOYAGE DES FRÈRES DE JOSEPH. OENI

put inattendu ne servit , au premier moment , qu'à les XLI Inmbler. Du reste , Joseph est encore ici une frappante gij" fanage de la Providence de Dieu. Souvent le Seigneur comble de grâces des méchants et des ingrats, et c'est •près leur conversion seulement qu'ils voient et comprennent combien Dieu fut bon envers eux , dans le temps même qu'ils le haïssaient.

§ 558. Quand les fils de Jacob furent de retour au- id's frès de leur père , il fallut bien lui expliquer rabsenc(' de Siméon , en lui racontant ce qui s'était passé. La douleur du malheureux vieillard fut extrême. Il ne put fetenir des pensées qui, depuis longtemps, agitaient vafuement son pauvre cœur : « Vous m'avez privé d'enfents! ^ s'ébria-t-il. Jacob, on le dirait du moins, soup- ^nne ses fils d'avoir fait mourir Joseph , et même Siméon. Puis, voilà qu'ils veulent encore lui prendre son Benjamin ! Toutefois^ sa douleur est une sainte douleur. Il reconnaît qu'il a mérité ces rudes épreuves : « Toutes ces choses, » dit-il, « sont contre moi. »

§ 559. La réponse de Jacob équivalant à un refus, 37 Ruben, l'aîné de ses fils, prend la parole pour l'engager à les laisser retourner en Egypte avec Benjamin ; mais € est en des termes dans lesquels il est facile de reconnaître un esprit tont mondain. « Fais mourir mes deux fils, si je ne te ramène Benjamin... » Belle consolation pour Jacob, et quel langage de la part d'un père! • Confie-le-moi, et je te le ramènerai... » Comme si Ruben était la Providence elle-même I Mais voilà le langage de l'homme ; il faut qu'il se fasse Dieu lorsqu'il n'a pas Dieu dans le cœur.

§ 560. Non, dit Jacob, mon fils n'ira pointavec vous; 3« et, adoucissant ce qu'il y avait eu d'un peu dur dans ses premières paroles , il exprime seulement la crainte que

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