‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 126 sur 229 · GENÈSE ISRAËL E.N EGYPTE · texte numérisé non relu

GENÈSE ISRAËL E.N EGYPTE

XLVI bita quelque temps (Chap. XXII, 1 9), là aussi qu'Isaac se [74 trouvait avec sa famille lorsque Jacob était jadis parti pour Garan (Ch. XXVllï, 10). Or, après que le patriarche eut offert son culte à TEternel, la nuit lui apporta uue vision dans laquelle le Dieu Fort, le Dieu de son père y l'encourageait à poursuivre son chemin , lui annonçant que sa famille deviendrait en Egypte une iirande nation, que la protection divine y reposerait sur sa personne, que Joseph lui fermerait les yeux et qu'il reviendrait certainement en Canaan. Nous verrons comment ces promesses se réalisèrent. En attendant, n'est-il pas vrai qu'on est heureux quand on ne fait aucune démarche sans être éclairé par la Parole du Seigneur? 5-27 § 574. Voilà donc comment Jacob partit enfin pour TEgypte, emmenant ^^ec lui sa famille et tout ce qu'il possédait. À cette occasion, l'historien sacré nous donne les noms des fils et des petits-fils de Jacob, y compris 17 Dina, fille deLéa, et Sérah, fille d'Ascer. On ignore pourquoi ces deux-là sont nomméeset non pas les autres, ou plutôt on comprend bien que, dans les généalogies , les noms des hommes sont les plus importants, mais alors on ne voit pas ce que ceux de Dina et de Sérah font en cet endroit. Le Saint-Esprit a eu sans doute quelque raison qu'il nous importe peu de connaître, puisqu'il ne l'a pas dite.

§ 575. Il est encore à observer sur ce sujet que, si l'écrivain sacré indique tous ces fils d'Israël comme étant venus avec lui en Egypte, cela ne doit s'entendre que de la plupart; car, au verset 26, le nombre en est I)orté à soixante et dix; mais pour obtenir ce chiffre, il faut compter Joseph et ses fils, qui ne descendirent j)oint en Egypte avec Jacob. Or , il doit en avoir été de même des petils-fils de Juda dont il est parlé au ver-

ISRAËL EN É6YPTE. 6ENÈ!

et de quelques-uns des fils de Benjamin, à moins ï^^' ait eu plusieurs femmes. En conséquence, cette 5.^7 us donne les noms des fils d^Israël qui entrèrent li en Egypte, puis, ceux de Joseph et de ses fils, rejoignit , les noms enfin de quelques-uns des ils.de Jacob qui y naquirent avantsa mort.

6. Dès que Joseph apprit que sa famille était ar- ^8-3^ il accourut au pays de Goscen pour embrasser ce respectable père qu'il n'avait pas vu depuis tan-.

^t- trois ans. Que de douces émotions remplirent îur à l'un et à l'autre! Joseph fit preuve encore ) de son affectueuse sensibilité. Jacob, quant à lui, qu'il mourrait content , maintenant qu'il avait é son fils et que l'Ëternel avait daigné mettre un lUX épreuves de sa vie. Après quoi Joseph , obligé umer à ses devoirs publics , expliqua aux siens le manière ils auraient à se conduire envers Pha- ^s Egyptiens , généralement voués à l'agriculture, aient et détestaient les peuples bergers (§ 566); 3t ses fils, en faisant connaître qu'ils n'avaient lUtre occupation que le soin des bestiaux , obtien- . par là , sans même le demander, d'être placés 3 territoire de Goscen , contrée de pâturages où -aient isolés et plus libres. Or, c'est justement ce seph voulait et ce que l'Eternel voulait aussi.

7. Ce fut de cette manière que. la chose se passa. XLVJ ayant présenté cinq de ses frères à Pharaon , il l"^^

ivcnu que toute sa famille s'établirait dans le pays cen. Pharaon se montra même Jrès- disposé à lui • le soin de ses troupeaux et il lui voua une grande m pour l'amour de Joseph. Après cela^ Jacob aussi îsenlé au roi , et, avec l'autorité que lui donnaient G veux blancs et si\ piété si longtenïps éprouvée , 277 Q-

[ÉSE ISRAËL EN ÉGTPTE.

'VII Israël bénit Pharaon. Celui-ci , frappé de Pair vénérablÉ ^Q du patriarche , lui demanda quel âge il avait , et Jaooi^ lui fit cette réponse remarquable : a Les jours des aOt' j> nées de mes pèlerinages sont cent trente ans ; les} ' » des années de ma vie ont été courts et mauvais, » n'ont point atteint les jours des années de la vie » mes pères du temps de leur pèlerinage. » Que mes] jeunes lecteurs écoutent bien de quelle manière le triarche Jacob parle de sa vie ; car ce qu'il dit est de tous les hommes. Si nombreuses que soient nos nées , elles ne se composent que de jours , et comme journée passe vite ! Notre vie aussi n'est qu'un nage, une route que nous faisons vers l'éternité; combien d'embarras et de déceptions, combien de gués et de péchés qui font ce voyage aussi mauvais qa!J est court !

§ 578. Quant à Jacob en particulier, voyez en eflFet, sa carrière avait été une migration pei d'un endroit de Canaan à un autre, de Canaan à Caranj^^ puis , maintenant en Egypte ; rappelez- vous les terribbu épreuves de sa vie, depuis son départ de chez son pènu jusqu'à celui de Benjamin il y avait quelques mcis'^ considérez , enfin , la longue vie d'Abraham , et d'Isaac,;| et d'Héber, et d'autres encore comparée à la siennei^l alors vous comprendrez parfaitement qu'il ait pu iaàt] le langage qu'il fit entendre à Pharaon. \

§ 579. Il avait donc 1 30 ans à cette époque , ce \USr^ lard vénérable qui pbrtait en son corps et en son ànae les traces de son ancienne lutte avec l'Ange (§ 484). Joseph , il est facile d'en faire le calcul , devait en avoir à peu près 40. Jacob comptait donc 90 ans quand Joseph naquit. D'où il est facile de déduire qu'il était âgé de plw de 70 ans lorsqu'il dut fui r de la maison paternelle (§ 442).

ISRAËL EN EGYPTE. GENlJ

Soixante ans s'étaient écoulés dès lors, et, bien qu'il XliV eût vu ïsaac atteindre sa cent quatre-vingtième année, ~" il est évident qu'il se regardait, quant à lui , comme au terme de sa course. Cependant , TEternel lui réservait quelque repos ici-bas avant de l'introduire dans le repos de l'éternité.

§ 580. Jacob , ayant pris congé de Pharaon en le bé- 11-2 nissant une seconde fois , rejoignit les siens au pays de Goscen dans le territoire de Rhamesès , où Joseph entretint son père et ses frères , en sorte qu'ils ne manquèrent de rien. C'est ainsi que Dieu pourvoit aux nécessités de ses enfants. Quant aux Egyptiens, grâce à Joseph, ils purent aussi traverser les sept années de famine ; mais, pour se procurer du blé , ils se virent obligés de donner en échange d'abord leur bétail, puis leurs terres, en sorte que tout le pays appartint réellement au roi , sauf les domaines des sacrificateurs. Qu'est-ce , en effet , que l'homme ne donne pas pour avoir du pain , et combien il serait à désirer qu'on fit les mêmes sacrifices pour obtenir le pain spirituel nécessaire à son àmel Puis, lorsque toutes les terres eurent passé dans les mains de Pharaon , Joseph les remit au peuple en fermage. Il leur fournit de quoi les ensemencer, mais sous la condition que la cinquième partie du produit^ appartiendrait à la couronne. Cet ordre de choses subsista durant des siècles , et , de cette manière , l'administration de Joseph laissa de longs souvenirs en Egypte.

§ 581 . Par suite de ces diverses opérations, il fut fa- 27, 2i cile à Joseph d'assigner à sa famille tout le territoire qui lui était nécessaire , non-seulement pour les premiers temps , mais encore pour l'époque où elle se serait accrue, ce qui ne manqua pas d'arriver, comme l'Etemel l'avait annoncé 5 Abraham autrefois et plus récemment

NÉSE PROPHÉTIES D'ISRIEL.

LTn à Jacob. Celui-ci , néanmoins , ne vit que le comioei^].

7~28 cernent de cette admirable prospérité; dix-sept

après être arrivé en Egypte il mourut. C'est-à-dire C|i|i| Joseph eut la joie de nourrir et de soigner son pôrâ^ précisément le même nombre d'années quHl avait loM même passées en Canaan , nourri et soigné par Jar^^* ' Ob ! combien les enfants doivent s'estimer heureux 1 que Dieu leur accorde la grâce de répandre bienfaits sur les vieux jours de leurs parents ! £i i horrible spectacle de voir quelquefois des hommes , ( mêmes pères de famille , négliger les auteurs de existence et aller, dans une horrible impiété , ja désirer leur mort I :>g

§ 58â. Jacob mourut donc à Tâge de 4 47 ans. Maip encore ici ce fait nous est raconté par anticipatioa^^ comme nous Tavons vu pour Abraham et pour IgoUjE (^ 401, 499); car, avant de mourir, Jacob fit et d|p

» plusieurs choses que la Parole de Dieu rapporte aveoj^ détail , à cause de leur grande importance.

XLV, Prophéties d'Israël.

19, 30 § 583. Israël , sentant les approches de la mort, fit. venir auprès de lui son cher Joseph. D'après ce que Dieu' lui avait dit avant son départ pour l'Egypte (XLVI, 4}|] il aurait pu croire qu'il lui était réservé de revoir le paji^ de Canaan et que ce serait là que Joseph lui fermeFBttl les yeux ; mais maintenant il comprend que cette prophétie devait s'entendre de sa postérité, et, pour attester sa foi , il fit promettre à Joseph de ne point l' enterrer en Egypte , mais de le déposer dans le sépulcre de ses pères. C'était une manière de rappeler sans cesse as»

PROPHÉTIBS D'ISRAËL. GENl

Èet à se^ petits-fils la promesse que ^'Etemel avait XL\ ie à Abraham et dont ils étaient les héritiers. Au reste, ^^ ^«x>b voulut que Joseph accompagnât son engagement 'de la même formalité qu'Abraham avait exigée de son teriteur Elihézer (§ 377); il le lui demanda d'ailleurs Mnme une grâce , bien sûr qu'il tiendrait fidèlement sa promesse. C'est ce que signifient ici les deux mots de knUuité et de vérité.

^ § 584. Cela fait , Israël se prosterna sur le chevet de 3i ^m lit, ou, selon une autre manière de lire l'hébreu, sur m haut de son bâton, car c'est le même mot avec le sim- ^ changement des voyelles , comme seraient les mots français porte et perte. Si on lit de la seconde manière, Vest-à-dire sur le haut de son bâton, nous voyons le ▼îeax patriarche prier dans la posture de quelqu'un qui esta la fin de son pèlerinage. Quoi qu'il en soit , nous le 'retrouvons ici avec toute sa piété : telle vie , telle fin.

§ 585. Cependant Jacob n'était pas encore au dernier XLV] terme de sa course. Mais , quelque temps après, il devint l-c sérieusement malade et Joseph accourut avec ses deux fils. Quand ils furent vers leur père , celui-ci . reprenant ses forces , leur rappela les promesses que le Dieu Fort lui avait faites à Luz , ou autrement à Béthel (§ 435), notamment celle de donner le pays de Canaan à sa postérité. Puis , il déclara comme sa volonté dernière que les deux aînés de Joseph seraient comptés au nombre de ses fils , à l'égal de Ruben , de Siméon et des autres; qu'ils deviendraient ainsi les pères de deux tribus en Israël. Quant aux fils que Joseph avait eus et à ceux qu'il aurait après, leurs descendants se classeraient parmi les enfants d'Epbralm et de Manassé. Voilà la part qui fut faite à Joseph : une part double de ses frères. Avouons qu'il l'avait bien méritée.

ENÉSfi PROPHÉTIES D'âKAËL;

XLVllI § 586. On ne voit pas d'abord ce que vient faire ici ^ le souvenir que Jacob donne à sa chère Rachel , morte ii y avait une cinquantaine d'années. Mais rappelonsnous que c'est un vieillard près d'expirer. Ses idées ne se suivent peut-être pas très-bien. Ou plutôt , à l'occasion des deux petits-fils de Rachel qu'il va bénir, la plaie qu'il portait dans son cœur depuis si longtemps se r'ouvre et saigne quelque peu. Et puis, il veut que les enfants de Rachel sachent où dépose le corps de leur mère, et il explique pourquoi il ne l'a pas enterrée dans la caverne de Macpéla , près d'Abraham et de Sara.

8-1 1 § 587. Pendant que Jacob avait dit cela, les deux fils de Joseph , jeunes gens de vingt et quelques années, s'étaient approchés de leur vénérable gr-and-père. Celuici , assis sur le bord de son lit , les avait pris dans ses bras , et, après a voir exprimé, pour la centième fois peutêtre, sa reconnaissance envers Dieu de ce qu'il lui avait fait revoir Joseph et embrasser ses enfants , il s'apprête à les bénir. Joseph plaça ses deux fils de manière que la main droite de Jacob se posât sur la tête de Manassé l'alné, et la gauche sur celle d'Ephraïm. Mais ce n'est pas ainsi que l'entendait Israël. Croisant ses mains, il mit sa droite sur le cadet et la gauche sur l'alné. Quand je dis que ce n'est pas ainsi que l'entendait Israël , j'aurais dû dire Dieu; car vous verrez par la suite qu'Ephraïm tint, en effet, parmi les tribus d'Israël, une place beaucoup plus considérable que Manassé. Or assurément , ce n'est pas Jacob qui a fait cela ; en sorte que c'est bien Dieu lui-même qui a béni Ëphralm par la bouche de son aïeul. Cette bénédiction doit vous rappeler celle de Noë (§ 233), et ici, comme là, comme dans le cas de Jacob et d'Esail, vous pouvez remarquer que Dieu distribue ses grâces à qui il lui plaît.

PROPHETIES D'ISUAEL. OElit

§ 588. Ce fut donc ainsi que Jacob bénit Joseph dans ILVl personne de ses deux fils ; c'est-à-dire qu'il implora ^i^

eux la bénédiction du Dieu de ses pères , de celui

I rivait conduit et nourri comme un berger paît ses

j de r Ange qui l'avait délivré de tout mal , de

betÂnge-Jéhovah avec lequel il avait lutté à Péniel, et

^p'Âbraham et Isaac avaient vu aussi bien que lui ; puis

P annonça qu'ils porteraient son nom d'Israël , outre

nom de fils d'Abraham et d'Isaac. Tout cela s'est

iDoompli , de môme que ce qui est dit au verset 1 9, et

verset â2. Ce dernier verset est d'autant plus remar-

>le que Jacob n'avait rien conquis sur les Âmor-

ns , mais le Saint-Esprit lui faisait voir d'avance

victoires que sa postérité remporterait , et il annonce

sa bouche que les fils de Joseph auraient une double

|oitk)n dans le partage du pays.

§ 589. Toujours animé de ce même Esprit de pro- XLIX )fUûe^ Jacob fit venir près de-lui tous ses enfants et ii ^ hnr déclara , de la part de Dieu , ce qui arriverait à bar postérité dans la suite des siècles et jusque dans les derniers jours, comme on peut aussi traduire : en sorte ip'il fout nous attendre à trouver là des prédictions qui M trait à des temps fort éloignés de celui où vivait léeob y et même à l'époque de la venue de notre Sauwêt. Tout ce discours de Jacob est d'un style trèsliiérentde ce qui précède. C'est de la poésie, l'Esprit iaintlui ayant donné cette forme de langage afin de rendre plus solennel ce que Jacob avait à dire. Cette prophétie présente d'ailleurs certaines difficultés ; mais, i^on ma coutume, j'attendrai que l'accomplissement nêane les éclaircir. Je m'en tiens donc pour le moment à de courtes indications.

§ 590. En suivant l'ordre de primogénilure , Jacob 3, 4 383 .....^

rBlHÈSfi PROPHÉTIES D'ISRAËL.

XLIX prophétise d'.ibord que la tribu de Raben , liien qu^issue 3"^ de l^alné, n'exercerait point la suprématie sur les autres tribus. Le Saint-Esprit , pour montrer Vhorreur que lui inspire le péché , nous présente cela comme un châtiment du crime que Ruben avait commis envers son père (§ 498). Ce jugement de Dieu doit rappeler à mes lecteurs Thistoire assez semblable de Cam , le fils de Noë (§§231, 232).

5-7 § 591 . Siméon et Lévi s'étaient ligués jadis pour commettre les actes d'une horrible vengeance (§§ 489, 490). En punition de ce forfait , leurs tribus seront dispersées parmi les autres ; ce sera pour elles une sorte d'opprobre et surtout une cause de faiblesse.

8-12 § 592. Juda aussi se rendit bien coupable. Cependant ce fut lui qui revint le premier à de meilleurs sentiments (§ 568). D'ailleurs , l'Eternel accorde sa grâc« à qui il lui plaît. Le nom de Juda signifie louange de Dieu (§ 447). Le Saint-Esprit , faisant allusion à ce nom qui lui avait été donné lors de sa naissance , déclare que ses frères le loueront , ou l'honoreront ; qu'en lui résidera la gloire de son peuple ; qu'il sera en Israël comme le lion au milieu des autres animaux; qu'il portera le sceptre; qu'il sera plein de force et riche en grâces spirituelles comme en biens terrestres. A lui donc appartiendra la suprématie et il la conservera jusqu'à la venue du Scilo, ou Shiloh. Ce mot peut être rendu de diverses manières. Il signifie VEnvoyé, ou le Fils, ou le Messager de la paix, ou Celui qui possède la puissance et V empire. C'est à ce Scilo qu'appartient l'assemblée des peuples (§ 431).

§ 593. Or, qui est cet Envoyé puissant, ce Fils qui est le Messager de la paix , qui est-il sinon le libérateur promis à Adam (§402), et à Abraham (§§ 362, 867), 284'

PilOPliÉTIKS D ISiUtL. GEIXÈSI

et cet Ange-Jéhovah , qui avait apparu plusieurs fois à XLIX Jacob et à ses pères? Mais voyez comme la prophétie qZ^^ est allée s'éclairant progressivement d*une plus grande lumière, quant à la famille d'où il sortirait. D^abord, elle dit simplement qu'il serait homme, né d'une femme (chap. III, 45); puis, on voit qu'il descendra de Sem et non de Japhet, ni de Cam (chap. IX, 26); parmi les enfants de Sem, c'est d'Abraham qu'il sortira, par Isaac et Jacob (chap. XXI ,12; XXVI , 4); enfin d'entre les fils de Jacob, c'est Juda qui aura la gloire d'être, selon la chair, le père du Libérateur promis à Adam. Et y pour marquer son étonnante puissance , aussi bien que les richesses de sa grâce , le Saint-Esprit fournit à Jacob des images d'une grande et belle hardiesse : « Il attache à la vigne son ânon , etc. » ( vers. 11,12).

-§ 594. Jacob continuant son discours prophétique^ 13-21 annonce que la tribu de Zabulon occupera les rivages de la mer , que celle d'issachar sera ricjie en bestiaux et peu active ; que celle de Dan , terrible à la guerre , aura une part glorieuse au gouvernement d'Isradl, comme i^on nom même l'indiquait (§ 450); que Gad , souvent subjugué, saura pourtant aussi se défendre; qu'Ascer sera riche en produits de la terre ; que Nephtali aura plus de souplesse que de force , et que les hommes de cette tribu se feront généralement aimer; car, au lieu de beaiLX discours , il faudrait plutôt des discours aimables.

§ 595. Cependant, Jacob avait interrompu sa pro- 18 phétie pour s'écrier : 0 Eternel ! fai attendu ton salut , ou plutôt, J'attends ton salut! 6 Jéhovah! Il venait de parler des victoires que remporteraient les Danites; mais qu'est-ce là auprès du grand salut de Dieu? Voilà ce qui a fait ma force et ce qui fait maintenant ma con- 285 Q*

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