LES PLAIES D EGYPTE EXOD
ires et nauséabondes comme du sang. Les ruisseauit qui Vil se rendent au Nil , les bassins dans lequel on le recueil- i^^^ lait, présentèrent le même phénomène, et c'était en vain qu'on cherchait à philtrer cette eau dans des vases (le bois et de pierre , selon la coutume ; les Egyptiens (lurent creuser le sol pour y trouver quelque peu d'eau k boire. C'est là, sans doute , que les magiciens de Pharaon prirent celle qu'ils changèrent aussi en sang.
§ 663. Ce fléau ayant cessé au bout d'une semaine , viir TËternel y fit succéder, mais pour un jour seulement , i-i^ une horrible invasion de grenouilles qui infestèrent tout le pays, jusqu'à remplir les maisons des Egyptiens. Plus eflfrayé de ce miracle que du précédent , Pharaon promit de laisser allei* les Hébreux, et, à la requête de Moïse, les grenouilles se retirèrent.
§ 664. Mais comme le roi , une fois délivré, se mon- 16-19 trait infidèle à sa parole , un nouveau châtiment , plus terrible, vint jeter la consternation dans le cœur même de ses magiciens. Une multitude immense de cousins (et non pas de poux , comme disent nos versions) fondit sur les hommes et sur les bétes, et ils leur faisaient à tous des piqûres insupportables ; car c'étaient probablement les moustiques des pays chauds.
§ 665. A cette calamité, l'Eternel en joignit une autre 20 de même nature. Ce que nos versions appellent un mélange d! insectes , semble avoir été une mouche dans le genre de celles qui tourmentent les chiens , et dont les blessures sont extrêmement cruelles , surtout près des tropiques. Vaincu en apparence par tant de maux, Pharaon consentit à céder quelque chose. Il permit aux Israélites d'offrir leurs sacrifices, pourvu que ce fût en lilgypte même, et non pas dans le désert. Mais Dieu voulait donner à son pi»uple une pleine liberté et non une 321 s*
iXODB LES PbÂIES D'ÉQïPTK.
^ni simple tolérance. Moïse persista donc dans sa "^ demande , et, Pharaon la lui ayant accordée , 1 à la prière de son serviteur, détruisit tous ces jusqu'au dernier.
IX g 666. Pharaon ayant encore une fois retin ^''^ messe , une terrible mortalité s'étendit sur so
en sorte que si la destruction ne fut pas toia eut pas de localité qui ne s'en ressentit. Par les Egyptiens, il y avait des chevaux , des à chameaux , des bœufs et des brebis qui ava combé à cette rapide et épouvantable épizooli que le bétail des Hébreux était demeuré inl comme ils avaient été garantis des plaies préc( qu'ils le furent de celles qui parurent ensuite.
a-ll § 667. Immédiatement après l'épizootie espèce de peste qui, frappant les hommes , n pas ce qui était resté du bétail des Egyptiens que tout être vivant se vit menacé de la mort ajouter à ce que ce fléau avait de terrible , VI annoncer à Pharaon une grêle qui détruirai qu'elle renconti^erait.
Ï2-35 § 668, Rien n'est afl'reux comme une grêli serrée, prolongée, qui, tombant de haut ou cl le vent, brise et broie tout ce que frappent redoublés. C'est l'Eternel-Dieu qui, de sa m; lapide les hommes pécheurs. Comme on étail temps, le lin et P orge furent entièrement déti en fait d'hommes et de bêtes, il n'y eut d'épai ceux qui s'étaient réfugiés à temps dans les ma
X § 669. Pour cette fois , Pharaon fut tout à fa 1 20 (IX, 27), mais ce n'était qu'une vaine app*
fiallut que- ses serviteurs vinssent le supplier aller les enfants d'Israël , et encore voulut-il 32'i