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xn § 684. Mais il ne s'agissait pas de faire ce soupeç; Jl la Pàque une seule fois. Dieu enjoignit aux IsraëliUÉ le répéter chaque année à la môme époque , commii mémorial de leur délivrance; ce fut la première loi q| leur donna par le ministère de Moïse. \
15-20 § 685. En même temps que la Pàque propren dite , les enfants dlsrael devaient célébrer la fète^ pains sans levain. Le jour même où ils immolôl Fagneau , ils durent enlever de leurs maisons toa vieux levain et tout ce qui restait de pain, pooi^ manger une semaine entière que du pain non-lev premier Jour de cette semaine, il devait y saintes assemblées , et pareillement le dernier joa Pàque se mangeait la nuit qui suivait ce jour-là , c'a dire le quinzième jouf'du mois. Si quelqu'un vio loi des pains sans levain , il était menacé de se ^ retranché du sein de' son peuple, en punition révolte , et les étrangers devraient se conformer à < loi , aussi bien que les enfants d'Israël.
12-28 § 686. Telle fut l'ordonnance que l'Etemel inl aux Israélites par l'organe de Moïse , qui , en la communiquant , insista sur l'importance qu'elle aj comme mémorial de leur affranchissement. Il fallait! leurs enfants et leurs petits-enfants , de siècle en siè n'oubliassent pas que leurs pères avaient été es/M en Egypte et que la miséricorde du Très-Haut les ff délivrés , mais non sans verser le sang de leurs opp( seurs , et c'est à quoi servirait la Pàque. Tout le p0| s'inclina et se prosterna à la parole de l'Eternel ; puis, enfants d'Israël firent ainsi que Dieu l'avait comman § 687. Représentez- vous donc le spectacle qu'of le peuple hébreu dans cette nuit mémorable , l6 { Mars-Avril de l'an 1 490 avant la naissance de nii
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Seigneur. Pharaon ne leur avait point encore donné la Xïl permission de partir ; la dernière fois quUl avait vu ^ï^^s Moïse , il s'était montré plus furieux que jamais ; n4raporle , domptés eux-mêmes par la puissance divine qui éclatait en Moïse , ils avaient , à sa parole , fait tous les préparatifs du départ. L'agneau , séquestré quatre jours d'avance avait été immolé dans la journée et les maisons, soigneusement balayées, étaient pures de tout vieux levain. — Maintenant, les voilà debout, un bâton à la main ; leurs épaules sont chargées de leurs effets personnels , les troupeaux mugissent à la porte des étables, l'agneau rôti au feu est mangé à la hâte, avec quelques herbes amères. Gomme le cœur devait leur battre! quelle foule de sentiments divers les agitaient, surtout ceux dont les habitations se trouvaient mêlées avec celles des Egyptiens ! Minuit approche , l'heure que le Seigneur a indiquée (ch. XI, v. 4), et à minuit un cri d'effroi sort de toutes les demeures , depuis le palais de Pharaon jusqu'à la pauvre cabane du dernier de ses sujets.
§ 688. Les premiers-nés des hommes et des bêtes ^9-32 venaient de mourir subitement. Toutes les autres plaies n'avaient rien été en comparaison de celle-ci. Sans attendre le jour. Pharaon fait venir Moïse et Aaron. « Allez , leur dit-il , servez l'Eternel , prenez tout ce qui est à vous ; allez et bénissez-moi. » Bénissez-moi ! Quel beau témoignage l'impie Pharaon rend aux serviteurs de TEternel! Ah! certes, ils auraient bien eu de quoi le maudire pour tout le mal qu'il leur avait fait , mais il les connaissait assez pour savoir qu'ils ne le haïssaient pas; en effet, les enfants de Dieu aiment leurs ennemis et prient pour ceux qui les persécutent.
§ 689. Les Egyptiens, de leur côté, épouvantés par 33-36
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1^11 les maux que venait d^ attirer sur eux la persécatioi Iji 33^ qu'ils avaient fait subir aux enfants d'Israël , s'empres» l sèrent de faciliter leur départ ; ils les coatraîgoaieQt \i en quelque sorte à déloger promptement , et ce fut de grand cœur qu'ils leur remirent des objets de prix qoi n'étaient que le juste salaire des .Israélites , après tant de travaux qu'on leur avait extorqués. C'est ainsi qu'ils s'en allèrent chargés des riches dépouilles des Egyptiens; nous verrons plus tard ce que Dieu voulait faire de ces trésors.
37-39 § 690. Quand on pense qu'il s'était écoolé sealemeot deux cent dix ans depuis que Jacob était arrivé eu Egypte, il est permis de s'étonner que les Israélites comptassent alors 600,000 individus, sans compter les petits enfants. Cependant, par les raisons que j'ai dites ailleurs (§§ 622 , 656), ce peuple a pu se doubler quatorze eu quinze fois pendant cette période, et; en ne doublant que quatorze fois le nombre de 70 (§ 621), on arrive à 41 3,440 hommes , sans compter les femmes ^ les enfants et les esclaves. Puis il faut ajouter le grand nombre d'étrangers , Egyptiens et autres , qui partirent avec les Israélites et s'incorporèrent dans leurs tribus. Ainsi s'aocoa)plit la promesse faite à Abraham (Gen. XXII, 17) que sa postérité , tant sa postérité naturelle que sa postérité par adoption , serait comme le sable de la mer et comme les étoiles du ciel qui ne se peuvent compter. 40, 41 § 691. Alors aussi s'accomplit une autre prophétie, mais d'une manière bien inattendue. Dieu avait dit à Abraham que sa famille habiterait comme étrangère un pays qui ne lui appartiendrait point , et qu'elle serait affligée pendant 400 ans ; mais qu'il jugerait la nation à laquelle ses descendants^ seraient assujettis et qu'ils sortiraient avec de grands biens (Gen. XY, 13,1 4). A pren-
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dre cette prophétie dans son sens le plus évident , il XII '^pouvait sembler que les Israélites seraient 400 ans es- ^^^^ claves des Egyptiens. Or, non-seulement leur servitude n'a pas duré tout le temps qu'ils furent en Egypte, mais de plus il s'en faut de beaucoup qu'ils y aient passé quatre siècles. Ainsi, avant que la prophétie fût accomplie, il était impossible de la comprendre parfaitement. Hais si nous ajoutons 430 à 4 490 , qui est Tannée où le peuple d'Israël sortit d'Egypte, nous trouvons 4920, et c'est précisément l'année où Abraham, chassé par la famine, fit un séjour dans le royaume des Pharaons (§ 263) . Depuis cette époque , Abraham et sa postérité ne cessèrent d'habiter comme étrangers au milieu des fils de Cam , soit en Cimaan , soit en Egypte ; ils y furent soumis^ à leur domination et plus ou moins maltraités, jusqu'à ce que vint enfin la délivrance au bout de quatre cents ans environ. Telle est l'interprétation que les événements, dirigés par Dieu lui-même, ont donnée de la prophétie; l'apparence de contradiction qui existe entre elle et les faits qui s'y rapportent, est une nouvelle preuve de la parfaite véracité de Moïse. Rien ne lui était plus facile , s'il eût menti , que de mettre d'accord la prophétie de la Genèse avec le récit de TExode ; mais il nous a raconté ce que Dieu a dit, comme il l'a dit, et les faits, comme ils se sont passés.
§ 692. A l'institution de la Pâque , telle que nous 42-51 l'avons vue tout à l'heure , l'Eternel rattacha quelques ordonnances qui terminent ce chapitre et commencent le suivant. Les voici en résumé : Pour qu'un étranger pût faire la pâque avec les Israélites, il fallait qu'il fût circoncis; les esclaves étaient admis à y participer, par la raison que les Israélites, à l'exemple d'Abraham leur père (Gen. XVil, 27(, circoncisaient leurs esclaves, afin
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XII quMls ne fissent qu'un même peuple avec eux. D'ailk 42751 ^"^ rassemblée d'Israël devait célébrer la pâqae, (
circonstance remarquable , il était interdit de l'agneau hors des maisons , et aussi de casser aucon ses os. ^
XIII § 693. Une autre ordonnance qui se rattachait II 1-13 pàque, c'est que les Israélites devaient sanctifier à V
ternel, ou lui consacrer (§ 47) tout premier-né deshfl mes et des animaux domestiques. Le premier veaud!| génisse, le premier agneau d'une brebis, étaient ion lés au Seigneur. S'agissait-il d'un animal qu'on nw pas offrir à l'Eternel, tels que les ânes et les cheval on sacrifiait à la place un agneau ou un chevreau, si I n'aimait mieux leur trancher la tète. Enfin , les pj miers-nés des hommes se rachetaient au moyen d*| victime. C'était le moyen de rappeler tous les jours fl Israélites leur délivrance, tandis que la pâque ne lertl pelait qu'une fois l'an. I
14-16 § 694. En effet; Moïse leur dit expressément qosi consécration des premiers-nés avait pour but de gra^ d'âge en âge dans leur souvenir , la conservation i aînés de leurs familles lorsque T Eternel frappa ceux 4 Egyptiens. <
§ 695. C'est une chose bien remarquable de M avec quel soin le Seigneur a toujours voulu rappeM la mémoire oublieuse des hommes ses grandes di| vrances. Ce que l'arc-en-ciel fut pour l'humanité H rée du déluge, la pâque et la consécration des premiàl nés le furent pour les Israélites miraculeusement «i chés à la servitude ; et c'est toujours par des mojl très-simples que Dieu fait toutes choses. II était pari tement naturel que les Israélites prissent un demieri jws avant de parlir; la manière dont ils le prirentii'
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vait rien que de très-nalurél non plus ; mais comme tout XlU cela était significatif! Debout, le bâton à la main et, ]^g sans doute, le sac sur le dos, car ce sont des gens qui s'en vont; tout le vieux pain d'Egypte, le pain deTesclavage , jeté hors de leurs demeures ; les herbes de la saison, mais des herbes amères , symbole de leurs douleurs : combien ces diverses circonstances étaient de nature à faire impression sur les esprits! Quant au rachat des premiers-nés, la chose est encore plus évidente. §.696. Mais la Pâque annuelle des Juifs ne fut pas seulement un mémorial , elle était destinée à être une ' prophétie, ou le type d'une autre délivrance, dont nous avons le mémorial dans une cérémonie encore plus simple et non moins expressive ; je veux parler du souper du Seigneur , ou la Sainte-Cène. Jésus-Christ a ^ racheté son peuple d'une servitude pire que celle de l'Egypte , car il est l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde , et Christ notre Pâque , dit St.-Paul , a été sacrifié pour nous ( 4 Cor. V, 7). Voyez cet agneau mis a part, cet agneau jeune et sans tache , cet agneau immolé , cet agneau rôti au feu tout entier , cet agneau dont le sang scelle les maisons des rachetés, cet agneau dont aucun des os n'est brisé et qui se mange dans les maisons; n'est-ce pas notre Jésus, doux et humble de cœur , Jésus séparé des pécheurs , Jésus répandant son sang pour nous et sur nous, Jésus souffrant à notre place les ardeurs du courroux céleste , Jésus se donnant tout entier pour ceux qui font partie de l'Eglise qui est sa maison, ce Jésus, enfin, dont, par une remarquable direction de Dieu , aucun os n'a été cassé , tandis qu on brisa ceux des malfaiteurs crucifiés avec lui? Voyez les herbes amères, n'est-ce pas un type de la repentance que la foi suppose; ces pains sans levain, une image de
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Xin la purificalîon du cœur que produit l'Esprit du Christ; 14^16 l'^l^ligdtio^ d^ manger Tagneau et de le manger toot entier , la prédication anticipée de celte grande vérité , que nous devons recevoir le Christ dans nos cœufs par la foi et ne pas le recevoir à demi? Voyez ces bâtons que les Israélites avaient en leurs mains et ces ceintures qui retroussaient leurs robes ; n'est-ce pas le symbole des dispositions avec lesquelles nous devons nous approcher de Jésus-Christ , être toujours prêts à aller à sa rencontre et à faire son œuvre? Voyez , enfin, la loi qui excluait de la Pâque les étrangers ; n'étaitrce pas dihe que le salut n'appartient qu'au vrai peuple de Dieu? Voilà donc comment la Pàque des Juifs prophétisait toute la doctrine de la rédemption par le sang de Christ. La consécration des premiers-nés en est la confirmation. L'agneau, ou le chevreau qu'on immolait à la place du fils aine de la famille , c'est Jésus encore qui s'est donné pour nous à la mort. Mon âme , bénis FElernel (Ps. CIII).