‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 154 sur 229 · LIV. Passage de la mer Bouipe · texte numérisé non relu

LIV. Passage de la mer Bouipe

§ 697. Les merveilles dont Dieu avait résolu d'accompagner la délivrance de son peuple n'étaient pas épuisées. Nous allons voir les miracles se perpétuer pendant une cinquantaine d'années, c'est-à-dire jusqu'à ce que, sous le ministère de Josué , successeur de Moïse , l'Eterael eût mis les Israélites en possession du pays de Canaan, Mais je ne veux pas anticiper sur l'avenir. 17-19 § 698. Le chemin direct entre l'Egypte et Canaan était celui qu'avaient suivi jadis Abraham, puis Joseph et plus lard Jacob avec ses fils ; ou, pour mieux dire, il

PASSAr.fi DE LA MEU KOUGE. EïOû

n'y a qu'un chemin, au travers de Tisthiue de Suez. XIH C'est par là que Moïse lui-même était sorti d'Egypte i^Tjjj quarante ans auparavant et qu'il y était rentré depuis peu. Mais, au lieu de prendre leur route au nord-est, les Israélites se dirigèrent d'abord au sud , puis à Test, et de cette manière ils marchèrent vers la mer Rouge , dans une voie sans issue. C'est l'Eternel lui-même qui les conduisait.* Combien de fois ne lui est-il pas arrivé dès lors de diriger son église et ses enfants, par un chemin qu'ils n'auraient pas choisi el qui pouvait d'abord sembler le moins sûr !

§ '699. Moïse nous dit une des raisons pour lesquelles le Seigneur en agit de la sorte avec les fils d'Israël. S'il leur eût fait prendre le chemin direct , ils auraient dû entrer en Canaan par le pays des Philistins, tribu cananéenne qui déjà possédait une certaine puissance, et les Israélites n'avaient rien de ce qu'il fallait pour se mesurer avec eux. Leur multitude était un embarras , car ils formaient un peuple et non une armée; bien qu'heureux dans un sens d'avoir enfin rompu leurs chaînes, ils quittaient l'Egypte à regret ; mais ce qui leur manquait surtout , pour vaincre leurs ennemis , c'était la foi, une foi vivante, semblable à celle de ce Joseph dont ils emportaient avec eux la dépouille mortelle.

§ 700. D'autres raisons encore que nous découvrirons jKir la suite, avaient pu déterminer le Seigneur à retarder leur entrée au pays de Canaan. Il voulait les plier à ses lois, pendant qu'ils étaient tous réunis dans un campement et avant qu'ils eussent des combats à soutenir, ou même des champs à cultiver et une foule d'intérêts terrestres à soigner. C'était donc du côté de l'Arabie qu'il les conduisiiit, et il fallait, comme le Seigneur l'avait dil à Moïse, qu'ils vinssent camper quelque temps :j37 t

fiXODE PASSAGE DE LA MER ROUGE.

xni près du mont Horeb (§ 638). Toujours est-ii qu*il y avait ~ quelque chose de fort extraordinaire à les diriger vers la mer Rouge, au lieu de leur faire tourner le golfe , et combien d'ïsraëlites qui, tout ouvertement peut-être, se permettaient de critiquer les voies de rEternel! 50-22 § 701 . Ce fut par un moyen fort simple , et tout à la fois très-admirable, que le Seigneur marquait auxlsraëlites leur itinéraire. Une nuée, sombre Murant le jour et lumineuse durant la nuit, marchait devant eux comme une colonne mobile dont les pieds reposaient sur la terre et qui portait sa tète vers le ciel ; en sorte que tout le peuple la voyait et qu'il n*y avait pas moyen de méconnaître la volonté d' En-Haut.

XiV § 702. Cette multitude où se trouvaient tant de vieil- 1-9 lards , de femmes et d'enfants , sans parler du bétail qu'ils emmenaient, n'avançait naturellement qu'à petites journées. Or quand Pharaon eut appris quelle route les Israélites suivaient , son cœur bondit d'une joie criminelle. Ils sont à moi, pensa-t-il; leur Dieu les abandonne. Acculés à la mer, comme ils vont l'être, ils ne sauraient m'échapper. Voici le moment de les faire rentrer sous ma domination et de les châtier de tout le mal que ce Moïse m'a fait! Pharaon avait été vaincu, mais non pas convaincu. Son impiété subsistait toute délirante , et sa furie s'était accrue en apprenant qu'un si grand nombre de ses sujets avaient voulu partager le sort des Israélites. D'ailleurs il ne raisonnait pas trop mal; car, à vue humaine, Israël était perdu.

§ 703. Mais rien n'est caché à l'Eternel (Gen. XVIU, 1 4 ) et il avait prévenu Moïse de ce qui allait arriver. Ce dernier crime de Pharaon devait attirer sur lui son dernier châtiment. Dans l'aveuglement de son cœur, il croira pouvoir l'emporter enfin sur le Dieu d'Israël;

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