‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 155 sur 229 · PASSAGE DE LA MER ROUGE. EXODI · texte numérisé non relu

PASSAGE DE LA MER ROUGE. EXODI

mais c'est alors que rEteroel montrera toute sa puis- XI v sance et le sort qu'il prépare au tyran qui ne se lasse jT^ pas de persécuter le peuple de Dieu. La main du Seigneur s'était levée (vers 8) pour appeler les fils d'Abraham hors d'Egypte , elle va se lever une dernière fois pour frapper les fils de Mitsraïm (§ 237).

§ 704. Quand les Israélites se sentirent poursuivis lO-ia par Pharaon et par son armée , le cœur leur manqua ; ils se virent déjà massacrés, et, oubliant tout ce que le Seigneur avait fait pour eux , ils se plaignirent amèrement à Moïse du danger qu'il leur faisait courir, déclarant qu'ils étaient prêts à se remettre sous le joug du roi. Hélas ! ne nous étonnons pas trop du découragement de ces pauvres enfants d'Israël. Ils voyaient que, de la part de l'homme, il n'y avait pas de salut possible, et leur cœur était trop incrédule pour se reposer entièrement sur l'Eternel dans cette extrémité. Combien d'enfants de Dieu , d'hommes vraiment convertis , qui ont eu peur en ^es circonstances réellement moins désespérées!

§ 705, La confiance de Moïse, au contraire fui par- 13, u faite. II ne craignit point la colère du roi (Héb. XI, 27), et il prophétisa de la part du Seigneur , la destruction qui allait fondre sur lui. Si donc ce serviteur de Dieu avait montré jadis de l'hésitation , sa foi s'était maintenant raffermie , et ce vrai fils d'Abraham avait appris, comme lui, à espérer contre toute apparence de succès.

§ 706. U paraîtrait cependant que Moïse, s'oubliant 15-18 dans la prière , laissait passer , sans agir , un temps que chaque minute rendait plus précieux. Quand Dieu a parlé, il n'y a plus à lui demander ce qu'on doit faire. Il fallait que , marchant à la tète de tout le peuple , Moïse étendit sa verge sur la mer Rouge , et que le«

XODE PASSAGE DK LA MER ROU^E.

XIV Israélites entrassent courageusement dans le passage que "" leurs laisseraient les eaux en se retirant à droite et à gauche.

19, 20 § 707. Cependant TAnge de Dieu, celui qui est appelé plus haut (Chap. XIIÎ , 24 ) Jéhovah , TEternel , et sous la conduite de qui marchaient les Israélites se porta lui-môme avec la colonne de nuée, entre le camp des Egyptiens et le camp d'Israël. Et tout comme la parole de Dieu et ses diverses voies sont pleines d'obscurités pour les mondains , tandis qu'elles brillent de vives clartés pour los fidèles, la colonne de nuée plongea les Egyptiens dans des ténèbres telles qu'ils ne pouvaient avancer; les Israélites au contraire jouirent, toute la nuit, d*une douce lumière qui éclairait leur marche.

21,^2 §708. Outre cela, l'Eternel manifesta sa présence par un vent véhément qui , venant de Test , divisa en deux les flots de la mer , et par la puissance de Dieu, les retint amoncelés comme des rochers entassés les uns sur les autres. Quelques-uns ont pensé que le miracle consista en ce qu'il y eut alors une marée extraordinaire qui laissa à nu une vaste étendue du sol ordinairement recouvert par les eaux , ce qui supposerait que les Israélites effectuèrent leur passage tout au fond du golfe arabique ; mais outre que l'indication des lieux ne s'accorde pas trop avec cette supposition , la Bible nous dit expressément que les eaux formaient comme une muraille à droite et à gauche, phénomène qu'il ne faut pas vouloir expliquer autrement que par la toutepuissance du Créateur des cieux et de la terre (§ 208).

23-30 § 709. Il est probable qu'à mesure que les Israélites effectuaient leur passage , la colonne de nuée s'avançait derrière eux. Les Egyptiens , trompés par Tobscur brouillard qui les précédait , entrèrent dans le lit de la

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mer sans trop reconnaître le lieu où ils étaient. Quoi XIT qu'il en soit , Taveaglement de leur cœur était tel que , i^^^O semblabes aux incrédules qui estiment n'avoir rien de plus à craindre que les vrais chrétiens de la part de leur souverain Juge , ils crurent pouvoir passer là où le peuple de Dieu avait passé lui-même et ils s'avancèrent hardiment à sa poursuite. Mais d*abord, les roues de leurs chariots se brisèrent, la terreur se répandit au milieu d'eux , et lorsque cette armée , le roi en tète , ne présentait plus que le spectacle d'une horrible confusion, Motse , au commandement de Jéhovah , étendit la main , les eaux se rapprochèrent comme deux montagnes qui tomberaient à la fois dans le fond d'une vallée , et les Eygptiens furent tous enveloppés dans ce linceul funèbre. Quelle image du jugement à venir! Combien de gens hélas, qui se flattent d'y échapper! Mais quand il s'agira de traverser les eaux profondes , Dieu leur ôtera ce qui faisait leur assurance ; la confusion couvrira leur face; ils diront aux montagnes : Tombez sur tous! et leur ruine sera inévitable.

§ 710'. Voilà donc cotfiment se termina ce trame so- 3i lennel , où Satan , le prince de ce siècle , lutta , avec toute Ténergie dont il est capable , contre l'Eternel son Créateur et son Roi. L'homme assurément le plus puissant de cette époque, Pharaon et son peuple, aveuglés par la haine qu'ils portaient à Jéhovah, voulurent détruire ceux que l'Etemel avajjt bénis ; mais ils périrent dans cette guerre qu'ils faisaient à Dieu , comme on a vu dès lors tant de princes et de gouvernements persécuteurs payer tôt ou tard de leur propre ruine leurs attentats contre la liberté de l'Eglise. Quant aux Israélites ^ ils ne purent plus douter de la puissance divine et de la mission céleste du frère d'Aaron ; ils craignirent l'Eternel , 341 T*

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