LES ÉPREUVES DU DÉSERT. — LA MANNE. EXODI
fallait que tout se fil avec ordre. Par le commandement XVI de Moïse, il ne fut pas permis d'en prendre plus d'un iqTi^ homer par tète , quantité qui , par la volonté de Dieu , devait suffire à tous. Chacun pouvait manger son borner sans être surchargé de nourriture; et, quel que lïït d'ailleurs l'appétit d'un homme , cette même ration devait pleinement le satisfaire.
§ 721. Un second commandement que. leur donna 19-21 M^se fut de n'en point mettre en réserve pour le lendemain. Mais, quand ils virent qu'au soleil levé tout ce qui n'avait pas été recueilli se fondait , il y en eut parmi eux qui, dans la crainte qu'il ne retombât plus de ce pain céleste , se privèrent d'une partie de leur nourriture pour en avoir encore le jour suivant. Ils firent comme ceux qui s'inquiètent de l'avenir, toujours en souci sur ce qu'ils mangeront , ou ce qu'ils boiront ; mais c'est là de l'incrédulité et de la défiance. Aussi Moïse se mit-il dans une grande colère contre eux. Bien plus , les vers détruisirent l'épargne de leur avarice et ce fut ainsi que leurs richesses se pourirent.
§ 722. Quand arriva le sixième jour de la semaine, 22-2(5 correspondant à notre vendredi , les Israélites pensèrent qu'il y avait lieu de recueillir du pain pour ce jour et pour le suivant, parce que c'était, dès la création du monde , le jour du repos. L'Eternel l'avait dit expressément à Moïse , mais il ne parait pas que le prophète 5 Teùt rapporté au peuple , puisque les principaux de l'assemblée vinrent lui dénoncer le fait en question. Or, le peuple avait très-bien jugé. Le lendemain était le repos , le saint repos de l'Eternel , leur dit Moïse , le jour consacré et béni dès le commencement (§47), et les Israélites ne devaient point avoir de pain à recueillir ce jour-là. Us avaient donc une double provision à faire le