ÎXODB LES ÉPREUVES DU DÉSERT. — LÀ MÂNNB
XVI § 748. Le soir du même jour, Dieu envoya des vo- 13-15 '^^^ ÎDDombrables de cailles qui s'abattirent dans le vaste camp des Israélites et le couvrirent tout entier ; puis ^ sur le matin , il tomba du ciel , tout autour du camp , de petits grains blancs qui devaient servir de pain aux Israélites. C'étaient deux nouveaux miracles que la position même des Hébreux rendait absolument nécessaires. Il était impossible , en effet , qu'ils sui)sistassent dans le désert , si Dieu lui-même ne se chargeait de leur nourriture. Or, il voulut faire voir qu'il avait à sa disposition tous les oiseaux de l'air et que rien ne lui était plus facile que de les leur amener. C'est dans la saison de l'année où les Israélites se trouvaient , que des volées considérables de cailles et d'autres oiseaux de passage se dirigent du midi vers le nord , suivant leurs migrations ordinaires. L'œuvre de Dieu consista peutêtre simplement à conduire par sa puissance vers le camp des Hébreux, à point nommé, une multitude de ces troupes ailées et à les arrêter toutes en un même endroit. Cependant, Celui qui créa jadis Jes oiseaux de l'air, n'a pas renoncé à son pouvoir de création et il n'est rien dans ce que nous raconte Moïse , qui dépasse ce qu'on peut raisonnablement attendre de l'Eternel.
§719. Sa puissance créatrice se montre d'ailleurs clairement dans le don qu'il fit à son peuple d'une nourriture extraordinaire , telle que jamais homme n'en avait vu auparavant. Quand ils aperçurent ces petits grains qui couvraient le désert , les Israélites se dirent les uns aux autres: mann, ce. qui signifie en hébreu : qu'est-ce que c'est? et Moïse leur répondit : a C'est le pain que Jéhovah vous donne à manger. »
16-18 § 720. On peut se représenter avec quel empressement chacun se mit en devoir de le recueillir. Mais il