LES ÉPREUVES DU DÉSERT. - LA MANNE. EXOD
Itlle a, cette Parole, de quoi fortifier les petits et les x^* grands, les sages et les ignorants. Quand on Tétudie, on ^f ie trouve pas qu'elle dise trop ^ ni qu'elle ne dise pas fessez. Elle se plie à toutes les circonstances des enfants ^ Dieu. Riche ou pauvre , bien portant ou malade , , [iâmé ou haï , joyeux ou triste , en pleine marche vers sainteté ou en état de chute , le fidèle y trouve sans tout ce dont son âme a besoin et il y puise chaque r son pain spirituel. Et, de même que les Israélites recueillaient pas de la manne le jour du sabbat , il ttfesi pas trop hardi d'affirmer qu'un jour viendra où |iK)us n'aurons plus besoin des Saintes Ecritures. Le nakbat étant le type du repos glorieux des fidèles dans f\e ciel {§ 46), les fidèles parvenus à la perfection con- : Battront le Seigneur comme ils en ont été connus ; ils le [Verront face à face. Mais , pour arriver à ce glorieux fâat, il faut , par la foi , se nourrir ici-bas de Celui qui fisl la Parole de Dieu et méditer le Saint Livre qui a ; i§lé écrit afin de nous le révéler.
^ § 726. C'est durant toute la vie que nous devons :{>-:ii le faire , comme nous voyons que les Isra^ites se nourrirent de la manne pendant les quarante ans qu'ils passèrent au désert. Du reste , Dieu voulut perpétuer le •oavenir de ce grand miracle en ordonnant de conserver religieusement un homer du pain céleste qu'il leur avait distribué. C'est ce qui eut lieu , non pas le premier jour ■ «aas doute , mais plus tard , savoir lorsque le culte de l'Ëternel fut solennellement institué.
§ 727. La note qui se trouve ici nous apprend que 36 leftomer était la dixième par'tie de Vépha. Or, je pense que mes lecteurs seront bien aises d'avoir, à cette occasion, une table des mesures de capacité usitées chez les Hébreux. En prenant l'^p/ia pour unité. Ton a : 349 u
KOhR LKAU Dl ROCHER.
ni I^ grand Homer 40 Ephas.
^^ 1^ Hin — */•
Le petit Homer — */io
Le Cab — V,,
Le Log — Vît
CVst-à-dire qu'il fallait pour un épha 72 logs, ou dixhuit cabs, ou dix homers, ou six hins; et que, pour le grand homer, il fallait dix épbas. Or , un épha pouvait contenir environ 34 lilres, et, par conséquent, le homer de manne équivalait à environ 3 7t litres.
lAI. l/enn do roeher. — • Hamalek. — Conseil de Jéthro.
;iV{l §728. Toujours conduits par la nuée, les enfants : :i d'Israël passèrent du désert de Sin dans une contrée encore plus méridionale et à la fois plus rapprochée du mont Horeb où devait avoir lieu leur principale halte. Deux grandes épreuves les attendaient avant cela. D'abord le manque d'eau , cause perpétuelle d'horribles souffrances pour les caravanes. Il y avait là de quoi pousser au désespoir cette immense multitude qui traînait avec elle tant d'enfants et de bétail , criant et mugissant de douleurs. Si les fils d'Israël avaient eu plus de foi , ils se seraient adressés directement à l'Ëternel pour sortir de leur détresse; mais, non^ ils s'obstinent à ne voir à leur tète que Moïse et c'est sur lui qu'ils déchargent leur irritation. Ces hommes charnels regrettent leur esclavage, comme le ferait quelqu'un qui aurait renoncé extérieurement au monde sans avoir donné son cœur à Di(îu. Après avoir dit à Moïse : a Veux-tu nous faire uK)urir de faim » (XVI, 3)? ils lui disent maintenant :