‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 162 sur 229 · L'EAU DU ROCHER. EXOC · texte numérisé non relu

L'EAU DU ROCHER. EXOC

«Veux-tu nous faire mourir de soif? » C'est, je le ré- xvii |éte , le cri unanime des mondains : que mangerons- [I^ BOUS, que boirons-nous et de quoi serons- nous vêtus (§721)? Leur âme les inquiète peu à proportion. Pauvres faraëlites qui ne sentaient pas la grâce d'être sous la : cooduite même de l'Ëtemel, et qui croyaient payer trop lAèrement cette faveur!

; § 729. Nous pouvons nous écrier aussi , mais dans un 4-C fiotre sens : « Pauvre Moïse! i? car il est sûr qu'il avait : une rude tâche. Peu s'en fallut que les Israëlites ne le [ bpidassent , animés qu'ils étaient du même esprit qui . poussa plus d'une fois leurs descendants à vouloir lapiïder Jésus-Christ, le puissant libérateur de nos âmes r immortelles. Mais , comme de coutume , Moïse eut son ' recours à l'Eternel, et l'Etemel, toujours bon et patient, Anna aux Israëlites , par un nouveau miracle , l'eau qui devait les désaltérer. Il la fit sortir d'un rocher, rocher qui est une image du Christ , nous dit St. Paul (1 Cor. X, 4} , car c'est de Jésus que sort constamment l'eau qui lave nos péchés, rafraîchit, purifie, féconde et réjouit notre âme.

§ 730. Cependant, Dieu ne saurait être bon jusqu'à ^ approuver le péché ; il faut au contraire qu'il le con- ^mne alors même qu'il montre le plus de patience envers le pécheur ; c'est pourquoi Moïse consacra la mémoire de la révolte dont Israël venait de se rendre coupable, en appelant ce lieu Massa et Mériba. Massa veut dire tentation, et Mériba contestation. Le péché des braëlites était d'avoir tenté Dieu (verset 2), et si vous voulez savoir ce que cela signifie , rappelez-vous que c'est le même mot qui est employé dans la Genèse , Chap. XXII, V. 1 , (§ 352). Comme l'Eternel avait exercé la foi et l'obéissance d'Abraham en lui redemandant

ODE HAMALEK. !

tvil son Isaac, et qu'Abraham s'était, par son sacrifice, mon- ^ tré fidèle et obéissant, les Israélites tentent Dieu em exerçant par leur incrédulité sa patience et son support; ils exigent qu'il leur donne des preuves de sa présence, comme s'il leur avait été permis d'en douter. Or, l'Eternel a le droit de nous éprouver, mais nous n'avons pti celui d'éprouver ou de tenter Dieu. Tel était le pédié des Israélites; à quoi ils ajoutèrent leur soulèvement contre Moïse, le serviteur de l'Eternel. Massa et MfiuiX Tentation et Contestation; c'est donc le nom de toot endroit où nous avons douté de Dieu et où nous avoM murmuré contre ses voies. - 8 § 731 . Ce n'était pas assez que les Israélites eussent

à lutter contre les difficultés naturelles du désert qa'ili traversaient, des ennemis non moins redoutables que h faim et la soif vinrent attaquer leur campement. Hanalek, petit-fils d'EsaU ou Edom (Gen. XXXVI, 12) étail devenu le père d'une tribu considérable d'Edomiles (§ ^00) qui faisait son principal séjour dans le nord de l'Arabie , sur la frontière méridionale de Canaan. Hérttiers de la haine d'EsaU contre Jacob , et non pas de» sentiments meilleurs que leur père avait eus plus tard pour le père des Israélites (§ 484) (car le péché passe de génération en génération et non la charité), lorsqu'ils apprirent que les fils de Jacob étaient sortis d'Egypte pour se rendre dans le pays de la promesse, leur jalousie s'excita vivement. Croyant pouvoir s'opposer aux desseins du Seigneur, ils vinrent à la rencontre d'Israël; mais Israël avait dirigé sa marche vers le midi. Les Hamalékites , loin d'abandonner leur dessein, se mirent à sa poursuite et ils l'atteignirent à Réphidim. ►, 10 § 732. Le peuple de Dieu n'était nullement prêta livrer bataille , et le premier moment dut être terrible.

HAMALEK. EXOE

Ibis Moïse ne tarda pas à prendre les mesures devenues xvn 'aécessaires. Il avait parmi les principaux du peuple un q"^^ komme sur lequel il pouvait pleinement compter ; cet homme, alors âgé de 46 ans, s^appelait Josué , nom qui vrat dire ^Sauveur. Moïse lui donna le soin de former «ne petite armée. Il le mit à la tète de ces hommes d'é- Kte, et, pendant que Josué livrait le combat , Moïse se ! liât sur une colline avec Âaron son frère et un autre Ifaraëlite nommé Hur. Ainsi Moïse ne combattit pas; il ^ ne dirigea même pas la bataille, mais, tenant en sa I iiiain la verge dont il avait frappé la Mer Rouge et le ' rocher, il Télevait vers le ciel. \

§ 733^. Représentez-vous donc ce vieillard qui, plein ll-i; i de isollicitude pour son peuple et surtout pour la gloire de Dieu, regarde en Haut plus qu'au champ de bataille, et qui fait , à lui seul , plus que tous les autres. Car , lorsque , de fatigue , il laissait tomber son bras , on voyait plier Tarmée des Israélites ; en sorte qu' Aaron et Hur assirent Moïse sur une pierre , et ils soutinrent ses deux mains jusqu'au soleil couchant. Â ce moment , la victoire fut décidée en faveur du peuple de rEternel.

§ 734. C'est assurément un beau spectacle et un type bien frappant des victoires des enfants de Dieu î Us ont pour ennemis leur mauvais cœur et le monde incrédule, instruments, l'un et l'autre, du grand adversaire de Dieu et des hommes, je veux dire de Satan. Mais ils ont pour Chef dans cette bonne guerre quelqu'un qui est plus grand que Moïse, savoir notre Seigneur Jésus- Christ , lequel a combattu pour nous et combat avec nous par son sacrifice et son intercession. Nous, à notre tour, nous devons , dans toutes nos luttes contre le péché , avoir constamment les mains et le cœur levés en Haut, sûr moyen d'être les plus forts; mais, si nous

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