LE PAVILLON ET LE TABERNACLE. EXO
d'ailleurs, autant de lampes, dont la lumière se dirigeait X\ du côté de la lampe du chandelier , ou de ce que j^ai 3J7 appelé la tige. Il fallait en outre qu4i y eût des moucfaettes et de petits plats pour recevoir ce qui tombait des lamp^ ; tout cela était d'or fin.
§805. Dieu voulut, comme on le voit, que TArche, xx^ le Propitiatoire, la Table et le Chandelier fussent magni- 1 Cques, par la raison que ces objets étaient destinés à en- ' .Uer dans son sanctuaire ; mais le sanctuaire lui-même eut encore de plus grandes beautés. Représentez-vous d'abord une grande tenture de byssus, lin ou coton trèsfin. Elle était longue d'environ seize aunes et large de onze. Cette tenture, de trois couleurs, hyacinthe, écarlate et cramoisi, ou mieux peut-être, bleue, pourpre et écarlate, était parsemée de broderies représentant des Chérubins^ comme ceux du propitiatoire. Elle se composait de deux pièces, chacune de cinq lès. Les deux pièces s'ajoutaient Tune à l'autre, au moyen de crochets en or et de lacets bleus. Cette première tenture est appelée le PAVILLON.
§ 806. Par dessus le Pavillon , il y avait un taber- 7-1 NACLE , ou une tente formée d'une triple couverture. D'abord une de poils de chèvres, toute blanche ; une aut^^e de peaux de béliers teintes en rouge ; la troisième, de peaux de blaireaux , ou de chiens aquatiques. La première de ces couvertures était plus longue et plus large que le Pavillon, de manière à le dépasser de tous les côtés. Réunies ; elles empêchaient absolument à la pluie de pénétrer dans le sanctuaire, tout comme au soleil de ternir les magnifiques couleurs du Pavillon.
§ 807. Il s'agissait après cela de soutenir ces tentures, 15à la fois longues et lourdes. Par Tordre du Seigneur, on fil donc quarante-huit ais, ou plateaux de bois d'acacia,
XODE LE SANCTUAIRE.
xxri longs d*environ 1 6 pieds et larges de deux ou à peu près.
15^0 C^dcui^ d^s deux grands côtés du sanctuaire fut formé par vingt de ces plateaux, au nord et au sud ; six plateaux firent le fond du sanctuaire vers Toccident ; il en restait deux pour les angles. Le devant du sanctuaire demeurait ouvert à l'orient. Ces ais, tout recouverts d'or, avaient à une de leurs extrémités deux tenons propres à ' être enchâssés dans deux soubassements d'argent qui reposaient sur la terre. Mais, pour que ces longs ais plaqués en or fissent un assemblage solide, il fallait plus que cela ; aussi Moïse ajouta-t-il à chacun d'eux, extérieurement, cinq anneaux, au travers desquels on passait de longues barres couvertes d'or. Ainsi fixés à leur base dans les soubassements et retenus les uns aux autres par cinq barres transversales, les ais formaient un mur d'or d'une fermeté parfaite. C'est là-dessus qu'on étalait d'abord la tenture bleue, pourpre et écarlate, ou autrement le Pavillon; puis, par dessus, le Tabernacle ou la tente de couleur blanche ; ensuite la couverture rouge, enfin les peaux de taissons. Ainsi se formait le SANCTUAIRE, long de 45 pieds environ, sur une largeur de douze à quinze pieds, et une hauteur de quinze pieds à peu près.
31-35 § 808. Cependant le Sanctuaire luî-mème se divisait en deux compartiments, au moyen d'un voile, ou autrement d'une tapisserie, faite exactement comme la tenture du pavillon. Quatre colonnes d'acacia, recouvertes d'or et posées sur des soubassements en aident, portaient ce voile agrafé à des crochets d'or. Derrière le voile , et dans un lieu complètement obscur appelé le ÎJEU TRÈS-SAINT, ou le saint des saints, ou autrement le sanctuaire du sanctuaire , on déposa l'arche et son couvercle, le propitiatoire ; tandis qu'en deçà