‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 180 sur 229 · SIGNIFICATION DU SANCTUAIRE. EXOD · texte numérisé non relu

SIGNIFICATION DU SANCTUAIRE. EXOD

enfin, sont les prières qui, de l'Eglise, sur la terre, s'é- XXV lèvent continuellement vers le pavillon Ueu , pourpre ei écarlate , c'est-à-dire , vers le Seigneur, saint , puissant et miséricordieux.

§ 834 . Faisons pour le parvis comme nous avons fait pour le sanctuaire. Du camp des Israélites , nous marchons vers l'entrée , où nous retrouvons Christ , la vraie et seule porte de l'église et du ciel ; nous le retrouvons, dis-je, sous l'image de la tenture aux trois couleurs que nous avons déjà vue trois fois, dans le pavillon et dans les deux voiles, et qui forme la vaste cour au milieu de laquelle est le tabernacle. Nous entrons et beaucoup de gens peuvent entrer avec nous, car il y a grande place dans ]e parvis. Mais quels objets y voyons-nous? En arrière, le tabernacle tout recouvert d'une enveloppe de couleur assez sombre (§ 806), sauf sur le devant, qui nous montre le voile bleu, pourpre et écarlate, semblable à la porte du parvis , et une draperie blanche qui descend quelque peu sur le haut du voile (§ 806). De dehors , on ne voit donc pas toutes les magnificences du sanctuaire, comme hélas! ceux qui sont étrangers à Christ ignorent les richesses de sa grâce et de sa gloire; et même s'ils s'arrêtent à l'extérieur, ou s'ils s'approchent du sanctuaire ailleurs que là où est la porte , il doit leur paraître fort triste. Ce n'est plus qu'un hangar recouvert de peaux de taissons! Mais nous, allons droit au premier voile , indice des richesses de la grâce et de la puissance du Sauveur qui se déploient au dedans, et nous rencontrerons sur nos pas , d'abord l'autel d'airain , puis la cuve , c'est-à-dire l'expiation et la purification : ces deux mots disent tout. On peut donc, ce me semble , envisager le parvis comme le type de l'assemblée de ceux que le Seigneur appelle à lui, de

^>I>E SIONIFICATION DU SAIVCTUAIRB. ;

XV môme que le Lieu Saint est le type de ceux en qui cet |

** appel agit avec efficace ; là , ceux qui font profession ■ d'appartenir à Christ ; ici , les âmes fidèles qui lui ap- 1 parliennent véritablement. Mais on n'est pas véritable- ( ment à lui, tant qu'on n*a pas reçu l'aspersion de^soa sang et le lavage de la régénération par le Saint-Esprit > (l'autel et la cuve). * '

§ 832. Pendant que nous nous livrons à ces réflexions, ! je vois venir près de l'autel un homme d'un aspect vénérable. C'est un octogénaire, le frère de Moïse , revêtu de ses vêlements pontificaux. Quel luxe de pierreries! quel éclat jettent les vives couleui's de son costume blanc , bleu et or! Néanmoins ce qui me frappe le plus, ce sont les caractères hébreux que je lis sur la lame d'or qui décore son front. Je m'approche de lui ; j'admire ce pectoral et ces épaulettes où sont gravés les noms des fils d'Israël ; l'éphod aux mêmes couleurs que le pavillon , que les voileç et la tapisserie de l'entrée du parvis. J'admire également le surplis , ou rochet , dont la couleur est celle du plus beau bleu céleste , avec ses grenades tricolores et ses clochettes d'or qui se détachent sur le fond blanc de la longue tunique. Âh ! le sacrificateur, ainsi revêtu , est manifestement le glorieux type de notre Souverain Sacrificateur Jésus-Christ , le Fils de Dieu. C'est celui-ci qui , par excellence, est Saint à l'Eternel ; c'est lui qui porte son peuple sur ses épaules et sur son cœur , comme le berger porte la brebis perdue et une mère tendre ses enfants bien-aimés. C'est lui qui est Lumière et Vérité ou Perfection (Urim et Thummim), lui qui est revêtu d*innocence et de tous les dons du Ciel. C'est lui dont nous devons suivre les pas quelque part qu'il aille (les clochettes), et qui nous donne les fruits de sa justice (les grenades). Et si nous croyons en lui,

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