‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 185 sur 229 · DE LE VEAU D*OR · texte numérisé non relu

DE LE VEAU D*OR

^H avec une sorte de tristesse , ce ne sont pas les cris de .X9 vainqueurs ou de blessés. Mieux vaudrait cela. Ce sont plutôt des voix qui chantent! Hélas! chanter et danser avec le cœur rempli de péché; chanter au moment où l'on vient d'insulter Dieu ; chanter au bord de rabîme dont nous menace la justice du Très-Haut; et chanter,

quoi encore? Voilà pourtant ce que les naondains

ne cessent de faire. Ils chantent et dansent pour étourdir leur misère , pour tromper leurs ennuis , pour oublier Féternilé et porter légèrement une vie dont ils n'osent considérer Tissue. S'ils étaient réconciliés avec Dieu , ce ne serait pas ainsi qu^ils manifesteraient leur joie; mais, au fait, comment peut-on se réjouir, si ce n'est par des plaisirs factices , tant qu'on n'a pas la paix de l'Etemel?

§ 847. En voyant le veau et les danses, Moïse se sent enflammé de colère ; il jette de ses mains les Tables et les brise au pied de la montagne. Il y a une sainte colère ; c'est la colère même de Dieu, celle que notre Seigneur montra quand il chassa du lieu sacré ceux qui le profanaient , celle qui efifrayera ses adversaires au dernier jour, la colère de l'Agneau (Apoc. VI, 47). Rien n'est plus difficile à l'homme pécheur que d'éprouver une sainte colère. La passion, ou autrement le péché, s'y mêle facilement. Je n'affirmerai donc pas qu'il n'y ait eu dans Moïse aucun dépit , aucune violence, et toutefois sa colère me parait avoir été une juste colère , un fruit même de sa foi et comme une inspiration divine. Dieu seul , en effet , a pu dire à Moïse de briser les tables de pierre qu'il venait de lui remettre. Par cet acte symbolique, le prophète de Jéhovah déclarait au peuple son péché, a Vous avez enfreint la loi ; votre alliance avec )) Dieu est brisée. » Ainsi en est-il de tous les hommes.

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