V1TIQ(J£ LOIS CÉRÉMONIELLES ET AUTRES
XIX § 894. Le mensonge est mis par le Seigneur sur h Jl même ligne que le vol. Le menteur oublie Dieu auss bien que le larron. C'est l'infidélité qui caractérise Tue et Tautre de ces crimes. Ils viennent également de celui qui est menteur dès le commencement , c'est-à-dire du Diable. Par le mensonge , on peut faire autant et plus de tort au prochain que par le vol. D'ailleurs , mentir à son prochain , c'est lui dérober la vérité.
12 § 895. Quel abominable péché que de confirmer un mensonge par un jurement! G^est faire Dieu menteur.
13 § 896. L'ouvrier qui gagné péniblement et jour par jour son pain et celui de se$ enfants , peut souffrir beaucoup des retards qu'on met à lui payer son salaire. A moins donc qu'il ne désire lui-même qu'il en soit autrement , nous sommes tenus de lui livrer chaque jour le prix de son travail.
14 § 897. Il y a de Tindignité à se montrer sans compassion pour le sourd et pour l'aveugle, bien plus encore à abuser de leurs infirmités. Parler mal d'un sourd parce qu'il ne nous entend pas, c'est comme parler mal d'un absent : il y a là tout à la fois lâcheté et mauvais cœur. Mais que nous dit Dieu? C'est qu'il voit pour l'aveugle et qu'il entend pour le sourd.
15 § 898. Un juge qui prononce en faveur du riche parce qu'il est riche , ou en fgiveur du pauvre parce qu'il est pauvre , commet , dans l'un et l'autre cas, une iniquité dont l'Eternel sera juge.
16 § 899. Médire du prochain et répandre son sang: deux péchés que le Seigneur ne rapproche pas l'un de l'autre sans motifs. Il ne veut pas dire que ce soient des crimes également odieux ; mais le médisant d'habitude n'est pas plus sur le chemin du ciel que le meurtrier. Si c'est par charité que nous respectons la personne et
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la vie d' autrui , cette même charité doit nous inspirer Xi' aussi du respect pour sa réputation. ""
§ 900. Non-seulement nous ne devons pas verser le 17, ] sang de nos frères, mais de plus nous avons à nous garder soi^eusement de toute haine. Pour sentir la sagesse de ces lois et leurs rapports intimes , rappelezvous Caïn, Esatt, Siméon et Lévi, les frères de Joseph. Ce n'est pas à dire , cependant , qu'il nous soit permis d'aimer le péché chez nos frères. Au contraire , le Seigneur nous invite à ne pas le souflrir en eux plus qu'en nous. Seulement, si nous sommes les objets de leur méchanceté , il nous est interdit de nous venger de leur malice , car, après tout , nous devons aimer notre prochain comme nous-mêmes. Ainsi a dit l'Etemel. Quelle est sublime cette morale, et combien ils sont mal informés ceux qui prétendent que la morale de l'Evangile est foncièrement différente de celle de l'Âncien-Testamenti II n'y a pas deux morales, comme il n'y a pas deux Jéhovah, ni deux vraies religions !
§ 901 . En défendant d'accoupler des animaux d'es- 19 pèce différente et d'ensemencer les champs de graines diverses , tout comme de porter des vêtements moiUé laine et moitié lin , il semble que le Seigneur ait Voulu inculquer à son peuple, en toutes choses, des habitudes simples et naturelles. Cette loi sans doute était particulière aux Israëlites, mais elle ne laisse pas de nous fournir la leçon que je viens d'indiquer. — Peut-être y a-t-il aussi là quelque type , le Seigneur voulant nous dire qu'il est des choses qui , bonnes en elles-mêmes , perdent de leur valeur quand on les associe.
§ 902. L'impureté, dans les circonstances même les 202! moins odieuses ; est un péché qui mérite le châtiment et qui a besoin de l'expiation. Celui qui Ta commis^ en 4^3