La pâque
3-23 3® La fête des semaines ou de la moisson (§786). 4® Les fêtes du septième mois on des dernières récoltes. Elles consistaient :
a) Dans une sainte convocation, le premier jour du mois;
b) la fête des expiations, le dixième jour ;
c) celle des tabernacles , ou des tentes , qui commençait le quinzième jour par une sainte con* vocation , durait sept jours , et se terminait par une convocation semblable à celle du quinzième jour.
Pendant cette semaine, les Israélites demeuraient sous des tentes, ou des cabinets de verdure en plein air, pour se souvenir du désert que leurs pères avaient traversé avant d'entrer dans le pays de Canaan. — Au reste, toutes ces solennités étaient de véritables fêtes , dans lesquelles le peuple se réjouissait d'une sainte joie à cause des délivrances de l'Eternel. C'est aussi là ce que doivent être les fêtes des chrétiens. Si elles n'ont pas ce caractère; si, pour les uns, elles revêtent un aspect
LOIS CÉRÉHONIËLLES ET AUTRES. LÉVlTIQl
assez lugubre, tandis qu'elles sont pour d'autres roc- XXU casion de plaisirs mondains, cela vient, hélas! de ce que "~ ceux qui se disent chrétiens n'ont pas tous la foi des chrétiens.
§914. Au chapitre XXIV se trouve répétée en partie XXll la loi relative à l'huile sainte qui se consumait dans le» lampes du chandelier à sept branches (§ 826). Pour montrer que chacun doit concourir à l'édification et à< l'instruction de tous, elle devait être fournie par lepeuple et non par le sacrificateur. Après quoi nous avons une ordonnance au sujet des pains ou des gâteaux qu'oni exposait constamment sur la table d'or du sanctuaire (§ 803). Ces pains étaient de même nombre que les tribus d'Israël, rangés en deux piles, chacunede six pains. On les saupoudrait d'encens^ et chaque sabbat on les^ remplaçait par d'autres. Après ce que nous avons dit: ailleurs (§ 830), il doit être facile de comprendlre ce beau, type.
§ 943. Le fils d^une Israélite et d'un Egyptien: ayant I0-i( mal parlé de Dieu dans une dispute qu'il eut avec un de ses frères d'Israël, il fut dénoncé à Moïse. L'Ëternel lui fit connaître, à cette occasion, de quel supplice étaient dignes les blasphémateurs. Mal parler de Dieu, insulter Dieu, le maudire ! quel horrible forfait (^ 81 , 96). Aussi le blasphémateur devait-il être lapidé. C'est de ce crime que notre Seigneur fut accusé devant les Juifs, et pour ce crime qu'ils le condamnèrent. Nous verrons en son lieu par quelle suite de circonstances Dieu ne permit pas que ses os fussent brisés à coups de pierre, et comment il arriva qu'il subit le supplice de la croix, supplice bien plus douloureux et plus infamant.
§ 913. Lois sur Vannée sabbatique et sur le jubilé. XXV — Tous les sept ans la terre devait avoir son repos