‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 20 sur 229 · IX. Promesse et Jugement · texte numérisé non relu

IX. Promesse et Jugement

§99. En eflFet, ce sont trois sentences que les cou- 14, 15 pables vont entendre sortir de la bouche du Juge Suprême des hommes et des anges ; la première contre le serpent, la seconde contre la femme et la troisième contre l'homme. Mais, ô miséricorde de Dieu! le premier de ' ces arrêts renferme une magnifique promesse !

§ 400. Pour comprendre la sentence dont le serpent fut l'objet , il ne faut pas oublier qu'en lui se trouve la personnification du Prince des ténèbres (§ 73). En sorte qu'il y a là des paroles qui ne se rapportent qu'à Satan, d'autres qui s'appliquent seulement au serpent , quelques-unes , enfin , qui sont vraies relativement à tous deux.

§ 104. Quelle qu'ait pu être la nature primitive du serpent , nous sommes sûrs que son état actuel difllère essentiellement de l'ancien; en sorte qu'on pourrait se demander jusqu'à quel point c'est le même animal, et par conséquent de quelle manière son abjection actuelle peut .être la punition de ce qu'il a fait dans une autre nature. La réponse est que, à proprement parler, il n'y a pas eu de châtiment pour le serpent, et aussi n'en méritait-il point. Il n'est pas plus malheureux que les autres animaux^ et l'on ne saurait dire que Dieu ait voulu le châtier. Mais ce qu'il a voulu, c'est nous montrer son horreur pour le mal , horreur telle qu'il l'étend à tout ce qui peut en être l'occasion ou l'instrument; par où il nous donne un grand exemple. D'ailleurs, la malédiction qu'il prononça contre le serpent eut en réalité pour objet le Tentateur, ange maudit depuis sa révolte, et

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