ENÈSE CHUTE DE L'HOMME
HI Comme si Dieu lui avait doané une épouse pour qu'il ^ cédât à sa parole , plutôt que d'observer celle de son Dieu ! Quel blasphème , que d'attribuer au Seigneur, àë quelque façon que ce soit , les péchés dont on se rend coupable par un effet de sa propre volonté I Ce n'est pas moi qui me suis foit, dit l'homme colère, vindicatiJf^ débauché. Que prétendez- vous par ce langage? Dieu serait-il l'auteur de vos péchés et la source de vos passions? Vous calomniez Dieu, comme Satan (§ 84 ); vous le blasphémez dans votre impiété!
§ 97. Telle est donc la profonde dégradation dans laquelle la désobéissance plongea nos premiers parents, et avec eux tous les hommes. Au lieu de la paix dont ils jouissaient, voici le malaise, et le trouble et l'angoisse d'une conscience agitée; Dieu est méconnu et redouté; l'esprit de mensonge et d'illusion s'empare de l'àmeda pécheur ; remplie d'un odieux égoïsme , cette âme va jusqu'au blasphème contre Dieu ! N'est-ce pas la lumière qui est changée en ténèbres, la vie qui est devenue une mort? Aussitôt après qu'Adam a désobéi, nous ne voyons plus en lui aucune trace de communion avec Dieu ou de vie spirituelle ; il est mort dans sa faute et dans son péché. Ainsi s'accompUt à la lettre, et sous le rapport le plus important , cette parole du Seigneur : « Au jour que tu en mangeras tu mourras ; » ainsi encore se trouva fiausse la promesse de Satan : a Vous ne mourrez nullement. » 13 § 98. Après avoir interrogé Adam , Dieu s'adresse à la femme. Sa réponse, toute semblable à celle de son mari , prouve , hélas! qu'il y avait chez tous les deux un même cœur aveuglé et sans repentance. — Il ne restait donc plus qu'à prononcer le jugement.
PROMESSE ET JUGEMENT. aENÈÎ