MBRES PRÉPARATIFS DE DÉPART
X D^ abord Juda , Issachar et Zabulon. Après eux , six cha- {Igg ^*o^ contenant le tabernacle désassemblé et conduits
parles Guersconites et les Mérarites descendants deLévi. Les tribus de Ruben , de Siméon et de Gad suivaient les chariots. Puis venaient les Kéhatites portant sur leurs épaules Tarche , les autels , le chandelier et la table. Enfin Ephralm, Benjamin, Manassé; plus loin, à Tarrière-garde , Dan , Ascer et Nephtali.
19-36 § 934. Au moment de partir, Moïse engagea Hobab, ou Jéthro son beau-père , fils de Réhuel (§ 633), à aller avec lui , en lui promettant un bon établissement dans le pays que rElernel leur avait donné. La raison que Moïse allégua doit un peu nous surprendre. Il désirait que Jéthro leur servît de guide au travers du désert, comme si la nuée pouvait les tromper. Je ne saurais trop comment justifier entièrement Moïse, qui me parait avoir voulu s'appuyer sur Thomme lorsque VEternel devait lui suffire. C'est une tentation à laquelle même les meilleurs peuvent se laisser prendre ; or, bien que Moïse ait été un des plus excellents serviteurs de Dieu , encore est-il qu'il eut sa part d'infirmité. Ce même Moïse toutefois ne manquait jamais ^ soit au départ de l'arche , soit au moment où l'on faisait halte , de proclamer la présence de l'Eternel au milieu de son peuple.
XI § 935. Le tort dont Moïse se rendit coupable en cette l-iô occasion , fut moins grave que celui qu'il confesse avec
tant d'ingénuité quelques lignes plus bas. Le peuple, fatigué de la route , murmura contre l'Eternel ; et bien que , sur l'intercession de Moïse , le Seigneur eût arrêté le terrible fléau par lequel il se disposait à châtier les enfants d'Israël, ces malheureux recommencèrent bientôt leurs murmures et leurs lamentations. Us étaient ennuyés de cette manne toujours la même, ils regrettaient
PREMIÈRES MARCHES. MOMBRl
les excellents légumes de l'Egypte ; or il paraltque Moïse Xï lui-même éprouva quelque sympathie pour le péché de {^^ ses frères , car il ne comprit pas cette fois Tindignation de r Etemel. Avec des accents dont on ne peut excuser la violence , il se plaignit de la tâche que Dieu lui avait imposée , et , en homme qui est tout à fait découragé , il invoqua la mort. Sans doute que la tâche de Moïse était difficile, comme l'est bien souvent celle de tout chrétien ; mais , en présence du Seigneur et de ses promesses , est-il jamais permis de se désespérer?
§ 936. Toujours plein de compassion pour les fai- 16-20 blesses de ses enfants , mais aussi toujours décidé à les châtier quand ils le méritent , le Seigneur reprit et exauça MoUse tout à la fois : il le reprit en lui étant une partie de son autorité et de ses prérogatives de conducteur dlsra^l ; il Texauça en lui donnant pour aides soixantedix anciens , dont Moïse fit le choix et sur lesquels le Seigneur mit son Esprit. Après quoi , il promit d'envoyer au peuple de la viande à manger, et même en telle quantité et pendant si longtemps qu'ils finiraient par s'en dégoûter.
§ 937. A l'ouïe de ces paroles, Moïse céda à un de 21-24 ces mouvements d'incrédulité que Satan sait avec tant de malice exciter dans nos méchants cœurs. De la viande en surabondance , pour tout un peuple , dans la solitude du désert! Gela ne lui semblait pas possible , parce qu'il oubliait la toute-puissance du Créateur et ses œuvres précédentes. Aussi l'Eternel lui dit-il : « Ma main est-elle raccourcie?» Ai-je perdu quelque chose du grand pouvoir dont je t'ai donné tant de preuves?
§ 938. Cependant , selon la parole de Dieu , les an- 25-30 ciens que Moïse avait appelés auprès de lui se mirent à prophétiser, au moins pendant un certain temps ; ce qui