‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 217 sur 229 · UTÉRONOME PRÉDICATIONS DE MOISE · texte numérisé non relu

UTÉRONOME PRÉDICATIONS DE MOISE

-IH ce mélange que Moïse pouvait bien leur dire , comme "" il le fait souvent , vous avez vu et entendu , et toutefois leur rappeler les faits anciens, les leur enseigner même, comme s'ils eussent été nouveaux pour eux. Cela dit, j'entre en matière.

-m § 1003. C'était Tan U50 avant Jésus-Christ. Il y avait trente>neuf ans et dix mois que les enfants d'Israël étaient sortis d'Egypte sous la conduite de MoTse. Ce vieillard, vénérable par ses 120 années, comme par son long et pénible ministère , seul de son âge au milieu de la foule, et, sentant approcher le jour de son délogement, fut encore chargé par l'Eternel de faire entendre sa voix à ses frères. Il commence par leur rappeler les promesses de Dieu , promesses en vertu desquelles ils marchaient à la conquête du pays de Canaan ; puis il passe en revue plusieurs des événements dont ils avaient été les témoins, eux ou leurs pères , et qui étaient les arrhes des promesses. Il leur dit comment ils s'étaient multipliés d'une manière merveilleuse ; comment il avait établi sur eux des anciens pour administrer la justice ; comment ils envoyèrent des explorateurs au pays de Canaan et quels furent les tristes résultats de cette mission ; comment , après être retournés sur leurs pas, ils avaient repris, trente-huit ans après, le chemin du pays de la promesse; comment , épargnant les fils de Lot , ils avaient dépossédé Sihon , roi de lîesçbon , et Hog , roi de Basçan, en sorte que deux de leurs tribus et la moitié d'une autre occupaient déjà la contrée qui s'étendait de l'Arnon au nord , sur toute la rive orientale du Jourdain ; Moïse dit enfin comment le Seigneur avait résolu de le faire mourir lui-même avant qu'ils passassent le fleuve , en lui donnant pour successeur Josué, fils de Nun , son fidèle serviteur, et le digne compagnon de Caleb.

PRÉDICATIONS DE MOISB. DEUTÉBONO

§ 4 004. Cela fait, Moïse exhorte vivement le peuple lY à observer les commandements de Dieu , sans y rien ^Tî ajouter et sans en rien retrancher. (( Quelle gloire pour 2, •: vous , leur dit-il , d'avoir un Dieu qui n'est pas comme ceux des autres peup)^, fixé à une certaine localité, mais qui est partout avec vous! Quelle gloire que de 8 posséder un code de lois dont TEternel est lui-même l'auteur î Demeurez-y fidèles et il n'y aura pas de nation qui vous égale. Prenez garde surtout de ne pas vous IG livrer à Tidolâtrie, car vous savez par expérience que Jéhovah , votre Dieu , est un feu consumant , qu'il est 24 jaloux de votre affection. Si vous Tabandonnez , soyez ai sûrs qu'il vous abandonnera aussi et vous dispersera parmi les peuples. Sans doute que, même alors, ce Dieu 2C Fort et Miséricordieux sera prêt à vous recevoir quand vous reviendrez à lui ; mais voyez quel amour il vous a témoigné en se révélant comme il Va fait! « Sachez donc 39, t aujourd'hui et gravez dans votre cœur, que TEtemel » est Dieu là haut , dans le ciel, et ici-bas sur la terre , 3> et qu'il n'y en a point d^autre que lui. Gardez donc x> ces statuts et ces commandements que je vous prescris » aujourd'hui , afin que vous soyez heureux et que vous » prolongiez vos jours sur la terre que le Seigneur votre D Dieu vous doniie pour toujours. » — Tel fut le premier discours de Moïse , dans une époque si solennelle pour lui et pour tout le peuple. Ses exhortations , comme on le voit , se fondent essentiellement sur la reconnaissance qu'Israël devait au Seigneur ; sous ce rapport , on ne saurait douter qu'elles ne nous conviennent aussi bien qu'à eux.

§ \ 005. Nous avons vu ailleurs (§998) que le meur- 41, trier involontaire , pour échapper au vengeur du sang, devait se retirer dans une ville dite de refuge. Moïse en

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