‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 225 sur 229 · I.XXWII« Mort de Hotae · texte numérisé non relu

I.XXWII« Mort de Hotae

1-13 § 4035. Moïse n'ayant pltts que peu de mo vivre, répéta de nouveau et avec une humil remarquable , le jugement de Dieu en suite c était privé du bonheur de voir le pays de ses a Cela n'empêchera pas, dit-il à ses frères, q ne le possédiez, car TEternel votre Dieu marcl vaut vous ; fortifiez-vous donc et prenez courage que menaçants que soient vos ennemis. D'aillei me remplacera: a Toi donc, Josué, fortifie-toi prends courage» en t'appuyant par la foi sur les ses de Dieu; « car il ne te laissera point et il m donnera point. » Puis Moïse remit aux sacrifie: loi de rËlemel , telle qu'il l'avait transcrite lu avec ordre de la lire chaque septième année à de la fête des tabernacles, qui durait huit jours A cette lecture devait assister tout le monde : l mes, les femmes, les enfants et les étrangers prouve combien sont graves l'erreur et le p conducteurs de r église romaine , qui interdisent roun peuple la lecture de la Parole de Dieu.

14-30 § 1 036. L'Eternel aussi voulut adresser lui-n paroles d'encouragement à Josué, tout en déc honorablement Moïse des fonctions saintes qi exercées durant quarante ans. L'un et l'autre e à cet eflfet dans le tabernacle , sur lequel la nué poser pour attester au peuple la présence du S et , en peu de mots , il confirma à Moïse toutes lations que son Esprit lui avait dictées relaliver destinées du peuple d'Israël. Puis II lui inspira

MORT DE moïse. DEUTÉRONOIV

tique que tous les Israélites devaient apprendre par XXXI cœur, afin de servir de témoin au Seigneur contre les i^^q endants d'Israël; c'est-à-dire qu'il leur rappellerait sans cesse les grâces que Dieu leur avait faites , ses menaces aussi , et l'immutabilité de ses promesses.

§ \ 037. C'est le second cantique dont la Bible fasse XXXI mention (§ 71 4 ) , mais non pas le seul qu'ait composé Moïse. Voyez le psaume XC et lisez-le dès à présent. Vous y reconnaîtrez bien l'auteur de la Genèse , le témoin des jugements de l'Eternel sur son peuple et le fidèle plein de confiance dans les promesses du Tout- Puissant. Quant au cantique que nous avons sous les yeux y il faudrait pour en relever toutes les beautés , le citer d'un bout à l'autre. Remarquons seulement ce qui 8 nous y est dit de la souveraineté de Dieu dans le partage qu'il a fait de cette terre aux divers peuples du monde. Admirons ensuite en quels termes Moïse décrit il, i: les tendres soins de la Providence divine à l'égard d'Israël, comment il prédit que ce peuple aurait lieu un si jour d'être jaloux de nations qui auparavant n'étaient point le peuple de Dieu , c'est-à-dire des païens , lesquels entreraient dans l'alliance du Seigneur dont Israël lui-même se serait retiré; la douleur que lui fait éprou- 29 ver les futures infidélités de ses frères ; les traits sublimes par où il caractérise le vrai Dieu : il est le Rocher, 4 il n'y a point d'autre Dieu que lui , il fait mourir et il 15, -2 fiait vivre, il blesse et il guérit, personne ne se peut délivrer de sa main , car il la lève vers les cieux et dit : Je suis vivant éternellement! Voyez enfin ce que fera ce ^ Grand Dieu au jour des rétributions : toutes les nations 43 - seront réunies lorsqu'il vengera ses serviteurs , depuis Abel jusqu'aux derniers, lorsqu'il fera tomber la vengeance sur ses ennemis, et qu'enfin son peuple sera en 493 *

)El TKRONOME MORT DE MOÏSE.

XXXIII paix sur la nouvelle terre où la justice habite (2 Pierre "" m, 13).

47 § 1038. Tout ceci, dit Moïse, ne sont pas de vaines paroles , mais c'est votre vie. En effet , la Parole de Dieu est vivante , et c'est par elle seule que , dès ici-bas, nos âmes peuvent revivre , de la vie de Dieu ( Deut. VIII , 3). § 1039. Enfin, de même que Jacob sur son lit de mort avait béni ses fils, chacun de sa bénédiction particulière , Moïse reçut de Dieu l'honneur et la grâce de se séparer des tribus d'Israël comme un père se sépare de ses enfants , en leur donnant la bénédiction de l'Eternel. Ces dernières prophéties de Moïse oat natuellement beaucoup de rapport avec celles du patriarche Jacob; en conséquence je ne crois pas devoir m'y arrêter. Cependant j'attire spécialement l'attention de mes lecteurs sur le verset 1 6 , où ils retrouveront, j'espère avec joie, non-seulement le souvenir de Joseph , mais encore ce mot de Nazarien qui nous met en présence de notre Joseph à nous , savoir de notre bon et miséricordieux Sauveur Jésus-Christ (§§ 596 , 597).

XXXIV §1040. Nous arrivons, chers lecteurs, au terme 1-5 d'une longue carrière, j'entends à la fois l'étude du

Pentaleuque et la vie de celui qui l'a écrit. Parlons d'abord de celle-ci. Selon l'ordre de Dieu (Ghap. XXXIl, 48-52) , ordre que j'ai passé sous silence, Moïse monta sur la montagne de Nébo , située à cinq Heues de l'Arnon vers le nord , montagne élevée d'où il put voir au loin les principales sommités du pays de Canaan , les vallées qui étaient à ses pieds , et peut-être dans quelque petit espace entre les collines , un point de la mer Méditerranée , si toutefois le texte ne doit pas s'entendre dans ce sens , que Moïse vit les monts de Juda qui se prolongent jusque vers la mer occidentale. Pendant que

MORT DE moïse DEUTÉRONOft

Moïse contemplait ce spectacle , TEternel (qui doit avoir XIXI révélé cette circonstance à Josué, auteur sans doute de jTs ^ ce dernier chapitre du Deutéronome) , TEternel , dis-je , [j répéta la promesse faite jadis à Abraham. Après avoir ^^ parlé de la sorte à la foi de son serviteur, il le retira de L ce monde , sans qu'il fût entré lui-même dans le pays ■^ de Canaan , comme du reste le Seigneur le lui avait annoncé.

§1044. L'Eternel fit disparaître le corps du pro- « phète , et nul ne sut en quel coin de terre il l'avait déposé. Peut-être voulut-il par là ôter aux Israélites toute tentation de rendre à la dépouille mortelle de leur grand législateur, ou , comme on dit , à ses reliques , des honneurs exagérés et idolâtres. Du reste , quoique Moïse 4 eût \ 20 ans au moment de sa mort , il était encore plein ^ de vigueur, en sorte qu'il aurait pu très-bien , si tel eût ^ été le bon plaisir de Dieu , continuer à conduire le peuple. Mais il importait à la gloire de l^ternel qu'on ne crût pas qu'il avait besoin de Moïse ; il ne fallait pas que Moïse fit oublier Celui duquel il tenait ses pouvoirs. Toute cette nouvelle génération était peut-être assez disposée à faire de Moïse son dieu ; il lui fut donc enlevé. C'est ainsi que , bien souvent , l'Eternel a dû priver un peuple , une église , une famille , d'hommes dont l'existence semblait indispensable , et sans lesquels toutefois l'œuvre de Dieu s'est poursuivie comme de leur vivant. C'est que l'Eternel , quant^à lui , ne meurt pas (Chap. XXXII, 40).

§ 4 042. Les enfants d'Israël pleurèrent Moïse pen- 8-1 danfc un mois. Josué , rempli de l'Esprit de sagesse par l'imposition des mains de son prédécesseur, le remplaça dignement comme vous le verrez , et ce même Josue résume en peu de mots tout ce qu*on peut dire sur Moïse :

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