‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 24 sur 229 · X. Un nouvel ordre de ehoses · texte numérisé non relu

X. Un nouvel ordre de ehoses

§ 409. Après avoir lu cette- histoire de qos premiers 20-i4 ireots, une curiosité fort légitime en apparenee porte demander ce qui se passa dans leur âme et ce qu'ils pvinrent. Mais tandis qu'un historien humain, et sur- If on conteur, n'eussent pas manqué de satisfaire ou prévenir cette curiesilé, la Parole de Dieu ne nous là-4essus que des indications, soit afin d'exercer soumission , soît pour nous apprendre à discerner qui est essentiel de ce qui ne l'est pas. Lors donc que w nous cache quelque chose, souvenons-nous dm r que renferme le désir de tout connaître (§ 83} , contentons -nous de ce qui est clairement révélé. 'fm autre côté , n'oublions pas que Dieu nous révèle ivent de- grandes vérités par un mot très-petit en l^rence ; comme nous l'avons vu au chapitre II , ver- 85 (§70*). Or nous avons ici une circcmstance toute mile.

1^10. Pour marquer le nouvel ordre de choses dans iO pel ils venaient d'entrer^ lui et sa femme , Adam à celle-ci un nouveau nom , et ce nom est bien irquable , car il signifie vivante. On aime à voir ]<k un signe de la foi que la grâce de Dieu mit dans I eoDur d'Adam , au moment où il lui fit la promesse 405). Bien que l'Eternel vienne de lui annoncer qu(*. • I corps et celui de sa compagne retourneront dans h* mière d'où ils ont été pris , il s'arrête avec bonheur l'idée que sa femme sera- la mère des vivants.< C'est oie s'il avait dit : ci Quoi qu'il en soit> nous ne mour^ hos point , mais nous vivrons pour raconter les œuvres

B1IÉ3E UN NOUVEL ORDRE IXB OiOSES.

H1 de TEternel. » S^il y a une mort par le péch<

^ une vie par la grâce de Dieu. Non-seulement c

encore, tout homme meurt pour revivre : ni

Âbel; ni aucun autre ^ ne sont morts pour

Ainsi , ce que te péché a détruit ce n*est pas

talité de Thomme, mais sa félicité; et puis,

délivrance promise , le bonheur étemel peut

le partage du pécheur. Voilà ce qu'Adam

prendre et recevoir par la foi. On pense gén

qu'il le fit, et que, de cette manière , il d

nouvelle créature , ou autrement que son èir

vertit à Dieu. — Et vous qui lisez ces lignes , <

par la foi , du nombre des véritables vivam

vous saisi la vie éternelle? Vos pensées.et vc

dirigent-ils vers elle et vers Celui qui nous V,

par son sang?

31 § 4 H . Du sang I il s'en est bien répandu s

depuis le péché d'Adam, mais le premier

s'abreuva fut sans doute celui des animau:

peau desquels Dieu lui-même fit à Adam e1

vêtements dont ils avaient besoin. L'homme

geait point encore la chair des animaux (

ne fut donc pas pour lui servir de nouri

ceux-ci forent immolés. Mais Dieu, voulant

vit de ses propres yeux ce qu'est la mort,

qu'il venait d'attirei^ sur lui et sur sa pos

ordonna de répandre le sang d'une victime ,

* cent, qui devenait en même temps une ima,

que notre Sauveur devait , plus tard , verser

sur la croix et en Gethsémané. Quant à ceî

peau , c'est une belle image aussi de la justic

Rédempteur, justice dont il faut que nous soy(

pour entrer dans le ciel.

UN NOUVEX ORDRE DE CHOSES. GCNÈ^

§412. Peut-être mes lecleurs ne comprennent-ils ï*ï pas tous, ce qui précède. Cela viendra plus tard. En ^ attendant, voici deux^ réflexions qu'ils saiâront sans peine. D'abord, c'est que , vu Tétat actuel dfe Thommc , le vêtement est d'une nécessité morale- absolue. Il n'y a que les sauvages qui puissent se souffrir dans la nudité ; et véritablement on ne sait trop que penser des hommes, des femmes surtout, qui se présentent quelquefois en public avec des habillements qui ne les couvrent que d'une manière imparfaite , ou qui dessinent des formes qu'on.' » l'air seulement de cacher. N'est-il pas honteux aussi qu'on expose à la vue de < tout le monde, soit par la gravure, soit par la sculpture, ce qui, selon la volonté formelle de Dieu, doit être velu et non pas nu?

§143^. Ma seconde réflexion , c'est que TEternel , en revêtant lui-même Adam et Eve , voulut leur montrer qu'il pouvait seul effacer la honte de leur péché , et aussi qu'il était prêt à le faire. Il ne les abandonne donc pas à' eux-mêmes, malgré leur révolte. 11 demeure leur Père, ott- plutôt il l'est redevenu. Il les enveloppe de s»* grâce, et ils oseront se présenter devant lui san&^ effroi.

§ i4-4w Voici un passage qui a embarrassé plus d'un 22-2& docteur et cpii offre effectivement de grandes difficultés.. Qu'est-ce à dire: comme Vun de nous? Est-ce donc que l'homme serait devenu , par le péché , semblable , ou au Père, ou au Fils , ou au St.-Esprit? C'est inapossible ; . car il est plutôt devenu semblable à Satan.. Serait-ce peut-être de Satan, lui-même que l'Eternel veut parler quand il dit a l'wn de nous? » Mais y a-t-il apparence que le Seigneur ait jamais pu parler de l'Adversaire comme s'il y avait quelque chose de eonnnun entre Lui

SKÈSE UN NOUYEt ORDRE DE CHOSfê.

III et cet ange déchu? Ne serait-ce point tout si

22-25 ^^6 manière de dire : c Thomme a cru dev< voulu devenir comme l'un de nous? » Ou une sorte d'ironie : « Hélas , il s'en faut de que l'homme ait atteint ce à quoi il prétend Quand nous nous trouvons en face de paroles comme est celle-ci , passons outre avec respe mandant à Dieu de nous les faire compren chose toutefois nous est nécessaire.

§ 4 45. La suite est plus simple. Même en qu'il y ait eu dans le ccBur d'Adam un germ pentance et de la foi qui constituent le renouve rème , il n'en était pas moins devenu pécheu tel il n'avait plus de droit à la vie ni à la féli pourquoi Dieu le chassa de la délicieuse co l'avait placé , et il mit ainsi hors de sa portée vie qui était au milieu du jardin. Cet arbre , s la vie sainte et heureuse qu'Adam avait reç Dieu j ne fut pas détruit , vous le voyez , car i ronoè n'avait pas disparu. Cependant l'esp pécheur se rattache maintenant à autre chos de la croix , arbre maudit et béni tout en» pour nous le véritable arbre de vie. Planta terre de malédiction , sa tête s'élève jusqu'au Dieu et c'est par lui que nos èmes y parvienni § 4 46. Si Adam est chassé du jardin, c pour 'qu'il comprenne bien qu'il doit chercl qu'ici-bas son repos et sa vraie patrie. Sous c les peines et les amertumes de notre vie ter un bienfait de Dieu. Il est hélas, malgré celî gens qui s'obstiu^nt vainement à poursuivre ici-bas 7 mais c'est qu'ils ne croient ni au para ni au paradis promis ; et pourtant comme il 1

DIEU, LHOBfaU ET LE MONDE. GENfe

Ht ib se le èréent chacun à sa manière. Or, ils ont lU Dcoonr les ans dans un sens, les autres dans un 22I25 t), le paradis terrestre est fermé par la puissance icible da Seigneur.

V\l. Les Chérubins auxquels Dieu confia la garde ^^ 1, pour que Thomme n'y rentrât pas, sont les 1 00 les messagers de sa puissance. Vous voyez ici ! première révélation au sujet de ces intelligences demeurées fidèles à leur Dieu. Elles lui obéisij dles le servent, et parce que les anges aiment I de tout leur coeur, ils approuvent tout ce qu'il fait Jjr coopèrent selon sa volonté. De même, si le Saintrrt a renouvelé votre cœur, à vous-4nèmes qui lisez N %ies , vous ne vous permettrez aucune objection iMre la conduite que Dieu tint envers nos premiers pimts] mais plutôt vous direz avec les anges dont il ftparlé dans l'Apocalypse : « Grandes et admirables MA tes œuvres , Seigneur Dieu Tout-Puissant ; justes et Mables sont tes chemins , ô Roi des saints! » (Àpoîc. "Nj 3). Que le Seigneur, notre Dieu , daigne donc ininer nos cœurs à l'aimer dans tout ce qu'il fait et dans Ht ce qu'il veut! Âmen.

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