‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 25 sur 229 · ENËSB DI£U, L'HOMME ET LE MONDE · texte numérisé non relu

ENËSB DI£U, L'HOMME ET LE MONDE

I-Hï point par nous dire qU'il y a un Dieu , ni par prouver "~ son existence , ni par exposer longuement en quoi consiste sa nature et ses perfections. 11 nous le montre agissant, parlant et pensant. 11 y a donc en lui une Intelligence , ou plutôt il est rintellîgence suprême. Dieu est Esprit.

§ 120. 11 n'y a qiïun seul Dieu; car nous ne voyons pas, dans l'histoire de ces trois chapitres , Faction de deux ou plusieurs volontés suprêmes. Toutefois, nous commençons à y découvrir, bien qu'obscurément y le mystère du Père , du Fils et du Saint-Esprit , un seul Dieu béni éternellement.

§ 1 21 . Ce Dieu , appelé V Eternel , Jehovah , a donné r existence à toutes choses; par conséquent, il existait auparavant: tout a eu un commencement, lui excepté. Mais avant de créer que faisait-il ? Nous ne le savons. Aurait-il pu ne jamais produire aucun être? Assurément; car en lui-même il est complet. Au surplus , nous ne connaissons de Dieu que ce qu'il a daigné nous révéler; et encore cela même confond notre pensée. C'est le caractère essentiel de Dieu d'être incompréhensible.

§ 122. Cependant, si nous observons bien ce qui nous est dit au sujet de Dieu dans ces trois chapitres , nous verrons clairement qu'il est tout-puissant , car il lui suffit de vouloir les choses pour qu'elles arrivent; parfaitement bon , car il arrange tout pour le bien de ses créatures; d'une sagesse infinie, car il n'agit pas sans un plan bien arrêté , et tout ce qu'il fait tend à l'exécution parfaite de ce plan.

§ 123. Après cela, dans la défense qu'il prescrite l'homme, il manifeste sa souveraineté; dans Tinterrogaloire qu'il lui adresse , sa présence partout et sa toutescience ; dans la sentence qu'il prononce contre les cou-

DIBU, L'HOMMfi ET LB MONDE. 6ENËS

pabtes , il montre à la fois sa sainteté , ou son horreur I-IH pour le mal , sa justice y ou robligation que sa nature ~~ même loi impose de punir le péché , sa fidélité , ou la certitude avec laquelle doivent s'accomplir Unîtes ses paroles.

§ 124. Enfin ^ la promesse qu'il fait d'une délivrance et d'un libérateur, proclame sa miséricorde et sa grâce envers les pécheurs ; c'est-à-dire la volonté souveraine qu'il a conçue de fournir aux criminels un moyen de sa^hit, parce que, après tout, Dieu est amour. Oh ! je ne sais pas si mes lecteurs sentent la chose comme moi, mais n'est-il pas vrai que, à voir même comment Dieu se conduisit avec l'homme après son péché, l'on est contraint de r^ter ce qu'on se disait en son cœur lorsque TEterael le créait à son image, qu'il le plaçait dans un lieu de délices et qu'il lui donnait sa compagne : oui , IMea est amour, ou comme nos versions le disent : Dieu est charité {\ Jean IV, 46).

§ 425. Tel est le Dieu qui se révèle à nous dès les premières pages du Saint Livre, et tel nous le verrons, toujours semblable à lui-même, dans toutes les portions de la Bible. Ceux qui savent en quelles absurdités sont tombés les hommes lorsqu'ils ont voulu imaginer Dieu, ou le trouva, par les seules lumières de la raison , ne peuvent qu'admirer la manière à la fois simple, grande et vraie dont en parlait l'israélite Moïse, il y a 3,300 ans \ environ ; c'est-à-dire dans un temps extrêmement reculé, plusieurs siècles avant qu'aucun philosophe eût conçu au sujet de la divinité rien de semblable, ni même rien d'approchant. Oui, nous admirerons, mais sans étonnement; car enfin, ce n'est pas Moïse qui a trouvé Dieu, c'est Dieu qui s'est révélé à Moïse ; et alors il est tout simpleque l'Israélite, devenu prophète de TEternel,

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