‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 37 sur 229 · SNESE LA POSTÉRITÉ DE GAIN · texte numérisé non relu

SNESE LA POSTÉRITÉ DE GAIN

lY général , que même des enfants de Dieu s'y laissèrent g""jg entraîner, mais nous n'oublierons jamais que la polygamie prit naissance au milieu des enfants de Gain , et nous verrons qu'elle fut constamment une source de maux pour ceux qui s'y livrèrent.

20 § i 64. Jabal , fils de Lémec et de Hada , l'une de ses femmes ; adopta le genre de vie qui avait été celui d'Âbel. Se séparant du reste de sa famille ^ il alla vivre sous des tentes à la manière des bergers , et , avec l'aide de ses enfants , il paissait de nombreux troupeaux. On aime à penser que cet arrière-neveu de Caïn était revenu au Dieu d'Abel, et qu'ainsi la postérité du meurtrier ne suivit pas tout entière ses coupables traces. Ceci toutefois n'est qu'une conjecture ; mais la charité veut que, lorsqu'on en est réduit à faire des suppositions, on suppose plutôt le bien que le mal. D'ailleurs il est arrivé souvent dès lors que Dieu s'est plu à étendre sa grâce sur des hommes qui appartenaient à des familles d'une impiété^notoire. Et quand on voudrait absolument entendre la chose d'une autre manière , c'est-à-dire quand on n'admettrait pas cette supposition , comme trop favorable à Jabal et aux siens , il en résulterait alors tont simplement qu'il ne faut pas adopter pour système, de voir du n^l dans tout ce que les méchants font; car assurément ce n'est pas un genre de vie répréhensible que celui de berger. Ce fut l'occupation d'Abraham et d'une foule de fidèles après lui.

21 § i 65. Jubaly autre 6\s de Lémec et de Hada, inventa les instruments de musique: le violon et les orgues ,^ disent nos Bibles; mais on comprend que ce n'était pas ces instruments tels qu'on les a perfectionnés dès lors. On ne saurait douter que le talent musical ne soit un don de Dieu. Par cette manière d'exprimer ses sentiments,

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LA POSTÉUITÉ DE CAUT. GENÈ5

le agit puissamment sur sa propre ème et sur IV le ses semblables. Mais il en est de ce don naturel ^ de tous les autres , on peut remployer pour le , on peut aussi le dépenser pour le mal. Quand la oe n'est qu'affaire de plaisir, quand elle ne sert Ta remuer, à satisfaire , à exciter les passions , elle jBérile qu'on la proscrive sans hésiter. Si , au contraire , I remploie pour exprimer et développer des sentieots honnêtes , surtout pour célébrer les louanges et gloire de Dieu , Ton ne saurait rien imaginer de plus lient. L'une est la musique des mondains; l'autre, musique des anges et des prophètes. Dans lequel ces deux espris Jubal et ses enfants employèrent-ils riaient musical? Je laisse à mes lecteurs le soin de NDoncer.

|<66. Tubal-Caln, fils de Lémec et de Tsilla son 22 iïre femme , fut un homme industrieux qui découvrit , mit en usage avec beaucoup de succès , l'art de fondre métaux. Ne nous étonnons pas de voir l'industrie Ittidre de grands développements parmi les descendu de Gain. Cela vint non-seulement de ce qu'ils vifaut rapprochés les uns des autres dans des villes et des , mais encore d'une autre cause qu'il ne faut pas aindre d'avouer. En général , les hommes pieux sont industrieux que les autres. Ils n'ont pas l'esprit tendu aux choses de ce monde , assez désireux «néliorer leur condition terrestre, assez avides de et de jouissances. Sans doute que , la nécesfe étant la mère de l'industrie , il n'y avait pas^moyen celle-ci ne fit quelques progrès dans le monde, — même qtfil n'eût été peuplé que d'hommes pieux; Nison peut4ire hardiment qu'ils ne l'auraient jamais , I eux seuls, poussée aussi loin qu'on l'a fait. Est-ce à

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IV dire que iHndustrie soit un mal? Non, puisque nous ^ verrons Dieu lui-même commander à Moïse , pour le tabernacle , des ouvrages d^art qui exigeaient des hommes fort habiles , hommes que Dieu remplit de son Esprit pour les effectuer. Non , encore , puisque Tindustrie est en quelque sorte une imitation de la création de Dieu, et qu'elle ne fait qu'employer des matériaux et des agents que Dieu semble avoir préparés tout exprès. Mais il n'en est pas moins vrai qu'il est des industries inutiles , coupables , dangereuses , maudites : vous pourrez bien , de vous-mêmes , en trouver des exemples. 11 est vrai , de plus , que l'industrie , par opposition à l'agriculture, dont on la distingue ordinairement, esl peu favorable à la piété : l'homme y est , en apparence beaucoup plus maître de son sort; elle conduit trop gé néralement aux extrêmes de la richesse et de la pau vreté ; elle fait de l'homme une espèce de machine i tisser le coton ou la laine , à extraire le minerai du seii de la terre , à attiser le feu des fourneaux , à polir de glaces, ou à équarrîr du bois; car, du matin au soir chacun ne fait qu'une seule chose , et chaque jour voi revenir exactement le même genre de travail. Je n( conclurai pas de tout cela que la Bible déclare la guerre i l'industrie ; mais je me crois permis de protester contn l'estime exagérée qu'on en fait de nos jours. Tout en. ad mirant les facultés créatrices dont Dieu a doué l'homme, je me garderai bien de les diviniser comme tant de genî semblent le faire.

23, 24 § i 67. La Bible se borne à indiquer le nom de Naha ma, sœur de Tubal-Gaïn. Peut-être que, même dans l( temps de Moïse , il se rattachait à cette femme des sou venirs que le Seigneur n'a pas jugé à propos d'enr& gîstrer dans son Livre. Il n'en est pas de même d'ur

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