Noe
§ 474. Mais ce n'est là qu'une des branches de la postérité d'Adam. On voit, au verset 4, que, outre Gain, Abel et Seth, il eut des fils et des filles, sans doute en grand nombre, je l'ai déjà fait remarquer (§ 433). Ceux-ci de même eurent beaucoup d'enfants, comme on le voit aux versets 7, 10, 13, 16, etc. En sorte qu'au /temps de Noë le monde pouvait être déjà fort peuplé, et sûrement qu'il l'était, selon ce que Dieu avait dit à Adam, chap. I, vers. 28.
§ 472. Une circonstance bien propre à remplir d'étonnement, c'est la longue vie qui fut donnée aux hommes de ces premiers âges du monde. Adam vécut 930 ans (vers. 5), Méthuséla 969 ans (vers. 27), et presque tous les autres dans cette proportion, quoique un peu moins
ENteE SETH BT SA POSTÉRITÉ.
V longtemps. C'est ainsi que le monde put
ï^s% P^^ rapidement ; car, par exemple, Adam lorsque Lémec naquit. En sorte qu'il exi sur la terre neuf générations d'hommes qui était le trisaïeul de Lémec , avait Âda aïeul et il en était de même assurément di ches collatérales. Or, si l'on veut se faire u rapidité avec laquelle la population du moi croître, grâce à la longévité des hommes, se représenter ce que serait , par exemple tion des Etats-Unis d'Amérique si, depuis de la colonie, personne n'y était mort. A lions qui sont rentrés dans la poussière ] siècles environ , il faudrait ajouter d'au d'individus qui seraient issus de mariages c empêchés ou qu'elle a brisés d'une manii rée; sans compter que, dans un tel ordr la vieillesse sans doute ne serait pas arri\ qu'à présent , en sorte que chaque famil beaucoup plus nombreuse.
§ 473. La longévité des hommes perr d'accumuler sa propre expérience , si biei utiles purent faire des progrès considérable coup moins de temps qu'il n'en faut maii surtout ce fut, entre les mains de Dieu, un sant pour conserver aisément et ^ans sa p venir de la création du monde , celui de l'homme et de la Promesse (§§ 102 , 103 les autres révélations du Seigneur. Aussi m que dans ces anciens temps, les hommes ; l'énorme oubli de Dieu qu'on appelle le ] r idolâtrie.
§ 174. Du reste, la longtHili^ des honu