S£TH ET SA POSTÉRITÉ. 6EKÉS
vent, les enfants meurent avant leurs parents. Ici nous ▼ n'avons que Lémec et Hénoc à qui cela soit arrivé, et ^^ encore fout-il remarquer qu'à bien dire Hénoc ne mourut pas.
§ 479. Quoique Hénoc fût de 622 ans plus jeune qu'Adam, dont il était séparé par cinq générations , il fut retiré de ce monde 57 ans seulement après lui. Il y a toute apparence que les fils de Seth, ancêtres d'Hénoc, furent de ceux qu'on apjpelait du nom de l'Etemel (IV, 26), c'est-à-dire des fidèles, ou des enfants de Dieu. Cependant nul ne se distingua plus qu'Ilenoc par sa piété. Il eut la foi, nous dit l'épitre aux Hébreux, (XI, 5), et il fut enlevé au ciel. Par là sans doute Dieu voulut proclamer Timportante vérité qu'il y a pour nos corps et pour nos âmes une autre vie, et qu'il recueillera certainement ses enfants auprès de lui. Il y a donc pour l'homme un quatrième état, outre les trois dont nous avons parlé (§ 126), c'est Vétat de gloire que Dieu réserve aux siens. L'enlèvement d'Hénoc, en parlant à ses contemporains d'une autre vie, était bien fait pour les consoler de la mort d'Adam et pour adoucir ce que la pensée de cette^catastrophe inévitable a toujours de si sévère. Or, remarquez que les contemporains d'Hénoc étaient nombreux, quoi qu'il soit mort de bonne heure relativement aux autres, puisque Lémec avait 443 ans à celte époque. Outre cela , l'erxlèvement d'Hénoc venait dire aux mondains, comme l'avait déjà fait la mortd'Âbel, mais d'une autre manière, qu'il ne fauUpas mesurer la faveur de Dieu à la longueur des jours qu'on passe dans ce monde. Encore une fois, heureux celui qui meurt dans le Seigneur, même à la fleur de son àgo ; et malheur à ceux qui se consument dans le péché jusqu'à la vieillesse toute blanche. Enfin , nons apprenons