‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 44 sur 229 · EKËSE SETH ET SA POSTÉRITÉ · texte numérisé non relu

EKËSE SETH ET SA POSTÉRITÉ

V par l'enlèvement d'Hénoc qu'il n'était pas absolument j^ nécessaire que l'homme mourût pour quitter ce momk; La mort n'est devenue naturelle et nécessaire que par le péché. Si les hommes n'eussent pas péché, il n'est pa» dit qu'il fussent toujours demeurés ici-bas^ mais Dieu pouvait les enlever au ciel comme Hénoc, et comme plus tard Elie , sans les faire passer par la redoutable catastrophe de la mort.

§ 480. Quant à ce qui est dit d'Hénoc qu'il marcha avec Dieu, cela signilie que, par la foi, il était habituellement près du Seigneur ; que, se nourrissant de ses promesses, il l'invoquait; qu'il vivait selon sa volonté et dans sa crainte. Marchons ainsi avec Dieu notre Père et notre Sauveur, sous la conduite de son Saint-Esprit, et nous irons où est Hénoc, ou plutàt là où est Jésus-Christ qui est aussi monté au ciel. Pour nous, il nous faudra bien mourir , mais si nous avons la foi nous ne serons pas effrayés de cette perspective , puisque notre Sauveur aussi est mort avant de ressusciter. Et , lorsque nous ressusciterons nous-mêmes , les fidèles qui seront alors sur la terre ne mourront pas, mais , comme Hénoc, ils seront transportés auprès du Seigneur dans Vair (IThess. IV, 45-18).

§ 184 . Pour terminer ce beau sujet, je dois faire observer que, d'après ce qui est dit en Jude v. 4 4, Hénoc fut un prophèle de Dieu, et, par la prophétie qui nous est rapportée comme étant sortie de sa bouche, nous apprenons que, de son temps, l'impiété avait fait de terribles progrès dans le monde. Nous allons voir au chapitre suivant le tableau des désordres qu'engendra cette impiété, et le terrible jugement que l'Eternel fit venir sur un monde coupable*.

NOS ET LES HOMMES DE SON TEMPS. GENËl

XVL Koë et les lioiiiiiieB de son temps.

§ 182, Noë, filsde Lémec et arrière-petit-fils d'Hénoc, 32 postérité de Seth (§ 470), eut, sans doute, comme ses pères, une nombreuse famille ; cependant la Bible ne nous parle que de trois de ses fils : Sem, Cam et Japhet, que Dieu lui donna lorsqu'il était ègé de 500 ans. Ces trois patriarches naquirent donc après Tan 4 556 de la création du monde.

§ 183. Déjà depuis longtemps le genre humain s^était vi fort multiplié. On a fait des calculs qui établissent que 1, 2 la population du globe pouvait être aussi considérable qu'à présent, si ce n'est plus. Cependant elle ne se composait toujours que de deux classes d'hommes ; et, en effet, il ne saurait y en avoir davantage : les pécheurs convertis et les non-convertis, ou les fils de Dieu et les fils des hommes^ pour suivre le langage delà Bible dans cet endroit. Ils étaient tous enfants d'Adam et pécheurs par nature ; mais les uns imitant la foi et la piété d'Âbel, avaient recouvré la qualité d'enfants de Dieu ; tandis que les autres étaient demeurés tout entiers fils de l'homme, la parfaite image d'Adam en tant que pécheur.

§ 184. D'abord, peut-être, ces deux portions si dis- tînctes de l'humanité furent numériquement à peu près d'égale force, mais bientôt elles se mélangèrent et se confondirent par des mariages mal assortis. On appelle ainsi dans le monde les mariages qui se forment entre personnes très-différentes d'âge, de fortune, de position sociale, d'esprit et de caractère; mais, aux yeux du Seigneur, les mariages les plus mal assortis, et par le Cait les plus malheureux et les plus funestes dans leurs

lirÈSB NOE ET LES HOMMES DE SON TEMPS.

yi conséquences, sont ceux qui se forment entre deux per- ^"^ sonnes dont l'une est un enfant de Dieu et Tautre un enfant du monde. Ces époux n'a jant pas le même Dieu, la même foi , la même espérance, ni la même morale, il est impossible qu'ils soient unis de cœur et d'àme comme il le faudrait. Leur union est toute matérielle et terrestre ; et, chaque homme portant en lui le penchant au mal plutôt qu'au bien, il est aisé de comprendre que, par un effet des relations intimes , longues et journalières qui existent dans la famille, Télément mondain finit par remporter ; car a les mauvaises compagnies a corrompent les bonnes mœurs, » Or, un mondain, ou une mondaine, quelque estimable qu'il soit d'ailleurs, ne peut être pour Fenfant de Dieu, et à la longue, qu'une mauvaise société.

§ 185. Il n'est pas possible assurément que les enfants de Dieu se tiennent en dehors de toute relation avec les mondains, puisque le monde en est rem-^ pli, mais au moins ne faut-il pas qu'ils choisissent parmi eux leur société. Tel fut le péché que commirent les enfants de Dieu dans le temps des patriarches , péché si fréquemment répété dès lors et par les mêmes causes. I/>r$que la piété forme alliance avec l'impiété et avec le vice, ce ne peut être, il est clair, que par des motîb terrestres ; et la plupart du temps on cède à l'attrait qui est au fond le plus déraisonnable de tous : la beauté, oa ce qui plaît aux yeux. Avant que le péché fut entré dans le monde, le beau et le bon ne taisaient qu'un ; mais il n'en est plus ainsi maintenant. La beauté est toujours an don de Dieu; mais un don susceptible d'abus, comme tous les dons terrestres; et, par les artifices de Satan, que de crimes et que demiisères n'a pas produit le culte, ou l'adoration de ce qui est beau, mais qui n'est que cela

Page 1