‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 5 sur 229 · II. La Créatton · texte numérisé non relu

II. La Créatton

CHAP. § 4 6. La Bible , dans sa première ligne , nous e I une grande doctrine : c'est que tout , excepté Die r: un commencement. Rien ne devait être plus co hommes de Tancien monde que cette vérité de fa insensiblement le souvenir des origines se perdit téra , en sorte que nous devons regarder com grâce de Dieu que sa Révélation débute en nous lant que les deux et la terre, c'est-à-dire toutes ont eu un commencement , et que c'est Dieu q appelées à Texistence. Les peuples et les individu possèdent pas la Bible ou qui la rejettent, l cette vérité , qui est pourtant le point de dé] toute religion. Ils croient, non pas propreme le monde ait toujours été ce qu'il est, mais que tière dont le monde est formé a constammen d'une manière ou d'une autre , et ils en at l'arrangement actuel au hasard ou à des circoi absurdes. En sorte que , pour eux , c'est le moi est Dieu, l'Ëternel. Ces hommes, hélas! sont plaindre et bien coupables tout à la fois !

§ 46. Créer signifie quelquefois simplement ger ojjt oi^aniser. C'est le sens dans lequel on d

LA CRÉATION. GfiNÈS

homme a créé un beau domaine là où il n^y avait anpa- I ravant que des buissons et des pierres. Mais créer sîgni- Y ^& aussi donner Texisience à ce qui n'existait pas , le sortir du néant. Acte de puissance le plus mystérieux de tous, et que notre intelligence reconnaît avoir été nécessaire, sans qu'elle puisse le concevoir. Dieu a créé de ces deux manières. Après avoir appelé les choses à l'existence, il les a organisées.

§ 47. La Bible ne nous dit pas quand «ut lieu le commencement. Nous verrons, d'après les renseignements fournis par la Genèse même, queThomme fut formé environ S500 ans avant que ce livre fût écrit par Moïse ; mais la formation de l'homme n'a pas eu lieu au commencement de toutes choses. Sans parler des autres mondes, le nôtre parait avoir eu une existence antérieure à l'organisation actuelle, à cette organisation dont l'homme fut comme le couronnement ou le chef-d'œuvre. Pendant son existence antérieure, la terre a pu être couverte d'arbres et d'animaux plus ou moins rapprochés ou différents de ceux d'aujourd'hui. Use peut aussi qu'elle ait été le séjour d'êtres intelligents assez semblables à l'homme et qui auraient déjà re^ leur rétribution. Après une durée dont on ne saurait asâgner l'étendue et par des raisons que nous entreverrons peut-être bientôt, ce premier monde aurait été détruit; non pas anéanti, mais bouleversé pour reparaître sous sa forme actuelle.

§ 48. C'est alors que, pendant un temps d'une du- 3 rée qu'on ne saurait déterminer, la terre informe et nue (vraie traduction) fut recouverte d'eau, comme l'indique le mot abîme , sans qu'aucune lumière vint éclairer et vivifier ce chaos momentané. Mais l'Esprit de Dieu planait sur tout cela , tel qu'un aigle qui dresse au vol ses

i£NBSE LA CRÉATION.

I petits ; circonstance qu'exprime le mot hébreux qu'on a

Y traduit par se mouvait,

§ 19. L'Esprit de Dieu ; c'est le même qui est si souvent appelé ailleurs le Saint-Esprit. Vous le voyez présider à la création ou à la réorganisation de ce monde. Celle-ci donc, loin d'être l'effet du hasard, est vraiment un acte de la suprême intelligence, aussi bien que de la souveraine puissance de Dieu.

3-5 § 20. Après que la masse confuse de notre globe eut été, je ne sais combien de temps, sous l'action combinée de l'eau et des ténèbres d'une part, et, d'autre part, sous celle du Saint-Esprit, Dieu forma la lumière^ qu'il fit en quelque sorte émaner des ténèbres. Représentezvous un appartement parfaitement clos, au milieu d'une nuit très-noire. Vous allumez une bougie , puis encore une autre, et mille bougies si vous les avez à votre disposition; de cette manière vous avez fait sortir la lumière des ténèbres. Cette explication est destinée à vous montrer comment la lumière pouvait être enveloppée dans l'obscurité. Toujours est-il qu'il faut qu'elle ait été créée une fois. Et quelle magnifique œuvre de Dieu ! Les savants en connaissent-ils bien la nature intime? j'oseen douter ; mais ce que nul n'ignore, c'est que la lumière est indispensable à la vie et au développement de toutes choses; c'est qu'elle se propage avec une admirable rapidité; c'est qu'elle a une action merveilleuse sur tout ce qu'elle pénètre, et qu'elle se trouve là-même où il ne semble pas qu'elle soit. !Pelle image de Dieu et de ses grâces; aussi ne vous étonnerez- vous pas lorsque notre Seigneur Jésus-Christ dira, en parlant de luimême : « Je suis la lumière du monde. » — Voilà aussi pourquoi vous lisez au verset 4 : « et Dieu vit que la lumière était 6onn«. »

LÀ CRâiTION. $£5É$1

§S4. Quafid nous voulons avoir de la lumière, il l lous faut user de certains moyens et y employer des ^5 nstruments; encore nç sont-ils pas toujours à notre porée* Dieu ^ au contraire, n'eut qu'à le vouloir ; ce qui îst exprimé par ces mots significatifs : et Dieu dit. Ces nots renferment cependant quelque chose de plus enîope. Vous les lisez aux versets 6, 9, 44, 20, 24, 26. ailleurs la Bible, comme nous le verrons plus tard, insiste sur ce foit, que Dieu a créé toutes choses par sa Parole toute-puissante. Puis elle nous dit du Seigneur ^éflOS-Cbrisi qu'il est la Parole étemelle du Père, et que c^est par Lui que toutes choses ont été faites (Jqan), 4-3}. Dès les premières lignes de la Bible, vous voyez dQQc se manifester dans sa {dénitude, bien qu'obscurément encore, le Dieu au nom duquel vous avez été bap- Usés et qui vous a créés ; savoir, le Père, le Fils et le Saint-Esprit (§49).

§. 8^ Cette observation me ramène à une particularité remarquable du premier verset. JEn hébreu le mot Dieu est pluriel, et pourtant il y a bien créa, au singulier; comme ceci: Au commencement, les Dieux créa. Cette forme de langage s'entend d'elle-même, quand on se rappelle qu'il n'y a qu'un seul Dieu , mais qu'en ce seul Dieu il y a le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

§ 23. Dieu ayant séparé la lumière des ténèbres, il ne permit pas qu'elle se confondissent de nouveau ; mais, par un procédé qu'il nous est impossible de connaître^ il fit succéder les ténèbres à la lumière, de façon que celle-ci reparut pour marquer un second jour. Comme le soleil n'existait point encore, on ne saurait dire que ces jours fussent de même longueur que les nôtres. Etaient-ils plus ou moins longs? peu importe. Dieu a pu faire , et il a fait dans cet intervalle , quel qu^il ait

6ENÈSB LA CRÉATION.

I été, tout ce qu'il fallait pour raccomplissement de son ali œuvre.

§ Si. Voici donc quelle était la situation des choses à la fin du premier jour : la terre recouverte d^ead avait ressenti Taction puissante de la lumière, sous le souffle en quelque sorte de l'Esprit de Dieu. Le reste était encore à venir; mais quel commencement splendide! C'est ainsi qu'il arrive à une âme que Dieu convertit. Elle était dans les ténèbres ; le Saint-Esprit l'illumine, et tout va sortir de là.

6-8 § S5. Pendant la nuit qui précéda le second jour, sur le matin peut-être. Dieu fit élever, des eaux qui couvraient la terre, les vapeurs et les nuages dont le cid ne devait pas cesser d'être dès lors traversé en tous sens. Ce sont les eaux supérieures. Mais, afin que les nuées et les vapeurs pussent s'élever de la sorte et demeurer suspendues au-dessus de la terre, il fallait quelque chose pour les soutenir. C'est l'air qui nous environne et que nous respirons, ou autrement notre atmosphère. Dieu dégagea, pour ainsi dire, l'atmosphère delà terre et des eaux qui la contenaient, et c'est là cette étendue, ce corps transparent, mais ferme après tout, auquel aussi l'on donne le nom de Ciel. Non pas le Ciel où Dieu manifeste particulièrement sa présence et sa gloire, ce qu'on pourrait appeler le ciel des anges ; ni même l'espace où se meuvent les astres et ce ciel qui nous les montre si brillants au milieu de la nuit ; mais le ciel des nuages , ou si l'on veut des oiseaux , qui est comme un ^rre au travers duquel nous voyons le ciel des astres, et qui nous fait penser, si naturellement, au ciel du bonheur et de la gloire de Dieu. Telle fut l'œuvre du second jour.

§ 26. Â la fin de ce jour l'eau recouvrait encore

LA CRÉATION. ^mti

I la terre, mais Tair et les nuages étaient venus î Iqoater leur action à celle de la lumière, et la terre se ^ arait ainsi^ par FEspritcle Dieu, à recevoir les êtres B végéteraient bientôt à sa surface. Quel beau spec- ) et quel moment plein d'attente pour les anges du r, témoins de ses œuvres magnifiques !

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