NOE APRÈS LE DÉLUGE. GENE
plus de déluge ; maintenant il le fait connaître au père IX du genre humain renouvelé. Par la foi Noë était déjà gl^^ dans ralliance de grâce qui a pour base la grande promesse d'un Sauveur et dont les sacrifices sont le sceau et la signe (§ 128); or voici une nouvelle promesse qui se rattache évidemment à la première. Elle a pour objet direct la conservation de ce monde et des animaux pour Pamour de l'homme. Mais l'homme lui-même , savoir Noë et ses fils et leur postérité après eux , pour l'amour de qui seront-ils préservés de toute destruction pareille au déluge, si ce n'est pour l'amour du Christ? L'alliance que Dieu établit entre Noë et lui , est donc une alliance toute fondée sur les promesses ; sur la promesse ancienne (§ 102) , qui est sous-entendue , et sur la promesse nouvelle qu'il n'y aurait plus de déluge.
§ 223. De cette alliance, à la fois ancienne et nouvelle. Dieu donna pour signe l'arc-en-ciel, ce superbe phénomène atmosphérique que nous avons si souvent admiré quand le soleil vient briser ses rayons dans un^ nuage de pluie. Rien n'était plus propre assurément à rappeler la promesse de Dieu que cet arc qui, touchant la terre de ses deux ^extrémités, semble nous dire, par ses magnifique couleurs, de porter nos espérances vers le ciel.
§ 224. Si, comme quelques-uns le pensent, il n'avait pas encore plu sur la terrcavant le déluge (§§ 52, 205), Noë dut être tout aussi étonné et réjoui à la vue de l'arc-en-ciel, qu'il avait puse sentir consterné en voyant la pluie du déluge, bien qu'il y crût selon la parole de Dieu. Mais s'il avait plu auparavant, que dirons-nous donc? Est-ce qu'il n'y avait jamais eu d'arc-en-ciel avant le déluge? Cela n'est pas probable, et le texte sacré n'oblige nullement à le croire. Notre Seigneur avait