‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 64 sur 229 · ABRAHAM EN EGYPTE. GÊNÉ · texte numérisé non relu

ABRAHAM EN EGYPTE. GÊNÉ

crainte que les Egyptiens ne lui ôtassent la vie , pour XII s'emparer de sa femme. Quoique Saraï fût moins âgée ^^"7, qu'Abraham , cependant elle n'était plus jeune , et il y avait quelque chose d'extraordinaire , quoique de non miraculeux , dans la beauté qu'elle avait conservée. Quelfues-uns pensent que , sous le climat brûlant de l'Egypte , ks descendants de Cam avaient déjà vu leur teint se Koircir, tandis qu'Abraham et Saraï conservaient la beauté primitive de la race humaine. Quoi qu'il en soit, |àbraham craignit , et d'une crainte qui n'était pas com- Hiétement chimérique , car il paraît que le Pharaon , ou lechef desMitsraïmites, ou Egyptiens, avait déjà toutes pes habitudes des despotes de l'Orient.

S 265. Mais , quelque légitimes que puissent paraître craintes , si nous sommes des enfants de Dieu , la foi nous raffermir, et surtout il ne saurait y avoir là excuse à nos péchés. C'est une passion dangeureuse la peur; elle a souvent poussé les hommes jusqu'au ïme. Dans cette occasion , elle fournit à Abraham l'idée 16 tromperie indigne., à tous égards, d'un serviteur Dieu. Il engagea Saraï à se faire passer pour sa sœur, la pensée que , si on la lui ravissait , bien loin de tuer, on le traiterait favorablement à cause d'elle, «est-ce pas qu'il y a quelque chose de honteux dans conduite d'Abraham? 11 ne faut pas dire pour 'excuser qu'en effet Saraï était sa sœur ; car elle était que sa sœur. Ce qu'il cachait de ses relations avec était précisément ce qu'il fallait dire ; et il est des où l'on ment tout autant en ne disant qu'une parde la vérité que si on la taisait tout entière. Je recon- 5 donc que la tromperie d'Abraham ne fut pas un ^e mensonges grossiers , impudents , qui révoltent unilersellement ; toujours est-il qu'il fit ce qu'il put pour

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