‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 65 sur 229 · SNÈSE ABRAHAM EN EGYPTE · texte numérisé non relu

SNÈSE ABRAHAM EN EGYPTE

XIï induire en erreur ceux qu'il croyait avoiif inlérètà trom-

1W3 P^^y ^^ ^^ y parvint. — Voyez comment Abraham, cet homme pieux, se montra poltron , égoïste et menteur, par Teffet immédiat d'un affeiblissement de sa foi' et que cela vous soit un salutaire exemple.

14-16 § 266. Ce qu'Abraham avait prévu arriva. Sa femme ayant été remarquée , on la vanta à Pharaon ; celui-ci la fit conduire dans sa maison et il combla de présents cet Hébreu qu'il croyait simplement frère de Saraï. Si quelqu'un de mes lecteurs était tenté de manifester de la surprise en voyant les péchés d'Abraham couronnés d'une riche récompense, je lui dirais: Ehl mon ami, penses-tu donc que ce soit toujours un bonheur que d'être riche? Si tu nourris cette idée, bientôt tu auras, dans l'histoire même d'Abraham , de quoi te détromper. Et puis , crois-tu que le patriarche dût être bien heureux en recevant tous ces dons? 11 venait de tomber en faute , mais ce n'était pourtant pas un homme sans foi et sans cœur. Je ne doute pas que sa conscience ne dût être fort mal à l'aise , et , certes , la magnificence de ces présents ne pouvait qu'accroître sa honte et sa douleur.

17-20 § 267. Mais l'Eternel eut pitié d'Abraham. Pour faire sentir à son serviteur, avec une bienveillance toute divine, le tort dont il s'était rendu coupable, il lui accorda une délivrance dont il était au fond bien indigne et qui devait lui rappeler cette parole solennelle : (f Je maudirai ceux qui te maudiront. » Pharaon avait ravi à Abraham sa sœur (il ne croyait pas qu'elle lui fût autre chose ) ; mais cela suffisait pour que l'Eternel appesantit sa main sur le roi et sur sa maison. Quelque maladie grave peut-être étant venue jeter la consternation chez le prince , Saraï s'empressa de lui faire connaître toute la vérité, par conséquent le {)éché qu'il

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