‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 78 sur 229 · XXIX. NafaMuiee de Moab et d'Iaaac · texte numérisé non relu

XXIX. NafaMuiee de Moab et d'Iaaac

§ 341 . Lot commit peut-être une faute en quitt.nnt 30-35 Tsohar, où il était parla permission du Seigneur. Effrayé du spectacle dont il avait été le témoin , il oublia que , sous la garde de Dieu, l'on n'a rien à redouter, et, pour fuir un danger imaginaire , il s'exposa à un danger bien plus réel , quoiqu'assurément il ne pût le prévoir. Ses

RNÊSE NAlSSAxNCE DE MOAB.

XIX deux filles , à ce qu'il parait, ne s^étaieoi que iropini' 30^5 prégnées de la contagion qui régnait à Sodome. Par le plus funeste oubli de Dieu ; elles conçurent une de ces idées désordonnées que Satan souffle au cœur mauvais de r homme et qui ne s'accomplissent que trop aisément lorsqu'on ne vit pas en la présence de Dieu. Dans la crainte de demeurer à toujours privées de maris et de postérité , ces malheureuses filles méditèrent et consommèrent le crime le plus révoltant. Ce fut rainée qui eii forma la première l'odieux projet et qui entraîna sa sœur cadette; comme on voit bien souvent dans les familles ceux qui devraient être en bon exemple, exciter les autres au mal. Cependant , les filles de Lot connaissaient tfop leur père pour imaginer qu'il trenn perait volontairement dans une pareille abomination ; c'est pourquoi, elles commencèrent par attenter à sa raison en l'enivrant, afin qu'il n'eût ni la conscience, ni le souvenir de l'effroyable iniquité qu'elles lui faisaient commettre.

§ 342. C'est assurément, une horrible histoire que celle-là. Il faut qu'elle soit bien vraie pour que Moïse nous Tait racontée ; et si Dieu a voulu que nous la trouvassions dans sa Parole , c'est sans doute à cause des graves leçons qu'elle renferme. D'abord, nous y avons, après l'histoire de Noë , une nouvelle preuve des dangers auxquels on expose son âme par l'abus des liqueurs enivrantes. Hélas I combien d'hommes qui , ayant bu avec excès, se sont, pour ainsi dire , réveillés de leur sommeil tout couverts du sang d'un de leurs semblables. Dans leur ivresse, ils prirent une arme, ils frappèrent, ils furent meurtriers sans le savoir. Pareillement aussi, Lot commit un horrible inceste dans rignorance de soi-même où il s'était plongé. Goin-

N^SâJUNCC DS MOAB. 6ENÈ8

biea d^ j^nes gens qqi , échauffés par les fumées du H^ viq , laissent dç côté toute pudeur et entrent dans une 30^35 voie de souillures qui conduit d'ordinaire à la plus complète impiété !

g 343. fions apprenons aussi, par cet histoire des filles de Lot, à quels désordres on arrive quand on oublie Dieu. Ceux qui demeurent insensibles aux chàtîmentç et aux délivrances du Seigneur , ce qui fut le cas des filles de Lot , n'ont plus rien qui puisse retenir le cours de leurs passions. £t si quelque crainte terrestre s'empare de leur âme, il n'est quoi que ce soit qu'ils ne fassent pour s'en délivrer. La mauvaise crainte, que de péchés elle fait commettre ! On craint la pauvreté, on craint les moqueries , on craint de perdre un bon établissement , on craint d'échouer dans une en- • treprise; et, pour éviter des maux si grands aux yeux de la chair , on se précipite dans le mal le plus grand qui se puisse, dans le seul mal qu'il soit permis de craindre par dessus tout : le péché ; quelquefois , dans une longue suite d'horribles péchés.

§ 344. Mais le Seigneur a eu d'autres raisons encore 36-3( pour enregistrer en son Livre le récit qui nous occupe, il fait connaître l'origine de deux nations qui, plus tard, eurent de nombreux rapports avec le peuple d'Israël; je jeux dire les Moabites et les Hammonites. 11 ne faut pas oublier, en lisant la Genèse,, que Moïse l'écrivit dans le désert , lorsque les Israélites étaient près d'entrer au pays de Canaan ; or, les Moabites et les Hammonites en occupaient les frontières orientales , et le Seigneur voulut faire savoir aux Israélites que ces deux peuples étaient en relations de parenté avec eux, puisqu'ils descendaient l'un et l'autre du neveu d'Abraham. Ce qui est surtout à remarquer, c'est qu'environ cent ans après 169 K

Pj^K NAISSANCE DE MOAB.

X la mort de Moïse , une Moabite , cette Ruth do 'J^ç^ avons Thistoire après le livre des Juges, épous; de la tribu de Juda. D'elle naquit Obed, d'Ob etdlsal le roi David. Or, non-seulement vous s grand rôle que joua David au milieu du peuple d mais encore vous n'ignorez pas que notre S Jésus-Christ est descendu de lui, selon la chair. 1 manière , Thistoire des filles de Lot se lie à V même de notre Sauveur. Vous comprenez , en quence , que Dieu ait voulu qu'elle nous fût ni X § 345. Avant de nous rapporter la naissance rhistorien sacré mentionne un fait peu honorab Abraham. C'est la répétition de la faute qu' commise vingt ans auparavant en Egypte. Coi devait en coûter à Moïse pour retracer des évéi si contraires à Thonneur du père de son peuple écrivait sous la dictée du Dieu de vérité , et Di lait que nous vissions comment les fidèles eux peuvent retomber dans leurs anciens péchés, U oublient, ne fût-ce qu'un moment, les leçons < et celles de rexpérience. Et puis , de quelle t voyons-nous pas que Dieu use envers ses enfan gré la faute que commet Abraham, le Seigneur i pas de le protéger. Il semble qu'il veuille par s passions mêmes agir sur son cœur; et c'est bi qu'il en use souvent avec nous ; de sorte que i vons nous humilier quand Dieu nous bénit, plus , si cela se peut dire , que lorsqu'il nous cl] crainte qu'Abraham éprouva chez le roi de atteste enfin que le Seigneur avait opéré en miracle complet. Il avait renouvelé sa jeuness allait-elle avoir finalement le bonheur de devcr du fils que l'Eternel avait promis.

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